Pas de chichis : la réponse est NON.

Voici pourquoi.

1/ Les Grecs étaient parmi les pires ordures de l’Antiquité. Sexistes, racistes, esclavagistes, élitistes aristocratiques, ploutocrates…

Les Grecs, notamment les Athéniens et les Corinthiens, ont été des colons invétérés. Ils ont cru de leur droit d’aller piller des ressources partout où ils pouvaient aller. Ils n’avaient aucune notion d’aucune sorte de dialogue culturel.

Ils appelaient toute autre forme de culture du nom méprisant de « barbaros », qui signifiait pour eux « ceux qui baragouinent, ceux qui ne parlent pas de langage humain, ceux qui ne parlent pas… grec. » En réalité, ces connards incapables d’apprendre une autre langue et de reconnaître l’humanité en autrui étaient les vrais barbares.

Loin de seulement pratiquer le racisme par la pratique coloniale (déni du droit d’autrui à vivre) et par l’idéologie (déni de l’identité et de l’humanité d’autrui, qu’aujourd’hui la Cour Pénale internationale serait chargée de punir, et Périclès serait sur le banc des accusés pour crime contre l’humanité comme Saddam Hussein ou Milosevic ou aujourd’hui Al-Assad), les Grecs ont fait du racisme une philosophie qu’ils ont exportée à travers le monde et l’Histoire, jusqu’à nous. En effet, on enseigne toujours Platon et Platon, fondateur historique de l’essentialisme, est par là même le fondateur historique de l’idéologie raciste. Le génocide des Juifs par les Nazis a deux racines antiques : 1/ Platon, et 2/ les Chrétiens. Platon croyait en la sotte idée que les choses avant d’être sont déterminées par des « essences » ou des « idées », dont il pensait qu’elles existaient dans un « ciel des idées », une notion tellement bête et aberrante qu’il n’est pas nécessaire de la commenter : poubelle, c’est de la merde et ça dégage. Ainsi Platon croyait qu’avant le cheval, il y l’idée de cheval, avant la table il y a l’idée de table, et avant le Grec il y a l’idée du Grec. Platon peut aller se faire enculer par un dinosaure, toute sa pensée est de la fiente de pigeon. La honte consiste à enseigner encore aujourd’hui aux adolescents les idées bornées, anti-scientifiques, idéalistes et spiritualistes, de cet être immonde qu’a été l’homme Platon.

Les Grecs étaient esclavagistes et justifiaient même avec la pire des hypocrisie leur pratique sur le « droit de la force ». Notre joli « philosophe » Platon possédait des esclaves – c’est clair qu’en exploitant le travail d’autrui, on a du temps pour écrire des conneries. Cette merde humaine prétendait donner des leçons alors que lui-même n’assumait pas ses besoins en personnes mais instrumentalisait autrui à son profit, ce qui d’un point de vue éthique est le contraire de toute recherche de sagesse et de vérité. Les Grecs ont beaucoup fait pour justifier et enjoliver l’esclavage, et le promouvoir auprès d’autres cultures.

Ce n’est pas un hasard si des fascistes avérés comme les Anglais du 19è siècle ou les Allemands de droite du début du 20è siècle admiraient profondément la culture grecque et notamment sa culture du corps athlétique et militaire à travers les Jeux Olympiques, dont la fonction initiale consistait à entraîner des soldats pour aller tuer autrui et voler ses biens. C’est du propre ! Un bien bel exemple à suivre, non ? Non.

On prête aux Grecs l’invention de la démocratie mais on fait souvent un contresens profond. La pseudo-démocratie grecque, d’abord, ne faisait vraiment pas l’unanimité et elle a été combattue en permanence par les élites grecques. Ensuite et dans sa version maximale, la non-démocratie grecque laissait voter uniquement les citoyens : 1/ mâles, 2/ adultes, 3/ « purement grecs » et pas « métèques » (racisme, xénophobie !!), 4/ riches (en effet pour être élu il fallait pouvoir se libérer de toute contrainte de travail pendant un an, durée d’une charge publique : cela excluait de fait 90% de la société grecque). Bref, les Grecs n’ont inventé et pratiqué qu’une dictature oligarchique légitimée par un corps électoral à peine plus élargie que les monarchies et les tyrannies, qui elles aussi recherchent, comme tous les populismes, le soutien du « Peuple ».

2/ Les Romains faisaient encore bien pire.Fascistes, dictatoriaux oligarchiques, impérialistes, massacreurs…

Eux, même sous la République, n’ont jamais prétendu être démocrates. Chez eux, il fallait être bien-né ou faire un putsch, il n’y avait guère d’autre voie vers le pouvoir. Cela excluait la très grande majorité de la population de toute liberté politique. Eux aussi avaient des esclaves en masse, colonisaient avec une ampleur inédite, affichaient le pire sexisme en glorifiant la « virilité » et excluant absolument les femmes.

Ces deux familles culturelles ont pu produire de grandes choses. Ils ont inventé des sciences et techniques, produit parfois un art remarquablement beau et profond. Cela, d’accord, on peut le garder : la Guerre du Péloponnèse de Thucydide, la philosophie naturaliste d’Aristote, le cynisme de Diogène, les satires de Martial ou de Juvénal, etc. etc. Ces auteurs et ces créations sont l’exception et pas la règle. Sur des millions de Grecs et de Romains, seuls quelques centaines ont produit quelque chose d’intéressant, quand la grande majorité des autres ont passé leur temps à détruire et nier et dominer autrui, notamment des cultures comme Carthage, l’Égypte, les Parthes ou les Scythes. Il ne s’agit pas de montrer une belle statue humaniste pour faire oublier les millions d’esclaves, de victimes civiles et militaires des agressions fascistes grecques et romaines. (Le terme « fasciste » lui-même a été repris par les Italiens de droite des Romains antiques qu’ils vénéraient, ce qui montre bien leur filiation abjecte, les chiens ne font pas des chats.) Si on fait le bilan des civilisations gréco-romaines, ils ont clairement fait plus de mal que de bien. On trouve cela choquant qu’il reste ici et là quelques néo-nazis, néo-Ku Klux Klan, néo-fascistes, etc. On trouve un peu moins choquant que soient vendus en magasin à destination d’une clientèle d’enfants des costumes de cow-boys et d’indiens, c’est à dire des costumes de criminels contre l’humanité et de victimes de génocide, comme si on pouvait s’amuser à jouer au nazi ou au juif à l’âge de 10 ans. Les cultures antiques, par leur inégalitarisme, leur parti-pris pour l’exercice violent du pouvoir, leur amour de la sacro-sainte Guerre, leur culte phallocratique de la Virilité, leur intolérance profonde à tout ce qui n’était pas eux, ont montré un visage hideux et criblé de crimes.

Conclusion : enseigner la condamnation morale de ces cultures criminelles

Il faut profondément réécrire les programmes d’histoire et remettre les fachos à leur véritable place. Sans Platon, sans Alexandre le Grand (grand comme Napoléon et Hitler et Staline), sans César, les sociétés postérieures n’auraient pas pu copier et reproduire le racisme, le génocide, la colonisation et la dictature militaire et oligarchique philosophiquement et politiquement justifiés par les Gréco-Romains. S’enorgueillir de leur dégoûtant héritage ? Non,  foutre la plupart de leurs œuvres maléfiques dans les poubelles de l’Histoire, ou si on préfère les afficher clairement au pilori comme des modèles de criminels contre l’humanité, à l’égal des nazis et de tous les autres fascistes européens et mondiaux.

Au fond, si les cours d’histoire et de philosophie enseignent la Grèce et Rome, mais rien de rien de rien sur les cultures africaines, les cultures indiennes d’avant l’invasion européenne, les cultures de l’océanie, etc, ce n’est pas du tout en raison d’une quelconque pertinence spéciale de ces cultures plutôt abjectes en moyenne. C’est probablement plutôt par un nationalisme rampant qu’on décide que les Grecs et les Romains sont nos ancêtres, et non pas les Gaulois, les Francs, les Vikings, les Berbères, les Wisigoths, les Scythes, etc. C’est historiquement faux mais pour les élites qui font les programmes, c’est très utile de justifier sa domination en prétendant qu’elle prolonge ce glorieux âge classique grec ou ce fantastique Empire romain dévastateur. Si vraiment on voulait étudier des cultures pour en tirer un enseignement moral et un profit pour les générations présentes et futures, alors il faut faire porter la recherche et l’enseignement plutôt sur des cultures du genre :

– les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux, etc : ils ont montré une remarquable attitude, très écologiste dans l’âme, à vivre en paix avec la nature sans la détruire et sans être détruits par leur prédation. Les Iroquois avaient notamment fondé un système politique d’alliances inter-ethniques, la Confédération iroquoise, qui a des affinités avec la philosophie libertaire.

– les arabo-musulmans à certaines époques, notamment le Califat de Cordoue, centre international de dialogue inter-culturel et inter-religieux entre les trois monothéïsmes européens/maghrébins/moyen-orientaux, juif, chrétien et musulman. Eux ont donné un exemple très moderne de tolérance qui peut toujours servir à l’heure de l’approfondissement et de l’extension de l’Union européenne.

– plein de peuples d’Afrique et d’Océanie et d’Amérique qui avaient ritualisé la guerre pour faire en sorte qu’elle ne tue pas ou peu. Là où les Grecs, les Romains, les Chrétiens, commettaient massacre sur massacre, les PEuls, les Bantous, les Pygmées, ont développé des systèmes de pacification des conflits pour éviter le bain de sang. Ils étaient autrement plus sages que nos enculés de philosophes.

– beaucoup d’autres peuples pourraient être cités en exemples sur des aspects variés, comme la place des femmes et des enfants dans la société, ou la manière d’exercer le pouvoir, ou la gestion des ressources naturelles et sociales. Bref, la référence quasi-monopolistique de notre enseignement et de nos cultures aux Grecs et aux Romains fait partie d’une idéologie de droite, anti-humaniste, conservatrice, et à la valeur finalement bien peu éducative.