Alors on va commencer par définir cette notion claire-obscure de « droits fondamentaux des gens ».

Ces droits sont fondés sur des principes qu’aucun humain ne contesterait ni pour soi ni pour autrui :

  1. droit de vivre
  2. droit de respirer ou pas
  3. droit de manger et droit de ne pas avoir faim
  4. droit de boire et de ne pas avoir soif
  5. droit de dormir sans se sentir fatigué ni douloureux
  6. droit de faire des choix ou pas
  7. droit de parler et de s’exprimer ou pas
  8. droit d’appartenir à un groupe libre de se constituer et de se définir ou pas
  9. droit de penser ou pas
  10. droit de ressentir ou pas
  11. droit d’être considéré digne socialement ou pas (hm, même si c’est par peu de gens, tant pis ! Courage, moi-même, tiens-bon !)

Tous ces droits pourraient répondre à la définition : « droits qui, quand ils sont garantis et exercés ne font jamais de mal à personne ». Tous les autres droits répondant à cette définition sont considérés justes.

Bon, à partir de là les conséquences sont claires :

  • Toutes les lois qui régissent ce qui ne porte PAS atteinte à aucun de ces droits sont ILLÉGALES.
  • Des lois doivent protéger les gens contre les gens qui menacent ou empêchent les droits fondamentaux d’autrui.

Cela signifie :

  • Toutes les armes faites pour tuer ou frapper ou faire mal aux humains sont interdites à la possession et à la fabrication

Ceci vaut partout et toujours – sauf comme archives de l’époque soignée de notre violence, « avant », avant d’avoir changé d’attitude tous ensemble, en nous répandant le même message, allez : l’expérience humaine c’est vraiment du grand art, même malheureux la vie reste trippante et folle.

La violence en soi, tout le monde sait qu’elle est mauvaise, personne n’est volontaire pour la subir : tiens, je te fais subir un peu de violence, là ? Non merci. Donc, qu’est-ce qui justifierait qu’on fabrique des outils de souffrance volontaire et de meurtre, si le meurtre est interdit, dites-moi les amis ?

  • Toutes les lois obligatoires sur les mœurs, l’écriture, les médias, les langues, sont carrément caduques, fausses, criminelles, anti-droits. Elles sont combattues et abrogées

Les lois des États n’ont pas à régir DU TOUT l’humanité. La morale est faite… par ceux qui la font. L’Etat n’est pas du tout QUELQU’UN, donc l’État ferme sa gueule, l’État n’a pas son mot à dire au cœur de nos vies. Les gens, les groupes, les parentés, les amours et les amitiés et les affinités, se démerderont bien tous entre elles et eux, t’inquiète pas espèce d’espion maniaque d’État, surveillant du dortoir.

Ça veut dire que toutes les insultes racistes sont permises, par contre, connard de raciste, si et ou tu te lâches faut t’attendre à verbalement d’en prendre à ras le gosier 🙂 ben oui, t’as le droit de penser du mal, mais on va pas t’en dire du bien non plus jusqu’à preuve du contraire ! Vas-y discute nigaud, épate-nous, justifie tes conneries ? L’indignation des gens suffit à faire la loi. Alors allez vous faire enculer avec vos lois sur l’expression des opinions et vos lois sur les mœurs. Fuck off, can you speak english ? Frenchie ? A vairie litteul bite ?

Ça veut dire que tous les trafics de textes, images ou autres médias sont permis entre les cultures de haine, de quolibet etc. du monde entier. Si des cultures rivales ou ennemies doivent s’envoyer des pamphlets à la gueule pendant 50 ans avant de se trouver mutuellement un peu de talent au moins pour fleurir les insultes (mais pas du cannabis, non non non et non, et encore non tiens, et non, eh oui, c’est comme ça ma caille), c’est parfaitement « légal » au sens où personne n’a rien à dire contre LE FAIT QU’UNE OPINION AUSSI DÉGOÛTANTE puisse être exprimée. Pour moi par exemple, Front National = nausées. Et FN c’est légal, ça compète aux sondages, youpi, « français on avait dit, ouais »!

Ok ça veut dire qu’on peut bien délirer sur tout ce qu’on veut, ça peut être madame jeampierre la plombière ou éric le ptit roux. On doit juste respecter tous les droits fondamentaux mais éduqués comme on est, pacifistes par définition, il n’y a aucun risque qu’on en vienne vraiment à des putain de guerres, nous les polémistes, nous les gens très critiques. On s’engueulerait ptet en allant jusqu’aux poings des fois, comme des gaulois. Enfin ça n’irait pas jusqu’aux genres d’armées et de pouvoirs de droite qu’on a observés agir… tsss… et ça n’irait JAMAIS à des génocides, point barre, mon système de valeurs sort largement vainqueur de la comparaison, mon éthique est génocide-free 2.0 moi connard.

  • L’appartenance obligatoire des citoyens à une Nation est abolie (en raison du droit n°8)

Et hop : les citoyens n’ont pas à subir leur nationalité. Cette nationalité ne PEUT PAS, d’après les droits fondamentaux, être obligatoire.

Chacun est libre de choisir son groupe d’appartenance, donc également sa société. Personne ne peut fixer de limites aux chemins de vie d’autrui.

Conséquence directe : pour tous ceux qui le veulent, le droit commercial de tous les pays du monde est aboli, youpi 🙂

Maintenant que la Terre est redevenue vierge comme une page blanche, chacun peut écrire sa loi, entrer dans une nouvelle nation, en fonder une, y préférer une fédération, etc.

Liberté du commerce : proposez vos arts, vos sciences…

Je veux insister sur le fait que tout est libre et appropriable et percevable, à partir du moment où le sujet claque des doigts pour le proclamer. Un coup de baguette à valeurs magique et voilà c’est réglé.

Donc tout ce qui est capable de morale peut fonder et développer et exercer toutes les activités qui n’enfreignent pas les droits fondamentaux d’autrui.

Je le rappelle, cette règle n’est ni locale, ni discutable, vous l’avez admis mentalement en validant chaque point de la liste des droits fondamentaux de chacun. Cette règle est universelle et indiscutable, elle s’applique donc partout et toujours.

Si quelqu’un n’est pas d’accord avec l’application de notre droit à l’expression et à défendre notre dignité en accusant les autres d’être les vraies causes des malheurs du monde, ce quelqu’un s’il s’exprime dans l’espace public se prendra une saturation épuisante de messages polémiques, certains franchement ironiques, d’autres carrément insultants ; ça deviendra gênant à vivre, mais ça dépendra essentiellement d’à quel point on trouve ses positions choquantes et sa violence verbale bizarre, voilà, de bien grands crimes hein.

Dois-je rappeler le droit fondamental une fois de plus, si jamais vous aviez déjà oublié que vous l’avez validé mentalement, que la seule limite est celle du droit à être considéré digne de respect. L’insulte est un jeu qui n’est pas dupe, c’est un jeu de menace psychologique à distance : attention, là c’est une valeur limite, si tu persistes dans ta connerie je te considère comme en-dehors du cadre de notre système de valeurs, tu deviens un ennemi idéologique du code commun, du minimum vital pour tous et pour chacun. Si tu te signales à faire une quelconque agression physique, ben tu enfreins le code, tu te souviens ? Donc tu t’exposes à recevoir des messages en provenance de pas mal de gens respectueux du code commun quand tu ouvriras ta bouche… C’est le jeu mon gars, tu veux gerber ta bave de crapaud, tu vas en baver niveau commentaires négatifs au pays de la tolérance vigilante. Je prends ce risque moi, j’essaye d’être aussi sincère que je peux, une vertu dans les époques à fort taux de connards dans l’air ambiant !

Donc vendez et achetez tout ce que vous avez et tout ce que vous êtes.

Une précision : sans perdre votre dignité, on voit ça d’un mauvais œil, pourquoi tu crois qu’on te la protège, pour que tu te la bousilles ? Allons ! Prostitution à tout un chacun dans des conditions sordides, désolé ça fait rêver personne donc cette forme-là au moins elle est caduque, ce n’est pas acceptable. Il faut rappeler les acteurs de ce petit jeu pervers au respect qu’ils se doivent à eux-mêmes. Moi en tout cas je tiens à dire que vendre du sexe désagréable juste pour l’argent je trouve ça plutôt un mauvais choix quand c’est un choix et qu’on pourrait faire autrement ! Le travail sexuel n’est pas interdit, mais le travail auto-forcé, la pipe jusqu’au dégoût ma chérie ça tu devrais pas faire ça, tu enfreins la loi qui te protège – tu sais, tu peux cesser de le faire pour notre mieux-être à tous. Je parle pas de toi, client ? Nan, j’ai tout simplement pas envie de te parler. Beurk.

Tout est vendable et achetable, sans autorisation de personne, dans le respect des droits humains fondamentaux, point barre, et en étant artistes, créatifs pour le reste ! Ah ça si on veut faire des jeux sociaux, des règlements locaux, des cultures particulières, pas de problème, c’est la fête du slip, forniquez vos idées et multipliez-vous.

Les gens peuvent prêter de la thune, faire des bijoux, vendre des paniers devant le Carrouf, faire pousser des plantes, ouvrir des bars, baiser dans les parcs, faire un concert chez eux.

Ils peuvent partager tout ce qu’ils veulent et qui plait à autrui, qui a le consentement volontaire d’autrui, l’aval d’autrui librement décideur. Personne n’est qualifié à juger de ça autre que les principaux concernés, point barre.

Ils peuvent enseigner tout ce qu’ils veulent, sans licence, sans diplôme et sans certificat, fuck off tout ça, légitimité à la con. La santé de chacun est du domaine de chacun, le souci d’autrui est un penchant très utile à l’humanité, donc on va l’encourager, donc ceux qui veulent soigner tout un tas de trucs en essayant tout un tas de trucs, peuvent le faire. Ça doit juste ne pas nuire aux droits, enfin, pas volontairement.

Ils peuvent vendre et enseigner des langues des maths, des codes informatiques, des yogas acrobatiques, tout ce qu’on voudra.

Un mot sur les impôts

Fuck off.

Merde, ça fait deux mots.

Les impôts doivent être supprimés sauf sur les produits dont on sait qu’ils sont nuisibles à la santé, genre le tabac.

Le tabac c’est d’accord mais on proportionne la taxe à ce que ça coûtera de soigner le fumeur correctement, et la facture pourrait être salée mais c’est comme ça.

L’alcool c’est pareil, ça favorise de nombreux problèmes, donc des frais.

Les pollueurs paient, intégralement, point barre. Nos experts envoient la facture, et les judokas s’il le faut.

Conclusion

Voilà ben c’est fait maintenant y’a plus qu’à jouir du droit. J’en mouille d’avance.