– Tu avais 32 dents, voici 5 leçons de français dans ta face, maintenant recompte bien.
– « Mmmmphrrphrrr »
– Quoi ?? T’as dit quoi ???

 

SA OU ÇA

LEÇON DE FRANÇAIS AUX FRANÇAIS-ES #1

Chères (con)citoyennes, chers (con)citoyens,

vous avez tou-te-s fait 10 ans d’école obligatoire,

il est donc temps d’arrêter les conneries.

VOUS ALLEZ DONC CORRIGER UNE LACUNE LAMENTABLE

VOUS ALLEZ AUSSI CESSER DE NIER VOTRE NULLITÉ,

DE VOUS TROUVER DE PITOYABLES EXCUSES,

ET COMMENCER A RESPECTER LES RÈGLES DE LA LANGUE.

Super, commençons.

Il s’agit d’arrêter de confondre deux mots de deux lettres, putain.

Les gamins de 8 ans y arrivent, alors pourquoi pas toi ? toi, adulte, qui a 20, 30, 40, 50, 60 ans ?

Donc, arrêtez de confondre SA et ÇA.

Parce que franchement c’est la honte, on devrait te faire porter une pancarte « SA VA PAS ».

SA est un pronom possessif.
Tu peux pas l’employer avant un verbe, jamais !!! Alors arrête !!!

Exemples de pronoms possessifs :

  • MON chien TON chien SON chien.
  • Ma chienne TA chienne SA chienne.
  • SA mère, SA soeur, SA dentition, SA tarte aux pommes, SA race.
  • SES fautes d’orthographe de merde.
  • SA paresse de cancre.
  • SON refus d’intégrer la différence entre sa et ça.

Tu comprends ? Sa, c’est « ma » à la troisième personne, il ou elle.

Donc, « sa va », ça veut juste rien dire, on est d’accord ???

Donc arrête de l’écrire 10 millions de fois par jour !!! tu nous gaves !!!!

ÇA est la forme contractée du pronom démonstratif CELA :

  • Comme ceci, cela.
  • Ce truc-ci, ce truc-là.

Tu comprends ? C’est donc un mot qui s’utilise en position de SUJET avant un VERBE.

Exemples :

  • ça va.
  • Ou ça va pas.
  • Cela va.
  • ça convient.
  • Cela fonctionne.

Voilà. Au lieu d’écrire de la merde et faire mal aux yeux à des dizaines de personnes tous les jours, s’il te plait, aie la décence de passer quelques heures dans ta vie adulte à réparer tes énormes lacunes d’enfant. On n’a pas à subir les séquelles de ton manque d’éducation, tu comprends ? C’est pas notre faute, c’est TA faute.

Surtout quand c’est pour lire ta rage ou ton nationalisme, le fait que tu ne saches pas écrire la langue de ton pays ou aligner deux mots sans erreur donne une mauvaise image de toi, de tes opinions, et de ton pays, de ta culture, par la même occasion.

Corrige-toi, personne ne peut te corriger à ta place.

Merci d’avance pour les yeux et le cerveau des gens qui respectent la langue française. <3

J’en ai marre de vivre dans une société aussi nulle, pleine d’illettrés décomplexés, tu peux même plus leur reprocher leurs fautes, ça devient une méchante offense qu’on leur fait, une infraction au droit d’écrire de la merde.

Je me sens comme un viking qui en voit un autre écrire « salu sa va ? » avec les runes de nos ancêtres. J’ai mal à ma culture et je sors ma hache tout naturellement, ne t’étonne pas si tu sens une lame froide sur ta nuque, tu l’as bien cherché.

ALLEZ LIRE AU MOINS CENT LIVRES avant de taper n’importe quoi sur vos claviers.

N’écrivez plus rien si c’est pour faire 10 fautes par post, on n’est pas au comico.

 

C’EST / CES / SES / SAIS

LEÇON DE FRANÇAIS AUX FRANÇAIS-ES #2

Salut la France qui sait pas écrire son nom !! sa va bien bouffonne analphabète ?

Eh oui ma grande, tu es sévèrement dysorthographique et en plus, tu montres un grand mépris envers ceux qui savent. Tu es Super Cancre, le/la Médiocre Décomplexé-e. Tu dis que tes négligences en masse, « sé pa grav« . Tu dis bien ce qui t’arrange, feignasse.

Alors revenons sur ton passé d’enfant :

  • certes, tes parents te faisaient chier et n’ont rien fait pour t’enseigner l’amour de la langue
  • certes, l’école te faisait chier aussi et faisait tout pour te dégoûter de la langue
  • certes, toi aussi tu y mettais du tien pour résister aux apprentissages

bref, tout ça a abouti à ce que tu écrives des horreurs, et à ce que tu t’en montres même satisfait-e, et à ce que tu t’associes avec d’autres nuls et nulles pour justifier et maintenir votre nullité sans honte devant tout le monde !! putain l’audace !!!

Eh bien, changeons enfin cette situation lamentable, corrigeons maintenant vos erreurs de gamin-e-s, et écrivons bien !

Alors, la leçon d’aujourd’hui dit qu’il y a une différence entre C’EST, CES, SES et SAIS.

Tu vas me dire « On s’en fout » mais je vais te dire « Ta gueule et apprends espèce de débile bénévole« .

En effet on est tou-te-s né-e-s con-ne-s mais on n’a aucune excuse de le rester à vie. Ou bien ta maman t’a signé une autorisation ? Comme c’est mignon. Déchire ça, c’est truffé de fautes.


C’EST

C’EST, c’est le pronom déterminant CELA, dans une forme contractée (cela, ça, c’…), + le verbe être conjugué au présent à la troisième personne du singulier (il, elle, on, ça…)

Exemples de phrases avec C’EST :

  • C’est ta faute (d’orthographe)
  • C’est moi le plus nul en français.
  • C’est un pronom déterminant suivi d’un verbe.
  • Qui c’est qui nous saoule ? C’est Macron.

Ok ? Donc dorénavant tu nous feras le plaisir de ne plus écrire des saloperies du genre :
« Ces mon crayon » ou « ses toi le con » (parce qu’écrit comme ça, c’est vraiment toi).

Ok, t’as bien compris ?

Bien, passons au mot suivant !


CES

CES est un pronom démonstratif, donc c’est un pro-nom, il se met AVANT le nom, qu’il détermine, caractérise, et il est DÉMONSTRATIF parce qu’il sert à MONTRER ce dont on parle.

Exemples :

  • CE chien bleu me plaît.
  • CES chiens bleus me plaisent.
  • J’aime ce chien.
  • J’aime ces chiens.
  • Celui-là !
  • Ceux-là !!!
  • Je te les montre avec les doigts, CES chiens, CES doigts, toi y’en a comprendre ?

SES

Tu vas halluciner, c’est encore un pronom. PRO-NOM, bordel. Donc tu voudras bien éviter d’en foutre avant un verbe ?

SES est un pronom possessif, en forme plurielle à la troisième personne du singulier.

Les pronoms possessifs, on les a déjà vus dans la leçon où tu écrivais « sa va » comme le dernier des crétins de square : c’est MON, TON, SON, MA, TA, SA, SES. Y’a aussi NOTRE, VOTRE, LEUR, NOS, VOS, LEURS.

Donc, on peut faire des phrases comme :

  • Ses chiens puent.
  • CE mec sort SES chiens.
  • CES chiens bleus ne sont pas SES chiens, car il a des chiens rouges.

Voilà, tu fais la différence ? Ces, c’est suivi d’un nom et c’est comme si on disait « ceux-là », ses, c’est aussi suivi d’un nom et c’est comme si on disait « les siens ».

Super, tu franchis les niveaux à vitesse grand V.


SAIS

Alors là c’est l’horreur.

J’en ai vu qui écrivent : « Sais moi qui ». Putain… et ta mère au Lidl en vente pour 2€ ????

Ou encore, « ses moi je ces », où tu devrais prendre trois balles dans la nuque plutôt qu’une, mon grand enfant. (C’est moi, je sais)

SAIS est la forme conjuguée au présent, à la première ou deuxième personne du singulier, du verbe SAVOIR.

TU SAIS ? Ouais, moi JE SAIS aussi.

Donc, je sais les règles, je sais écrire, je sais m’abstenir d’écrire n’importe quoi n’importe comment, je ne suis pas un français illettré.


Récapitulons

Tu sais comment c’est. Ces fautes, ses fautes à elle, ses fautes à lui, ces fautes de merde, tu sais maintenant les éliminer. Toi-même tu sais ! c’est toi qui sais. C’est pas dur, c’est même simple. Ces mots ont un sens, ces mots ont des conditions d’utilisation, ce sont tes mots, mes mots, ses mots, c’est notre langue tu sais alors traite-la comme si c’était ta mère et pas ta merde.

Voilà, relis ce message trente fois et arrête d’écrire de la merde, aie pitié de nous, sache que tes fautes nous on les lit et que ça nous casse la tête, tes postillons verbaux, tes crachats écrits, tes morves anti-littéraires, arrête de baver sur ton clavier comme un narvallo tout en disant que « ses normale » et écris CORRECTEMENT.

Ne massacre plus la langue française ou on t’arrache les dents à la barre à mine. Tu choisis.

Merci <3

 

 

ON et ONT

LEÇON DE FRANÇAIS AUX FRANÇAIS-ES #3

Alors, ça va t’étonner à mort, ta noisette cérébrale va vibrer comme un œuf intime dans un vagin de dragonne extatique, mais voilà la vérité magistrale : ON et ONT, c’est pas le même mot.

Nan, nan.

ON et ONT, c’est même deux mots différents !!!

Wah la vache, tu subis un tsunami panorgasmique préliminaire rien que d’y penser.

Alors, avant que je ne te tranche la gorge d’un coup de sabre, entrons dans le vif du sujet :

ON

ON, c’est justement un PRONOM PERSONNEL grammaticalement en position de SUJET, donc en général AVANT un VERBE.

Voilà, petit âne, quand tu ne manges pas de foin, tu en connais des pronoms personnels ?

JE, TU, IL, ELLE, çA, ON, NOUS, VOUS, ILS, ELLES…

Tout ça c’est des pronoms personnels, figure-toi, on te l’a dit en CE1 mais t’étais déjà bourré-e.

Donc avec ON, on fait quoi ? On fait des phrases avec sujet + verbe. Je viens d’en faire deux, si tu remarques, ou bien tu mangeais tes crottes de nez ?

Donc on va à la plage, on se bourre la gueule, on insulte les flics, on se promène à poil sur la route, on emmerde tout le monde.

Donc mémorise bien la formule magique : ON + VERBE.

On n’est pas des nigauds d’illettrés.

ONT

ONT, tu vas le voir, c’est pas un pronom comme ON. C’est même pas un pronom du tout !!!

ONT, c’est la forme conjuguée à la troisième personne du pluriel du verbe AVOIR.

Ils ONT une orthographe de merde, elles ONT une conjugaison de cancre.

Donc, tu nous éviteras à l’avenir d’écrire des pourritures endeuillées du style « ONT VA AU BAR », putain de merde !!!! ONT va nulle part, ONT c’est avoir, et avoir c’est pas un sujet grammatical !!!

Si tu veux dire ON VA AU BAR, tu dis ON VA AU BAR, et OK ! ON Y VA ! Mais ONT n’y va pas, car ONT est le verbe avoir à la 3è personne plurielle, donc on s’en fout, ce truc-là ne peut pas venir.

Voilà gros nounours nain, tu es paré pour briller en société grâce à ta nouvelle science de la conjugaison niveau primaire. Après 20 ans recouvert d’une épaisse bouse linguistique, tes amis te préfèrent régénéré ! Tu sens meilleur, grosse bouse du français !

alor gro ? mersi ki ?

Prochaine leçon : être et avoir, c’est pas le même verbe, en fait. Eh ouais…

 

Ah, attention, je dois interrompre le cours de remise à niveau de ta langue dans ta bouche parce qu’un narvallo nous écrit pour protester :

Aispesse denfoiré de susseur de blackos jvais tniqué tes maures keske sa peu te fouttres lortaugrafe sale konar de gauchiace.

Voilà, et c’est signé d’une croix de Lorraine aux bords affaissés.

Bien, merci de ta contribution au Patrimoine, gentil compatriote de la République des Lettres, poursuivons maintenant notre effort national pour nous élever au-dessus du niveau des abrutis de la France profonde.

 

AI et EST

LEÇON DE FRANÇAIS AUX FRANÇAIS-ES #4

Alors alors, ça chauffe dans les cervelles, les donzelles et les damoiseaux font péter le cortex comme si c’était du Champomy !

Bien, on va maintenant traiter une de ces fautes qui vous donnent légitimement envie d’éclater la tête de son auteur-e avec le rebord coupant d’une boîte de sardine.

Il s’agit de cet immondice tombé du fion d’un pigeon malade géant,
il s’agit de ce déchet nucléaire nappé de peau de cochon mort,
il s’agit de cet étron conjugationnel,

ON AI ou J’EST.

L’autre fois, je buvais gentiment le café avec une charmante personne, quand, trois secondes plus tard, je tenais son œil gauche dans ma petite cuillère, et son globe oculaire pissait le sang : elle avait écrit : « on ai », et j’avais eu comme un réflexe salvateur pour mon esprit. Je tiens beaucoup à mon esprit. Alors que ton œil, franchement, j’en ai rien à foutre. Bref, trêve d’anecdote.

Il y a en France une langue qu’on appelle le français.
Ouais, ça sonne foufou mais je t’assure, c’est la vé-ri-té !

Cette langue possède notamment deux verbes.

ÊTRE et AVOIR.

Tu peux pas savoir tout ce qu’on peut faire en français avec ces deux verbes !!! wallah, c’est plus riche que tout ce que je pourrais faire avec ton cadavre et trois truelles.

Voyons un peu ces verbes.

Tu n’ignores pas qu’on peut conjuguer les verbes selon plusieurs TEMPS et MODES ? Comme temps, il y a le présent, le futur, l’imparfait, le passé simple, etc. Comme modes, il y a l’infinitif, l’indicatif, le subjonctif etc.

La conjugaison la plus simple de ces deux verbes au présent de l’indicatif qui est le temps le plus fréquent, c’est :

Être Avoir
Je / J’ suis ai
Tu es as
Il / elle / on / ça / c’ est a
Nous sommes avons
Vous êtes avez
Ils / elles / ce sont ont

Voilà. Je me sens un peu con, à 41 ans, d’enseigner à un lectorat adulte les premiers trucs qu’on a appris et répété des années en français en CP, CE1, CE2, CM1, CM2, puis tout au long du collège et du lycée. 20 ans plus tard, chez beaucoup, il ne reste rien de ces apprentissages.

Si tu parles charabia, honte à toi, en France on parle français, sans même te parler de ta nullité en langues étrangères.

Donc, les gens, ON AI ça n’existe pas, ça n’est pas possible, allez vous jeter illico dans un fleuve en crue si vous écrivez ça encore une fois. ON EST, c’est du français, ON A, c’est du français, ON AI, c’est rien du tout donc corrige ta connerie illico, c’est comme si t’avais une mouche dans l’oeil ça fait pas clean.

Être et avoir sont les verbes les plus courants du français, parce qu’on les utilise comme AUXILIAIRES notamment pour les conjuguer à certains temps du passé.

Par ex :

  • J’ai mangé, tu as mangé, il/elle/on a mangé, nous avons mangé, vous avez mangé, ils/elles ont mangé. C’est l’auxiliaire AVOIR au présent + le verbe manger, conjugué au participe passé.
  • Je suis né-e, tu es né-e, il est né, elle est née, nous sommes nés, vous êtes nés, ils sont nés, elles sont nées. C’est l’auxiliaire ÊTRE au présent + le verbe naître au participe passé.

On peut combiner les deux verbes, en position d’auxiliaire de lui-même ou de l’autre :

  • Auxiliaire avoir et verbe avoir:
    • J’ai eu, tu as eu, il a eu, nous avons eu, vous avez eu, ils ont eu. (eu, c’est le participe passé du verbe avoir)
  • Auxiliaire avoir et verbe être :
    • J’ai été, tu as été, on a été, nous avons été, vous avez été, elles ont été.

Bref, y’a de quoi bien s’amuser sans en foutre partout.

(Les bons écrivains apprennent à se passer de ces verbes fourre-tout, être, avoir, faire, prendre, pour utiliser des verbes plus expressifs, plus riches de sens. ça te dépasse un peu tout ça nan ? tu préfères écrire mal ?)

Voilà, tu peux maintenant repartir sur un meilleur pied, ou bien la prochaine fois qu’on vous croise toi et tes gamelles, on te scie les genoux.

 

QUEL / QUELLE QUE et QU’ELLE et QUELQUE-S

LEÇON DE FRANÇAIS AUX FRANÇAIS-ES #5

Reprends un vodka-rhum avant de commencer sinon tu vas basculer.

Allez, t’es bien là. Concentre-toi.

QUEL, c’est pas comme QUELLE.

Et

QUEL QUE, c’est pas comme QUELQUE.

Alors alors !! Quel est ce double mystère ?

QUEL

D’abord, qu’est-ce que QUEL ?

QUEL, c’est un déterminant interrogatif ou exclamatif :
Quel connard celui-là !
Quelle est la conne qui a encore mal écrit Qu’elle ? Quelle abrutie ! C’est mal qu’elle écrive si mal !

Donc, QUEL s’utilise en position de SUJET grammatical, en lien avec le NOM qu’il détermine.

QUEL QUE

QUEL s’utilise notamment dans la formule : QUEL QUE SOIT + NOM, qui se conjugue au masculin (QUEL QUE) ou au féminin (QUELLE QUE) suivant le genre du nom en question :
QUEL QUE soit le temps, je partirai en mer.
QUELLE QUE soit la marée, je resterai au port.
Voilà, t’as le sentiment de sortir du nuage là, c’est bien.

Tu notes bien que c’est DEUX MOTS séparés, quel que, quelle que, y’a un espace que tu es prié-e de respecter sinon on lâche les six chiens, c’est pas quelque.

QU’ELLE

ET QU’ELLE, c’est quoi ?

QU’ELLE, c’est QUE + ELLE.

QUE, c’est une conjonction de subordination. ça s’utilise de plein de manières, notamment dans les Il faut que :
Il faut que j’aille
Il faut que tu ailles
Il faut QU’ELLE aille.
Donc n’écris pas : Il faut quel ailles. Parce que ça voudrait rien dire, tu vois, et tu passerais encore pour un gros blaireau de foire.

Ou bien, le QUE vient de la négation, NE… QUE :
Il n’y a QU’ELLE qui sache où est le trésor…

 

QUELQUE-S

Bien, et QUELQUES, c’est quoi ?

QUELQUES, c’est un déterminant adjectif indéfini, qui s’accorde avec le NOM qu’il détermine.
Quelques mots, quelques cerises, tu es quelque peu crétin.

La différence entre quelque et quelques, c’est qu’avec quelque on peut pas compter (avec quelque joie), tandis qu’avec quelques on peut compter (quelques pas = 5 pas, par exemple).

Donc, QUEL QUE et QUELQUE, tu vois bien que c’est pas du tout les mêmes mots ni les mêmes usages.

QUEL QUE soit le temps, j’emporterai QUELQUES gâteaux en mer.

Et donc, tu peux plus rien confondre :

QUEL QUE soit le temps, QU’ELLE vienne ou pas, QUELLE QU’ELLE soit, je partirai QUELQUES heures en mer.

On peut s’amuser comme des tarés avec ce bâtard de français :

Quelques soies, quelles qu’elles soient,

Calquaient leurs pas sur quelque calcul

Qu’elles avaient fait tel quel, calmes,

Calées dans quelque calvaire tel qu’une île

Qu’elles auraient rendu quelque peu tranquille.

Si t’as pas compris, vas te noyer, ou relis et RÉFLÉCHIS !!!

 

É et ER

LEÇON DE FRANÇAIS AUX FRANÇAIS-ES #6

Cette faute que tu as déjà faite dix millions de fois montre à quel point tu ne connais pas ta langue.

Tu sais, quand je pense à toi, j’ai envie de pleurer.

De pleurer, ou de t’éclater la tête à la batte.

Alors je pleure, ayant pitié pour toi.

Même si tu ne le mérites pas, je vais tenter de t’expliquer la différence, dans ta langue, entre un participe passé et un infinitif.

Allez, commençons par l’infinitif.

L’infinitif

Un verbe à l’infinitif se termine par sa déclinaison standard… qui permet de la classer dans un groupe.

Tu te souviens qu’il y a 3 groupes de verbes suivant comment ils se conjuguent ? On l’a vu en primaire, ça aussi… tu sais, les Pokémons ? y’avait une bonne femme à côté ? ouais bref.

  • Verbes du 1er groupe, en -ER

    • Ce groupe est archi facile et t’as aucune excuse de pas t’en rappeler. Les déclinaisons sont régulières, et la terminaison -er.
    • Manger, parler, bouffonner.
  • Verbes du 2ème groupe, en -IR

    • Ce groupe comprend les verbes qui se finissent en -ir…
    • Partir, définir, réfléchir.
    • Sauf quelques-uns qui sont irréguliers, bizarres, et vont donc se classer dans le 3è groupe.
  • Verbes du 3ème groupe, en -IR, -RE, -OIR…

    • Ce groupe comprend des verbes bizarres aux déclinaisons irrégulières ou spéciales.
    • On peut classer les verbes de ce groupe selon leurs terminaisons :
      • Les verbes en -ir qui ne sont pas du 2e groupe, comme courir, cueillir, mourir, ouvrir, offrir, etc.
      • Les verbes en -oir comme voir, savoir, pouvoir, etc.
      • Les verbes en -re comme attendre, prendre, mettre, etc.
      • Le verbe aller, dont les déclinaisons sont bizarroïdes : le radical est all-, et certaines déclinaisons l’utilisent (nous allons, vous alliez, ils allèrent), mais le verbe se conjugue aussi avec d’autres racines : je vais, tu vas, il va, ils vont… j’irai, tu iras, il ira, nous irons, vous irez, ils iront… il faut qu’il aille, qu’elles aillent…

Bien, donc de là on a des verbes qui ont des groupes, ça a son importance pour former le participe passé à partir de l’infinitif… ou d’une autre racine irrégulière.

Alors, quand utilise-t-on, en bon français, un verbe à l’infinitif ? Eh bien, plein de fois.

  • Infinitif en position de sujet

Oui, ça sonne bizarre, moi j’en suis fan : un verbe à l’infinitif peut fonctionner comme sujet grammatical d’un verbe.

Ex :

Manger me fait mal au ventre.

C’est bien manger, l’action de manger, qui fait mal au ventre. Manger est dans ce cas équivalent à la troisième personne du singulier, « ça fait mal au ventre ».

  • Infinitif complément du verbe

Les crêpes sont bonnes à manger.

Les crêpes sont bonnes à finir.

Les crêpes sont bonnes à vendre.

Le programme d’aujourd’hui consiste à aller à la plage, ou pas.

Je veux aller au bal.

Je veux aller danser au bal.

Il faut brancher deux prises.

Il faut aller brancher deux prises.

Nous irons prendre le château et massacrer les Seigneurs.

Participe passé

Infinitif Participe passé
Manger Mangé
Partir Parti
Prendre Pris
Voir Vu

On l’utilise pour former le passé composé, avec l’aide d’un verbe auxiliaire, être ou avoir, qu’on conjugue au présent.

J’ai mangé, tu es parti, elle a pris, nous avons vu.

Il ne s’agit pas de confondre les infinitifs et les participes passés, et d’écrire des horreurs comme :

J’ai manger. J’ai parler. 

Sinon, il faudrait que tu sois illogique jusqu’au bout et que tu conjugues :

tu es partir, elle a prendre, nous avons voir.

Tu vois que ça ne veut rien dire ? Ben J’ai manger non plus. J’ai mangé, ça ok.

Par ailleurs, ces participes passés se conjuguent ou pas.

Avec l’auxiliaire être, on conjugue :

Je suis une femme, je suis promue, grandie, rémunérée etc.

Les participes se conjuguent au féminin, en fonction du genre du sujet grammatical.

Nous sommes des femmes, nous sommes promues, grandies, rémunérées.

Les participes se conjuguent au pluriel, en fonction du nombre du sujet grammatical.

Par contre, avec l’auxiliaire avoir, les participes sont invariables quand le complément d’objet direct est après le verbe, et variable quand il est avant le verbe :

Les pommes que j’ai mangées.

J’ai mangé les pommes.

Dans Les pommes que j’ai mangées, les pommes sont bien le complément d’objet du verbe manger, et comme elles sont placées avant le verbe, on accorde.

Dans J’ai mangé les pommes, les pommes viennent après le verbe, donc on n’accorde pas.

Que ça te semble logique ou pas, c’est la règle, c’est le code commun.

Voilà. Donc dorénavant tu cesseras d’écrire :

Je vé mangé dé pom.

 

TOUT, TOUTE, TOUS et TOUTES

LEÇON DE FRANÇAIS AUX FRANÇAIS-ES #7

Salut à toutes et à tous… salut tout le monde…

Allez tout de suite, tout de go, revenons ensemble à nos 8 ans quand nous avons découvert avec émerveillement la différence entre

  • tout et son féminin toute,
  • et tous et son féminin toutes.

Déjà, tous ces mots veulent dire la même chose : l’ensemble de, la totalité de.

Les problèmes commencent quand le français prend en compte le genre et le type de cet ensemble, de cette totalité.

Tout et toute

Tout, désigne un ensemble masculin ou à majorité masculine, dont on ne peut pas compter les éléments, et qui s’applique à un nom au singulier même quand il a un sens pluriel, collectif.

Tout le monde

Tout le lait

Tout le jour

Tout le village

Toute est la même chose, au féminin :

Toute la journée

Toute la nuit

Toute la crème

Toute la ville

Donc, avec tout et toute, on a UNE totalité qu’on ne peut pas compter. ça sert à rien d’essayer de la mettre au pluriel, du coup…

(Du coup, c’est aussi tout et toute qui servent pour déterminer des adverbes ou des adjectifs :

Tout doux le chien

Il arriva tout tranquillement

La nuit était toute fraîche)

Tous et toutes

Tous, c’est la même chose, mais pour désigner la totalité d’éléments qu’on peut compter.

J’ai 20 billets de 5€. Je te les donne tous.

Tous mes amis sont sympas.

Tous les hommes aiment les renards.

Toutes, c’est la même chose au féminin : un total de choses féminines qu’on peut compter.

J’ai 20 pièces de 2€. Je te les donne toutes.

Toutes mes amies sont sympas.

Toutes les femmes aiment les renards.

Donc, tu comprends ?

Si c’est un truc qu’on peut compter, genre des amis t’en as 3 ou t’en as 18 ou 316, c’est tous mes amis ou toutes mes amies, ça peut pas être tout mes amis.

Si c’est un truc qu’on peut pas compter, comme l’amitié, y’a pas de mesure, tu peux pas donner 18 amitiés, alors tu dois employer tout ou toute : à mes amis et à mes amies, je donne toute mon amitié.

Voilà, donc tu vas arrêter de faire la confusion tout le temps ? à toute occasion ? tout tranquillement ?

 

La PONCTUATION ça existe !

LEÇON DE FRANÇAIS AUX FRANÇAIS-ES #8

J’ai trois cadavres qui sèchent dans mon grenier. L’un mettait des espaces avant les virgules, l’autre n’en mettait pas après les points, et le troisième n’en mettait plus aucun ; je suis trop impulsif, je sais ; mais au marché noir, la poudre de cadavre, ça peut rapporter. Bref, on n’est pas là pour parler de ta valeur au kilo déshydraté, mais de ponctuation.

C’est un truc qu’on n’apprend pas trop bien à l’école, que j’ai appris via un seul livre lu à 17 ans, et qui n’est qu’un ensemble de règles ridiculement simples à retenir.

Ce que je veux dire, c’est que tu es vraiment impardonnable de ne pas les connaître, et que mon grenier sèche les gens en 6 semaines.

Car tout simplement il suffit de se renseigner pendant une heure ou trois, et le problème est réglé à vie. ça t’embêterait de faire cet effort, et d’arrêter de massacrer la ponctuation de ta langue, ou tu préfères m’agacer ?

Bien bien.

Comme d’habitude, c’est du français donc y’a des règles, et plein d’exceptions (le français est une langue autoritaire qui ne respecte rien, donc obéis).

Les règles sont assez simples :

Les SIGNES DE PONCTUATION SIMPLES n’ont PAS D’ESPACE AVANT et ont UN ESPACE APRES eux

  • la virgule

    • Il y a des chats, des chiens, des hamsters, des espaces après mais pas avant la virgule, tu vois ?
  • le point

    • Il y a des chats. Des chiens. Des hamsters. Des espaces après mais pas avant le point, tu vois ?
  • les points de suspension

    • (car, ils sont assimilés au point final, dont ils ont la fonction)
    • Il y a des chats… des chiens… des hamsters…

Par contre, d’autres SIGNES DE PONCTUATION SIMPLES ont besoin d’un espace de chaque côté :

  • le tiret

    • Il y a – d’après ce que je vois – des chats, des chiens etc.

Un autre cas encore prend un espace avant le SIGNE OUVRANT et un espace après le SIGNE FERMANT :

  • la parenthèse

    • Il y a (d’après ce que je vois) des chats, des chiens etc.
    • Vous voyez, les parenthèses collent au texte à l’intérieur mais pas à l’extérieur.
  • les guillemets

    • Il y a des « chats » et des « chiens », des « hamsters »…
    • Là, vous remarquez qu’il y a un espace après le guillemet fermant si c’est une lettre qui suit, mais aucun espace si c’est un autre signe de ponctuation ; c’est comme ça !

Les SIGNES DE PONCTUATION COMPOSITES ont UN ESPACE AVANT et UN ESPACE APRES eux

Ces signes sont dits composites, car ils sont faits de plusieurs éléments graphiques, par exemple point et virgule, point et point.

Et donc, toujours un espace de chaque côté, c’est pas possible autrement et cette règle-ci est TOUJOURS respectée.

  • les deux points

    • Il y a : des chats, des chiens…
  • le point-virgule

    • Il y a des chats ; des chiens ; des hamsters…
  • le point d’exclamation

    • Il y a des chats ! Des chiens ! Des hamsters !
  • le point d’interrogation

    • Il y a des chats ? Des chiens ? Des hamsters ?

Voilà. Tout cela, mes chats, mes chiens, mes hamsters l’ont appris en 20 minutes, alors français, française, montre-toi un minimum digne de ta culture et respecte les subtils signes si expressifs de ta langue écrite !