On lit les news :

  • Dieudonné condamné à 20 000€ d’amende pour « provocation à la haine » à travers sa chanson « Shoah Nanas » ;
  • un tribunal de Montpellier condamne un site anti-arnaques pour diffamation parce que des internautes y ont dit qu’ils se sentaient arnaqués par une entreprise ;
  • Sarkozy auditionné dans telle et telle affaire ;
  • état de santé de Chirac, probable truand multi-récidiviste, jamais directement condamné ;
  • conflit des chefs à l’UMP, il semble que les deux camps aient triché et menti, et c’est un repris de justice qui prétend venir régler l’affaire, cf Wikipédia : « Le 30 janvier 2004, [Alain Juppé] est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité », peine qui sera réduite ensuite à « quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité » ;
  • une décision de la Cour Pénale Internationale pour l’ex-Yougoslavie a scandalisé un de ses juges, ça se passe au top du top et je cite la citation issue d’un article du Monde.fr : « le jugement de la Cour d’appel contredit tout sens de justice » 🙂 C’est bien ce que je dis dans cet article !!! Merci monsieur le juge italien !

Tout cela semble induire l’idée qu’il existe une chose qu’on puisse appeler « justice », et qui soit un critère de gestion de la vie sociale et des comportements. Je vais défendre la thèse selon laquelle ce concept est un artefact sans fondement qui ne fait que servir de paravent à la force.

Déconstruction du système juridique : la loi des plus forts

D’abord, décrivons ce qu’on appelle la hiérarchie des normes.

Quand tel juge, telle cour, tel tribunal, rend une décision de justice, un verdict, la légitimité de cette décision repose sur la relation entre des faits observés et des lois.

Ainsi, si tel fait est avéré, et si dans les lois tel fait est décrit comme répréhensible sous telles et telles conditions, alors le fait entraîne le jugement dont découle la punition.

Les jugements et les verdicts reposent donc sur les lois.

Les lois reposent sur quoi ?

Les lois – divisées en secteurs, lois pénales, lois administratives, lois constitutionnelles… – reposent en dernier ressort sur les Constitutions et autres documents juridiques fondamentaux.

Les Constitutions reposent sur quoi ?

Les Constitutions reposent sur la violence et les coups de force, c’est un simple constat historique.

Ainsi, ce qu’on appelle « nos lois » françaises sont régies par la Constitution de la Vè République, qui repose sur le recours à De Gaulle en 1958 alors que la France était en situation de guerre civile à cause de guerre d’Algérie. Cette situation était : la France, depuis 130 ans, sans aucune justification juridique et uniquement justifiée par l’avidité coloniale et la force militaire la plus abjecte (une politique de meurtre systématique des élites religieuses et tribales locales, et de remplacement de ces élites par des colons français), avait conquis, occupé, soumis l’Algérie.

Juste avant la proclamation de la Vè République par ce Général De Gaulle qui n’était pas un élu de la République, cet homme que la démocratie censée encadrer l’action politique n’avait pas choisi, De Gaulle n’étant alors ni maire, ni député, ni sénateur, ni rien d’autre qu’un vieux con rêvant de devenir autocrate, juste avant ce putsch moderne donc, la France était régie par la IVè République.

Elle a été instaurée en 1946, à l’issue de la défaite militaire de l’Allemagne nazie et du régime de Vichy – régime de Vichy qui était, lui, légitime selon les lois, puisque  l’attribution du pouvoir suprême à ce porc de Maréchal Pétain avait été décidée par une majorité écrasante d’environ 500 députés pour, contre 80 députés d’avis opposé. Cette IVè République et ses lois tenaient donc d’un double coup de force : la mise à mort du pouvoir nazi, et le désaveu du choix de ces 500 députés de la IIIè République, démocratiquement élus.

Cette IIIè République, elle, était née en 1870 dans le conflit qui avait opposé le pouvoir impérial de Napoléon III, de tendance autoritaire et anti-démocratique, au pouvoir non moins arbitraire de la Prusse ennemie.

La IIè République était née de la Révolution de 1848, qui n’a pas fait long feu puisque son président, le petit-fils de Napoléon Bonaparte, avait fait sauter le cadre républicain et, putschiste lui aussi, s’était proclamé Empereur en 1852.

L’Empire, le premier, avait été proclamé en 1804 par Napoléon Bonaparte à son propre bénéfice suite à un coup de force militaire.

Il avait donc pris la place des institutions de la période révolutionnaire, qui consistait en un coup de force du « peuple » – en fait, essentiellement de la bourgeoisie contre le pouvoir non moins arbitraire de la monarchie des Bourbons, qui elle-même descendait d’une myriade de coups de forces, conflits politiques et militaires, etc.

Aussi loin qu’on puisse remonter, on ne trouve pas dans l’histoire autre chose que des conflits armés et encore et toujours des coups de force, c’est à dire des minorités qui imposent leur loi à des majorités non-consentantes mais trop faibles, au moins pendant un moment, pour résister à l’oppression.

Voilà la chose démontrée : la Constitution qui est supposée fonder la légitimité des lois (et des contrats), n’est jamais rien que la dictature éphémère d’un putschiste victorieux, et ne saurait en aucun cas fonder aucune justice, pour peu qu’on définisse la justice comme une distribution des pouvoirs et des ressources qui ne lèse pas les parties en présence. Comme on le voit, cela n’a jamais été le cas : il y a toujours un bénéficiaire et un perdant. Le peuple tue le Roi, l’Empereur tue le peuple, les monarchies européennes tuent l’Empereur et restaurent le Roi, le peuple chasse à nouveau le Roi, le petit-fils de l’Empereur chasse le Peuple, un Roi étranger et le Peuple chassent l’Empereur et réinstallent la République, la République viole d’autres Peuples, un autre Peuple prend les armes contre la République, un général putschiste prend la tête de la République, et tout un tas de connards se font élire dans ce cadre qu’ils croient et disent légitime, mais qui pue la violence et la mort, l’absence totale d’empathie, de souci des intérêts d’autrui, d’humanité.

Donc, si la Constitution est illégitime et fondée uniquement sur la force, alors les lois qui en découlent sont automatiquement et logiquement illégitimes et fondées uniquement sur la force, et donc les jugements des juges, celui qui condamne Dieudonné, celui qui condamne le site anti-arnaques, celui qui condamne Alain Juppé mais pas Chirac (et quant à Sarkozy on est bien curieux de voir ce que les procès donneront !!), tout cela est illégitime et fondé uniquement sur la force.

La hiérarchie des normes, c’est donc cet empilement qui mène du contrat à la loi puis à la Constitution via une succession de coups de force où il n’est pas question de justice, puisqu’en réalité rien n’est librement convenu entre l’intégralité des parties en présence.

Par exemple, jamais une seule Constitution n’a été validée par 100% d’une population, donc toutes les Constitutions (même pseudo-démocratiques) s’appliquent de force contre le gré des personnes auxquelles elles s’appliquent.

On n’a fait que légaliser la loi des plus forts d’une société donnée.

Condamnation générale de tous les juges

Juge, tu auras beau porter des fourrures d’hermine, te faire payer un salaire de 230 fois le SMIC pour poser ton cul de dominant dans ton fauteuil de tyran, cela ne fera jamais que tu ais quoi que ce soit à voir avec une quelconque justice. La seule chose juste te concernant, ce serait simplement que tu aies l’honnêteté de reconnaître que tu n’es jamais rien de plus qu’un animal parmi la meute des animaux, un prédateur parmi les prédateurs, une opinion personnelle parmi les opinions personnelles. Si tu appliques les lois, tu es l’agent qui fait régner la force instituée par la série infinie des coups de force, qui remonte, loin dans l’histoire, au premier meurtre d’un organisme vivant par un autre organisme vivant. Tu ne seras jamais rien de plus que toi-même, même si tu prétends mensongèrement le contraire, et même si tu trouves des alliés pour valider ton putsch sociopolitique.

Accusé juge, lève-toi et regarde tes victimes dans les yeux : d’où te viendrait le droit de juger ? Tu as des connaissances supérieures ? Non. Tu as des compétences supérieures ? Non. Qu’est-ce qui justifie ta place dans le faux système de justice ? C’est une série de coups de force : l’arbitraire de ta naissance – en général dans une famille favorisée, c’est un simple constat sociologique statistique ; ton ambition et ton avidité matérialiste qui t’ont fait trouver justifié de percevoir plus de rémunération qu’autrui en moyenne, pour quelle production de richesse, en réalité ? en réalité, tu ne produis rien, tu ne fabriques pas d’objets, tu ne transformes pas de matières premières, tu ne conçois pas de nouvelles idées, tu n’écris pas de chansons qu’on puisse aimer, tu ne fais rien et tu n’es rien qu’on puisse estimer, respecter, justifier. Tu es une grosse tête blanche posée sur un fauteuil de style d’un autre âge, tu es ce genre d’homme ou de femme totalement fondé/e sur tes opinions et ambitions personnelles camouflées en « justice institutionnelle » avec la dernière des hypocrisies, le dernier des cynismes. Toi, un juste ? Toi, un animal malhonnête qui se croit juste, et qui a l’outrecuidance de penser pouvoir juger autrui en « simple application des lois de la République ».

On a vu des juges dans toutes les tyrannies autant que dans les démocraties et les Républiques. Tu n’as aucun besoin d’appartenir à une société juste pour exercer ton métier arbitraire, comparable à un seul autre : celui de bourreau, exécutant des basses-œuvres des volontés dominatrices de quelqu’un de plus puissant que toi. Tu es le teckel de ton maître, en vue d’être le maître des dominés que tu traites en teckels.Tu prends simplement ta place dans le système injuste et arbitraire des forces en présence, en essayant de t’asseoir toujours du bon côté du pouvoir. Tu travailles pour la force brutale de tel ou tel système de valeurs arbitraire, mais tu n’as certes pas le courage d’appliquer toi-même tes décisions sans les travestir en des lois pseudo-basées sur la « raison universelle » et autres escroqueries intellectuelles et morales. Tu envoies en prison, tu assènes une amende, tu condamnes à mort, tu laisses tes amis flics et bourreaux et gardiens de prison faire le sale boulot, tu gardes les mains un peu moites de ta pisse mais parfumées de parfums et d’onguents, tu es un lâche en perruque.

On t’a vu, monsieur le Juge, madame le Procureur, Monsieur l’Avocat général, on t’a vu faire torturer les esclaves rebelles au profit du maître romain ou grec, on t’a vu condamner les hérétiques à la mort au profit de l’Église catholique, on t’a vu condamner les gueux à mort au profit du Roi, on t’a vu exterminer les nobles au profit de la Révolution, on t’a vu envoyer l’esclave noir à la pendaison au profit du pouvoir esclavagiste blanc, on t’a vu envoyer les Algériens et les Vietnamiens et tant d’autres à la mort au profit du pouvoir colonial, on t’a vu envoyer les Juifs, les homos, les tziganes et les malades en camp de concentration au profit du pouvoir nazi, on t’a vu envoyer les opposants et les artistes au goulag au profit du pouvoir soviétique, etc. Aujourd’hui, tu as changé de maître, tu travailles pour le capitalisme, le libéralisme, les pseudo-démocraties où 2000 vieillards prétendent représenter 65 millions d’individualités toutes différentes. On te voit condamner le Bouffon mais laisser le Roi en liberté, on te voit condamner le consommateur trop naïf mais pas l’entreprise, on te voit condamner le fumeur d’herbe mais te bourrer la gueule avec tes potes des milieux juridiques (et écrire des textos à la con en séance !!), on te voit appliquer les lois des pouvoirs de droite, des pouvoirs de gauche, toujours très justement aligné sur les opinions et les valeurs du tyran du moment. Tu n’es rien qu’un opportuniste cynique, toujours bénéficiaire, presque jamais jugé et puni lui-même – le juge vichyssois, le juge nazi, le juge communiste, devient sans problème et sans heurt le juge raciste de la IVè République, le juge pseudo-dénazifié de l’Allemagne fédérale, le juge néo-tsariste à la botte de Eltsine ou de Poutine.

Tu es le contraire de la justice. Tu représentes la violation permanente des intérêts d’autrui, des droits fondamentaux d’autrui à l’intégrité, au respect, à la liberté, à la vie. Tu justifies le droit du plus fort et condamne le droit du plus faible. Tu te fais grassement payer sur les fonds publics ou privés, tu ajoutes le vol au mensonge. En conséquence de quoi, Juge (cela vaut aussi pour toi, Procureur, Avocat, Greffier, Ministre de l’Injustice, Garde des Seaux), tu es déchu de tes fonctions, tu devras faire ta vie par tes propres moyens, et créer quelque chose, pour justifier ton existence injustifiable. Je ne te condamne pas à mort parce que je suis plus magnanime et plus juste que toi. Je te laisse bénéficier de ma charité, mais c’est vraiment sans joie que je te laisse vivre, oui, sans aucune joie, plutôt avec une grande tristesse, car je repense à toutes tes victimes, oui, tes millions de victimes à travers le monde et l’Histoire,  dont le souvenir devrait te hanter jour et nuit, te couper l’appétit, t’empêcher de dormir. Je te souhaite de souffrir beaucoup moralement, ou de trouver un moyen, même si pour quelqu’un comme toi c’est très très difficile, de découvrir un jour que tu n’as tout simplement aucun droit légitime à poser ton cul bouffi dans un « palais de justice » (hé, c’est qu’on se la joue aristo nous, on vit dans un palais qu’on a piqué au Roi !!) pour juger quiconque, toi qui chaque jour qui passe te montre absolument incapable de te juger toi-même à ta juste non-valeur comme l’être profondément immoral que tu ne cesseras jamais d’incarner. Si tu avais le bon sens de te condamner toi-même à mort pour t’empêcher de nous nuire, nous serions plus tranquilles. Mais tu n’as même pas cette jugeotte, tu n’as même pas ce bon sens.

Histoire mondiale incomplète de la criminalité judiciaire

Voici une minuscule liste de tout ce que les lois et les juges n’ont pas réprimé ni empêché ou qu’ils ont laissé faire :

  • D’après le livre « La seconde histoire du nazisme », les 3/4 des juges nazis, ceux qui ont envoyé des dizaines de milliers de personnes à la mort, ont condamné des déficients, des opposants, des insoumis, etc, sont restés en place au service de la République fédérale allemande.
  • Il n’en a pas été autrement quand l’URSS est redevenue une tyrannie plus conventionnelle, ou quand la Chine communiste s’est auto-trahie en se convertissant au capitalisme le plus immonde. Partout, les systèmes judiciaires, la classe des juges, avocats, procureurs, greffiers, et tous leurs alliés, ont retourné leur veste comme les pires opportunistes. Leur sens moral est strictement égal à 0. Ils n’obéissent qu’à leurs intérêts personnels et font tout pour conserver leur siège en léchant le cul du dominant en place. Aucune éthique. Aucune justice.
  • La justice et l’État français ont envoyé à la mort des milliers de citoyens français innocents. Ils étaient juges et politiciens sous la IIIè république, comme sous Vichy, comme sous la IVè République. Ils ont transmis leur position sociale perverse à leurs enfants, qui eux-mêmes les ont transmis, au mépris de toute égalité démocratique, au mépris des principes fondateurs de la révolution française, et tout à fait comme ça se faisait dans l’Ancien Régime, avant ladite Révolution. Ces traîtres à la Nation sont, sans gêne et sans scrupule aucun, les « gardiens des lois de la Nation ». C’est un criminel qui prétend juger le crime, et dans 100% des cas, il se juge non-coupable et punit quelqu’un d’autre à sa place. Encore aujourd’hui, en 2012. Il n’existe en France qu’un Ministère de l’Injustice, qui promeut et exécute une justice de classe, applique les lois des majorités oppressives sur les minorités opprimées, protège les puissants et écrase les faibles, favorise les blancs, les hommes, les hétéros, les riches, et punit les non-blancs, les femmes et les enfants, les pauvres.
  • Des centaines de viols sont commis tous les jours. La justice ne fait quasiment rien. Ma mère a été violée par 3 personnes différentes, dont mon père. J’ai été victime de 3 tentatives de viol qui ont sali ma mémoire pendant des décennies et encore aujourd’hui. Justice et police, quand elles ont été mises au courant, ne sont arrivées à RIEN. Elles m’ont trahi personnellement et ont bafoué les droits de ma mère à la dignité. Les lois sont telles que les crimes que des pervers ont essayé ou commencé à commettre sur l’enfant que j’étais, sont déclarés PRESCRITS par la République française. Cela fait 6 viols impunis dans mes environs directs, je sais précisément de quoi je parle. Justice et police ont laissé en liberté 6 agresseurs sexuels, 6 mâles pervers. Ma mère a voulu porter plainte contre mon père pour abandon de famille, c’était le cas flagrant. Ces imbéciles de la police et de la justice ont été incapables de le retrouver, comme si ce criminel qu’est mon père, Michel Bablon né à Neufchâteau dans les Vosges au début des années 50, condamné à 4 mois de taule en 1971 pour cambriolage à main armée – à la mitraillette !!! – ne possédait pas d’identifiant INSEE. Scandaleux.
  • Les dirigeants prennent des centaines de décisions inéquitables, dangereuses pour la santé publique, ils accumulent les erreurs, la justice les laisse faire et quand elle les a en face devant l’opprobre public, elle fait son possible pour alléger les charges. On peut se faire exploser la tête par une usine, polluer par une centrale, exproprier par un promoteur ou l’État, intoxiquer par les OGM, l’amiante, les médicaments mortels, les drogues trafiquées, le pétrole chaviré de Total, maltraiter par un gynécologue, violer par un éducateur de l’Enseignement National, insulter symboliquement ou directement par Sarkozy ou Hortefeux ou Morano ou Copé, la Justice et son bras armé la Police ne bougent pas le petit doigt. On peut être gouvernés par un violeur en série ou par un tricheur notoire, aucune réaction, ils sont de la même famille, dans le même camp, partagent les mêmes intérêts, veillent comme des chiens hargneux sur leur pouvoir (Sarkozy, avocat : le gouvernant le plus injuste de toute la Vè République).
  • Ils ont couvert les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité du colonialisme. Une loi sarkozyste a proclamé que la colonisation française en Afrique, Asie, Amérique, avait été « une bonne chose » : la loi a cautionné et justifié a posteriori les massacres en Afrique du Nord et en Afrique noire et en Louisiane et en Guyane et au Vietnam et en Chine, l’esclavagisme, l’expropriation de peuples et de tribus, le vol en flagrant délit de continents entiers. Le système judiciaire classe l’affaire, le Blanc impérialiste est systématiquement non-coupable. La France a pu agresser et bafouer ses propres Droits de l’homme partout dans le monde sans qu’aucun juge ne vienne rappeler à l’ordre les dirigeants responsables, les politiques, les militaires, les commerçants.
  • Le gouvernement sarkozyste a pu expulser des enfants étrangers (souvent venus de nos anciennes colonies) malades de maladies mortelles, la « justice » a cautionné le pouvoir et ordonné aux polices de condamner ces enfants à la mort en les renvoyant sans soins dans leurs pays.
  • Le Ministre de l’Intérieur Hortefeux a pu dénier les droits des demandeurs d’asile, des Roms, des descendants d’immigrés, sans se faire punir – si ce n’est par l’Union européenne, merci l’UE d’avoir rappelé des traîtres à leur devoir. Il semble que Manuel Valls, l’immigré espagnol, ne prenne pas un autre chemin. On le surveille. Il a le pouvoir, l’impunité lui est quasiment garantie. Si vous me lisez, vous que je mentionne, je sais que vous pourriez m’attaquer en diffamation et me faire condamner à vous payer 12 000€ et me mettre 1 an en prison rien que pour avoir écrit sur mon site personnel sur Internet ce que je pense de vous ! Vous en auriez le « droit » : un droit qui ne consiste qu’à garantir votre impunité ! Par contre, quand Sarkozy a dit à un citoyen « casse toi pauv’ con », il était protégé par le « droit » et n’a rien eu à payer, lui !!
  • Les entreprises françaises – en premier lieu Total, ensuite Areva, et tellement d’autres – violent les droits des peuples et des pays à disposer de leurs richesses partout dans le monde, achètent des biens à prix inéquitables issus d’un rapport de force toujours favorable à l’occidental contre l’habitant du pays pauvre, possèdent encore des colonies de fait tout autour du globe, dominent toujours des peuples comme les Kanaks ou les Indiens de Guyane, ce colonialisme contemporain ne pose aucun problème aux juges car tout est couvert par la pseudo-légitimité républicaine que ces peuples n’ont certes jamais appelé de leurs vœux !!
  • La justice a réprimé les femmes qui prétendaient disposer de leur corps et gérer elles-mêmes leur grossesse, leur envie d’êtres mères ou de ne pas l’être, la justice les a condamnées lourdement quand elles ont vécu la souffrance de devoir aller avorter à l’étranger avant les lois IVG de 1975. Là aussi, je suis personnellement concerné, puisque ma tante et ma mère, entre leurs 20 et 30 ans, au début des années 70, ont toutes les deux dû s’exiler pour éviter d’être mères contre leur gré. Heureusement, la « justice » n’a pas pu fourrer son nez morveux dans ces affaires, ma mère et ma tante ont échappé à la double peine.
  • La justice a réprimé les homosexuel/le/s pour l’usage qu’ils faisaient de leur bite, de leur cul ou de leur chatte, comme si l’Etat et les juges avaient le droit de régir le corps humain. L’État et la justice ont violé le corps et l’âme de milliers de citoyen/ne/s. Les juges et toutes les autres professions liées au droit – politiciens, experts médicaux, experts psychologiques, psychiatriques, psychanalytiques, n’ont jamais été jugés pour leurs crimes légaux. Ils bafouaient le droit naturel des gens, condamnaient, entraînaient des souffrances, jusqu’à des suicides. Ils ont retourné leur veste, personne n’est venu les inquiéter ni leur demander des comptes, personne ne les a, eux, poussés au suicide.
  • La justice a réprimé ceux qui s’étaient tués ou avaient essayé de se tuer, comme si l’Etat et les juges avaient le droit de dire qui a le droit de mourir, quand et comment.
  • La justice et l’État ont puni les fous d’être fous. Ils les ont enfermés, électrocutés, assommés de médicaments, astreints à voir des psys contre leur gré, les ont privé de leurs familles ou de leurs maisons et de leurs biens, les ont discrédité, démoralisé, réduit à néant. Une victime célèbre est notre confrère écrivain Antonin Artaud. Une autre victime moins célèbre est l’écrivain Arnaud Pelletier, mon ami de jeunesse – on était au lycée ensemble – , mort à 28 ans après des années passées à l’asile psychiatrique. Il ne voulait pas être interné, les pouvoirs l’ont enfermé de force. Cela ne se passait pas au 19è siècle, mais de 1995 à 2005, à Chaumont.
  • La justice et l’État ont condamné des milliers de personnes, les siècles passés, sous des prétextes divers, à la peine de mort, à la prison, à la torture, à l’expropriation. Ils n’ont jamais été jugés pour leurs crimes. Aucune reconnaissance publique de culpabilité, de honte ou de faute morale n’a été entendue. De nombreux êtres humains qui avaient réellement commis des « crimes » ont été punis avec une barbarie encore plus grande que leur faute. De nombreuses personnes qui n’avaient rien fait, avaient été accusées à tort, se sont fait pendre, brûler, gazer, par la justice et l’État.
  • La justice et l’État s’abstiennent sciemment de faire exécuter le droit de milliers de personne à être logés, mis à l’abri du froid, à manger à leur faim, à préserver leur dignité, à exercer leurs compétences professionnelles et à avoir une vie sociale. Justice et État, comme la société, laissent les gens crever dehors la bouche ouverte, sous leurs yeux, dans un des pays les plus riches de monde, boursouflé de richesse.  En 2012 aussi, Duflot ou pas. Ainsi, le code de déontologie médicale qui fait partie du Code de la Santé publique fait obligations aux médecins de venir en aide aux blessés et aux personnes en danger. Bien entendu, ils sont des milliers de médecins chaque jour à croiser des SDFs qui sont en train de crever sous leurs yeux de diverses maladies souvent soignables. La police est là, qui fait ses rondes tranquillement sans rien faire, ainsi que les professions juridiques les mieux informées, qui restent également passives et coupables, encore plus que chacun, de non-assistance à personne en danger ! La moindre sanction de tout cela, je n’en entends jamais parler ! Punissez-vous d’abord vous-mêmes, si vous aimez punir !
  • Hé, mais c’est que pas plus tard que pendant plusieurs années depuis le début de notre 21è siècle, tu t’es une fois de plus abstenue, justice, de rendre tout jugement conforme à ton hypocrite idéal et tu t’es abstenue de dénoncer ce Ministère de la Défense et cet État français qui, bafouant le principe humain de base d’interdiction de la mise à mort d’humains par d’autres humains, faisant rougir de honte le refus français tellement trop tardif de la peine de mort condamnée par monsieur Robert Badinter, tu as couvert et protégé cette « intervention française » en Afghanistan, dans ce pays qui ne nous a rien fait et rien demandé et où nous sommes une fois de plus allés faire couler le sang pour défendre nos intérêts géopolitiques et notre droit du plus fort et du mieux armé en envoyant des hélicoptères surarmés lutter contre des paysans sous-équipés, et qu’à aucune occasion on ne t’a vu, justice y trouver à redire, y voir un passe-droit ou une abjection, tu as simplement dit Amen à la mise à mort d’innocents comme un curé laïc baptisant un tueur se jurant de bonne foi ! Tu as un sacré sens des contradictions dialectiques et tu fais preuve d’une logique dont la courbure de l’échine frise de peu la physique quantique !!! Comme on te sait lâche, justice, on savait d’avance que tu n’oserais jamais t’en prendre aux Armées ! En effet elles pourraient se défendre contre toi et t’exécuter comme la police et les bourreaux des pénitenciers exécutent une de tes décisions, au contraire de tous les faibles que tu terrasses en te prenant pour Saint Georges combattant le Dragon ! Tu prétends que tu abolis la peine de mort, mais 30 ans plus tard, te voilà dans un pays inconnu à assassiner tes prétendus opposants « terroristes » sans autre forme de procès, semblable en cela à tes confrères américains racistes esclavagistes sexistes et impérialistes !
  • Des entreprises françaises cotées en bourse arnaquent des centaines de milliers de consommateurs grâce à des ambiguïtés, des séries de micro-tricheries, des zones de flou juridique. Les consommateurs n’ont aucun moyen de se défendre étant donnés les coûts exorbitants de la justice, des avocats, en pratique inaccessibles économiquement et intellectuellement à des millions de citoyens. La justice et l’État couvrent ces délinquants de masse qui peuvent faire leur pub malhonnête dans les grands médias sans qu’aucun juge ne bronche. Il s’agit d’opérateurs Internet ou téléphone, de distributeurs de gaz ou d’électricité, de distributeurs d’essence ou de biens de grande consommation, de promoteurs immobiliers géants, ultra-puissants, de télévisions commerciales de masse, etc. Les lois nous musèlent, nous font fermer notre gueule, et protègent les abuseurs de masse. Là encore, ils sont de la même famille, du même bord politique, de la même classe sociale. Là encore, ils sont une infime minorité qui opprime et exploite des millions de personnes. Là encore pour ce paragraphe je suis virtuellement punissable de 12 000€ d’amende et d’un an de prison, dans ces prisons qui sont des lieux où la délinquance et le crime s’aggravent encore plus qu’à l’extérieur, ces prisons qui sont des lieux de viol, de meurtre et de trafics en tous genres, sous le regarde de cette Administration pénitentiaire qui ferait mieux de fermer les verrous sur elle-même ! Ayant dit ma révolte, j’aggrave encore mon cas d’après vos lois iniques, législateurs et juges !

Cette liste qui soulève le cœur est infinie. Extermine-toi toi-même, juge. Punis-toi toi-même, État.

(Post-scriptum du post-scriptum : je viens de lire l’article qui relate la triste histoire de cette avocate marseillaise qui a été (novembre 2012) égorgée et poignardée dans son bureau ; cela aussi, ça soulève le cœur. Il est évident – si ça ne l’est pas, je le précise – qu’il ne faut pas prendre tout ce que je viens de dire à la lettre, cela serait profondément bête. Je ne souhaite la mort de personne, ce que j’essaye d’exprimer c’est un dégoût profond envers les mensonges des pouvoirs, dont le pouvoir judiciaire dans son existence même. Je suis contre toute loi d’État, mais il me semble qu’il existe un droit naturel de la vie : tout ce qui est sorti de l’inertie de la manière et qui s’est mis à vivre, a le droit de rester en vie. Les tigres doivent manger, mais cela fait de la peine, aussi, qu’ils doivent tuer pour vivre. Il ne s’agit pas d’agresser personnellement aucun avocat, aucun juge, aucun ministre, aucun politicien, même les plus crades et les plus corrompus, que personne ne fasse cela ! Je cherche à créer un choc moral, une réaction affective, je dénonce les injustices de la justice, c’est certes pas pour les aggraver avec de nouveaux crimes !! donc les cinglés violents, du calme ! Je pense avoir un droit intégral à l’expression, y compris l’expression violente de mon indignation. Je m’interdis par contre toute action violente, ça me semble carrément stupide. Que ce soit clair. Seule la légitime-défense en cas d’agression se justifie. En dernier recours.)

PS de 2018 : la solution, c’est la justice restaurative dans le cadre d’une démocratie directe s’appliquant uniquement à des personnes y ayant librement adhéré.