Alice Miller et d’autres auteur-e-s ont créé le concept de « pédagogie noire » ou « pédagogie par le traumatisme ».

On le connait tous :

– c’est la claque dans la gueule à l’enfant qui a dit un gros mot.
– c’est le hurlement pour imposer le silence
– c’est l’agression pour établir la soi-disant justice
– c’est le génocide en vue d’une vie meilleure
– c’est l’attentat « pour qu’ils comprennent nos souffrances »
– c’est ce mec pro-féministe qui me harcèle pour mes « délits à la législation féministe »

Eh bien, en bref, je souhaite qu’on ne soit pas comme ça, nous autres, dans notre rapport à autrui.

Je ne veux pas tuer les violeurs, sinon je me suiciderais, croyez-moi c’est déjà bien avancé je ne tiendrai plus très longtemps. Ces violeurs, c’est ma famille, c’est mes amis d’enfance et d’adolescence, c’est mes amis adultes, c’est mes concitoyens.

Mes concitoyens tuent mes amis les arabes, les berbères, les iraniens, les turcs, les africains subsahariens. Mais en fait, si pour leur apprendre à revenir à l’humanité je dois les gazer, j’ai trop peur de perdre la mienne.

Je suggère donc qu’on pratique une pédagogie blanche, positive, encourageante, accueillante.

Que les machos antiféministes qu’on aura rencontrés parlent de nous en disant :

« ces gens sont mes adversaires, mais je les admire, les aime, je ne peux pas m’empêcher de me sentir reconnaissant de la manière dont ils me traitent. C’est beau, ça m’intègre, me touche, et… je dois le dire… m’influence. En bien…. »

Ou bien, connard d’Hitler, si tu es là, vas-y, lâche ton comm’, enflure.