Voilà, je suis auto-entrepreneur depuis mars 2012.

C’est censé me filer un statut légal. Moi j’en ai rien à foutre, aucun usage, c’est du pur emmerdement, je n’en ai aucune utilité. Mon projet c’est pas de me faire chier pour plaire à cet enculé d’Etat en qui j’ai aucune confiance.

C’est pas non plus par conformisme que je joue le jeu. Mais simplement : les autres, les clients, les participants, les liens, collaborent avec l’Etat, en dépendent, et donc attendent que je joue aussi son jeu. Ils me demandent une facture, comme si ça allait leur servir.

Je refuse pourtant de tout mon être de rendre des comptes :

  • Déjà je n’ai eu aucune activité ou quasiment. Or j’ai déjà du me saouler des dizaines d’heures avec 18 paperasses, mots de passe + codes, formulaires de merde, sites dont j’ai rien à secouer, vocabulaire de bureaucrate qui me sort par les yeux et ne s’applique en rien à ma situation, coups de fil pour éclaircir leurs embrouillaminis, et qu’ils me facturent comme des vendeurs de tapis, etc.
  • Ensuite je n’aurais probablement jamais de grosse activité. Donc je vais déclarer des tas de choses minuscules, ça va me coûter des heures d’ennui, tout ça pour finir avec « vous n’avez rien à payer ». ça m’aura coûté 100 heures de ma vie, de satisfaire aux désidératas du prof de compta, fumeur de crack à ses heures perdues seulement.
  • Enfin si j’avais des impots, cela signifierait que je co-finance contre mon gré toute cette société que je réprouve et que je hais : le nucléaire, l’Etat, les partis politiques, l’Education Nationale, l’Armée, la flicaille, les autres porcs des ministères, ces salopes de députés-amputés, le système de santé pro-labos et anti-dépresseurs, la répression des drogues alors que je suis pour les drogues et drogué, le racisme officiel et les frontières et les douanes alors que je suis internationaliste et antifrontières,  l’inaction totale sur les viols et les inceste et les MST et l’éducation amoureuses et sexuelle alors que je suis une victime de viol et d’inceste et un militant thérapeutique, etc etc. Je paierais pour tout ce que je suis déterminé à détruire ? Je financerais activement tous mes ennemis ? Va te faire enculer.

Mon activité est simple, mais pourtant complexe. Je fais et je vends de l’art narratif en ligne. En deux langues. Sous formes de cours écrits, vendus en PDFs, sous forme d’ateliers dirigés, sous forme de séminaires, par moi ou par d’autres, avec plein de formules. Auteurs et clients peuvent venir de partout, c’est libre.

Eh bien pour cette idée simple et multimédia, imaginez le calvaire :

  • Pour les PDFs, il faut un ISBN. Il faut en foutre un à chaque bouquin. Je crois même que si je modifie le fichier (j’en fais en permanence, j’édite mes contenus en live, c’est devenu normal) je dois utiliser un nouvel ISBN. Il faut des heures pour piger et accomplir la démarche.
  • Pour les services, il a fallu me déclarer dans diverses catégories. C’est déjà l’imbroglio des « Codes NAF », y’en a 2 qui disent à peu près la même chose, mais à 2 taux de taxation différentes, qui viennent d’ailleurs de changer en 2013. D’office, le truc est rébarbatif à mort : absurdité + codes incompréhensible + instabilité permanente.
  • Les services comme les ventes peuvent se faire entre français ou entre moi et n’importe quel pays. Du coup, vais-je devoir déclarer les choses séparément ? Tenir une compta stricte divisant les pays (alors que moi je suis pas raciste et je chècke pas les cartes d’identité, la tête des gens ça les regarde, je cherche pas les terroristes), dont je n’ai rien à secouer, n’ayant aucune prétention à gérer la chose comme un petit Bankster très affûté. Généreux, je souhaite gérer mes finances sans me faire chier à les compter comme un de ces rapaces qui nous entourent et qui font la conception des formulaires avec des tics de calculette partout. Je n’ai aucun gros frais fixe. J’ai juste quelques centaines d’euros pour des plugins, du graphisme, etc. L’activité se fait soit en ligne soit dans des lieux d’accueil. Un e-mail suffit pour faire la comm. Un ordi suffit pour la gestion. Pourquoi je gérerais comme un Ministre du Budget ?
  • Mes services sont à peu près les mêmes en live qu’en ligne. Mais pour le fisc, ça fera une différence que je sois à Berlin ou à Marseille. Faudrait que je passe des heures de travail supplémentaires à remplir de la paperasse de merde pour savoir quel pays va me grappiller 100€ à la fin de l’année pour payer ses casernes et ses industries automobiles…. et ses DETTES.

Eh bien vous savez quoi ? Allez tous vous faire mettre.

Je fais un projet créatif, spontané, flexible, qui s’adapte aux circonstances, qui a des activités bénévoles, d’autres commerciales.

Ce projet est social par définition, je ne suis pas comme TOTAL ou comme FACEBOOK ou comme EDF ou comme la SNCF ou comme FRANCE 2 ou comme l’OPHLM en train de mentir, tricher, voler, détruire, je donne et je vends et je distribue et j’élabore des outils narratifs pour et avec les gens.

Notre coopérative créatrice, notre réseau, existe basiquement sans l’Etat, et remplace opportunément l’Etat. Nous nous débrouillons, débrouille-toi de ton côté, crétin d’Etat, destructeur de la nature, complice des violeurs, protecteur des forts contre les faibles.

Je vais gérer des petites sommes. Mes PDFs valent entre 10 et 30€ pour l’instant. Les workshops devraient tourner dans les 100€ par personne, on verra, faudra voir les prix en fonction de l’expérience, du public, des partenaires, je peux pas tout planifier comme ces connards de la CAF moi j’ai pas de CAP connerie. Les services coûtent entre 20 et 30€ l’heure, ça va, les coiffeurs font pire. Aussi je vais me casser le cul à trouver d’autres profs motivés à prêcher notre art et aider les débutants et les experts. Je vais donc les payer au pourcentage du fric qu’on fera ensemble. Je les paierai au black, ou en drogues, ou avec des femmes et du rock’n roll, la belle vie quoi 😉 pas une vie de comptable-huissier-fliquette.

Voilà, je vais donc faire ceci. Je vais développer mon projet librement. Si des clients sont gênés par le fait que je sois un artiste pirate, libre des Etats, mais loyal à ses engagements professionnels et artistiques, ils ne collaboreront pas avec moi. Je suis la seule victime de mon bizarre choix. Si des clients acceptent de dealer en amis avec moi, c’est bon pour tout le monde. On n’engage rien de très gros car je limite tout contrat à 20h, soit 400€ maximum. Je ne vais pas dévaliser le FMI pour si peu. Si mon projet marche et que je commence à brasser de l’argent comme un éleveur de porcs ou un politicien des Hauts de Seine, là je verserai une partie de mes bénéfices à des oeuvres sociales ou écologiques, là où ça me semblera urgent. Mais mon projet est en soi une oeuvre sociale vous savez, tout une partie de l’énergie consacrée au projet repose sur mon bénévolat et celui de mes partenaires volontaires. je fais de l’enseignement culturel, je démocratise les culturelles, je fais aussi de l’ethnopsychiatrie (en freelance, macaque) et de l’orthophonie pour les sourds qui écrivent (mieux que toi, la directrice) et de la pédiatrie pour gamins violés (alors que toi soit tu les violes soit tu es l’avocat ou le juge qui défend ou acquitte les violeurs).

Je suis dorénavant apatride, je ne veux plus avoir aucune autre nationalité que mon statut d’être humain, citoyen du monde et artiste.

Je ne prends rien et ne reçois rien d’aucun Etat. Mon projet est autonome et concerne le monde entier : aucun Etat n’a compétence sur mon métier d’auteur, artiste universel : personne ne sait ce que c’est ni en quoi ça consiste, puisque c’est moi l’artiste humain qui définit mon secteur en le créant, donc les Etats sont disquqalifiés d’office, incompétents dira le Cour Européenne des Droits de l’Homme qui fera taire ces téckels.

Je paye déjà énormément en donnant toute ma vie à mon art potentiellement partout sur la planète. Je me suis déjà beaucoup fait chier pour développer mon projet. J’ai donc payé d’avance tout mon impôt à autrui sur mon existence biologique et culturelle. Allez donc vous faire foutre si ça vous suffit pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Une chose pour finir, enflures de bureaucrates : j’ai 35 ans. J’ai passé ma vie à vous éviter, vous frauder, pour pouvoir exister en tant qu’homme libre et en tant qu’artiste. Tout ma vie d’adulte vous m’avez harcelé culpabilisé convoqué classé. C’est fini, je me libère purement et simplement, j’en ai ma claque de vos rengaines de pervers intrusifs, héritiers des espions fiscaux du Roi, toujours à réclamer, surveiller, contrôler, soupçonner, me rappeler ce que je risque, alors que depuis 35 ans je n’ai aucun logement stable, ni véhicule, ni patrimoine, ni revenu conséquent, alors que décidément je n’entre dans aucun cadre, refuse de travailler pour le capitalisme, ai refusé de porter les armes, refuse de voter sauf quand je me présente, n’élit aucun de tes fascistes légaux et corrompus, ne visite plus tes médecins de merde, me passe totalement de ton éducation médiocre après avoir fait la mienne largement moi-même en pillant tes bibliothèques.  Après tout ça, tu comprends que c’est définitivement mort entre nous, Etat français ou autre. Je ne veux plus jamais entre parler de toi. Juste pour porter plainte contre toi et ciao.