L’existence de la droite EN FRANCE est un scandale. C’est à dire que ça fait deux siècles que « nous le peuple » on envoie des Députés dans des palais à Paris histoire de diffuser ce message, liberté égalité fraternité, or depuis tout ce temps c’est comme si on n’avait pas encore reçu la nouvelle.

Le récent scandale de l’élection catastrophique à UMP, l’histoire du sarkozysme, la carrière de Chirac, le gaullisme, Vichy, les Ligues des années 1930, le monarchisme et l’impérialisme du 19è siècle, tous ces trucs, c’est de l’anti-France par essence. Tout cela plaide inégalité, culte des chefs, des « vrais responsables », des « gens sérieux », des experts, des spécialistes de tout et de rien, des gens supérieurs (comprendre: allez, nous quoi, nous les vieux mâles blancs chefs d’entreprise professions libérales, comprendre: allez, ben nous quoi, c’est à dire pas vous les sales non-blancs, pas vous les jeunes (hein vous les jeunes, avec votre techno là, et vos drogues intolérables, et vos stupides idées de gauche !), pas vous les femmes (objets sexuels, potiches, secrétaires à la limite… (13% de femmes à l’UMP ! en effet, avec un couple star nommé Sarko-Bocsa 1er / Carla « bourge anti-féministe » Bruni !!!!!)), pas vous les pauvres (pseudo-bons à être taxés à pseudo- « à égalité » même quand vous partez avec 0 fois zéro multiplié par rien, la somme de l’ensemble reconstituant l’objet initial : la misère, alors que tous les privilégiés du capital auraient droit eux à des réducs, des encouragements particuliers, des « niches » !)

Mais c’est pas qu’un problème de droite, car cette société française actuelle, elle est elle-même bien trop de droite.

En effet, la liberté par exemple n’est pas vraiment garantie. Si je veux faire un bar faudra respecter deux cent mille normes et remplir 18 000 conditions. Je te gère un bar un peu plus simplement moi , et sans dégâts graves ni dérives. En fait c’est de la taxe et de la surveillance.

Par exemple, une règle que 99,99% de toutes les populations du monde accepteront, c’est qu’un corps humain n’aime pas spontanément la douleur, et que donc toute violence d’un humain contre un autre être humain doit être interdite et si elle a lieu elle doit donner lieu à…. là y’a diverses écoles :

  • soit à une réparation (genre, t’as tué mon mari guerrier, tu me dois tant de part de tribut en compensation ; variante moderne : quand un chirurgien boucher du genre de celui qui en opérant ma mère d’une fracture du col du fémur l’a laissée handicapée à vie avec une jambe raccourcie de 5 centimètres et un genou explosé (œuvre d’art d’un chirurgien à l’hôpital de Chaumont, dont monsieur Luc Châtel, également Maire de cette ville de Chaumont, est Président d’honneur)), dans ce cas la Commission Nationale d’Indemnisation des victimes d’erreurs médicales indemnise les victimes selon un barème du type telle blessure = telle compensation financière. Le docteur qui te soigne le nez éternue, par mégarde il te plante son scalpel dans l’orbite oculaire droit, sectionnant ton nerf optique = bravo tu viens de gagner 125000€ tu rentres chez toi borgne et à l’abri financièrement pour quelques années.
  • soit à une punition (et parfois des gens pensent qu’il est bon que cette punition soit du genre: t’as tué, pan t’es mort, ou genre, t’as volé alors paf ta main – ça en terre d’Islam comme aux États-Unis d’Amérique dirigés par Barack Obama, c’est clair qu’il faut arrêter ça: les mutilations punitives et la mise à mort, non ; on peut comprendre les scarifications et certaines modifications corporelles légères, peut-être, mais pas des handicaps punitifs à perpétuité, chaque humain a droit à l’intégrité physique et c’est un droit fondamental que la force neutre mais armée du respect des lois fondamentales va devoir garantir).
  • soit à des mesures de protection (genre, il y a crime, il faut protéger la société du contact direct d’avec le criminel agresseur/tueur/violeur/harceleur/arnaqueur…, sinon il y aura encore crime, donc on fabrique des grosses boîtes tristes et on met les criminels dedans comme des lapins dans des cages à la ferme. Je dois dire mon avis à ce sujet, mon père a fait 4 mois de prison pour cambriolage avec armes, mais j’ai pas vraiment connu ce gars, depuis toujours le sujet m’interroge. OK pour l’isolement forcé parce que vraiment y’a pas moyen. Mais le côté proprement carcéral, le côté vraiment issu et inspiré du modèle de la geôle médiévale, cet aspect des prisons actuelles dans le « monde développé », c’est une honte humanitaire à l’échelle de millions de victimes, toutes citoyennes de nos États. Nous emprisonnons les criminels (et bien d’autres que moi je ne considérerais pas forcément criminels) dans des conditions proprement inhumaines et faites pour dégrader la personne du criminel.

On en revient à la question de la punition. Je ne pense pas que les coups de fouet soient nécessaires, en raison du principe universel d’interdiction de toute violence physique non-consentie, vous vous rappelez, vous avez mentalement validé le concept, je pense, à 100%, personne ne souhaite être tué contre sa volonté ni torturé par un sadique par exemple, si ? quelqu’un pourrait dire oui ? non, rationnellement, ça transcende tout clivage. Si personne ne veut être battu ou tué, personne ne veut non plus être traité comme un lapin qu’on met en cage, qu’on nourrit à heures fixes, de qui on gère la lumière, dont on limite l’espace quotidien à la seule zone vitale en le privant de toute mobilité spontanée, non. On doit abolir les prisons comme on a aboli la peine de mort car c’est une barbarie tout à fait similaire, c’était mettons la barbarie n°2 ou 3 de l’arsenal répressif ancien, mais ce modèle, on l’a DéCAPITé non ? On a dit liberté, égalité, fraternité ? On oublierait,  nous dont certains dinosaures idéologiques revendiquent un ancrage culturel dans le fond chrétien, on ne verrait pas que nous traitons notre prochain moins bien qu’on ne traite le chien domestique ? Où est la fraternité dans une justice et une application des peines punitives et dégradantes envers la personne humaine ? La cellule vient du cachot fait pour administrer une mort lente et annihiler socialement la personne, ce qui entre en contradiction flagrante d’avec les Droits de l’homme. Cellules des prisons contemporaines et oubliettes ont beaucoup trop de choses en commun. On se fout de qui, là ?

J’ai mon idée sur comment il faut traiter ceux et celles qui ont commis des infractions intolérables aux règles universelles de la vie en société.

Hé, il est bien évident que les contrats, plein de normes sociales, sont négociables, c’est du droit inter-individuel, c’est pas du droit biologique, humain, garantissant simplement l’existence et un certain bien-être de la personne humaine, en ayant comme philosophie de fond, et c’est consensuel, l’idée que tout être humain au fond et au minimum aspire à ressentir un certain bien-être et cherche en tout cas à éviter les souffrances.

Personne n’aime être malade, donc les peines et les charges de la maladie sont soulagées, atténuées par la mise en commun fraternelle, entre humains, de la part de ressources nécessaire à la prise en charge financière de tous les maux physiques un peu sérieux. Personne n’aime dormir dans le froid dans la rue au-dessous de 10° C donc la collectivité inter-individuelle à laquelle 100% des sujets économiques (en excluant les « mineurs », admettons), assure à tout humain un service minimum de couchage avec respect de la personne : c’est pour une nuit, donc c’est pas un palace, mais il y fait bon, on a suffisamment de respect de son intimité pour se sentir bien, on ne doit pas dans ce service minimum pouvoir se sentir mal du fait de la structure, des horaires, de l’adresse, de l’architecture intérieure. Un service public universel, ça se doit d’être un minimum agréable, utilisable, confortable. On a toutes les compétences humaines, l’ingénierie et autres et les moyens financiers pour assurer ce service public. On a dit égalité, on a dit fraternité, ce sont des valeurs morales fondamentales, ce n’est pas un souvenir historique cette devise, c’est marqué sur ma carte d’identité !!!! tous les français faisant des opérations en tant que citoyens sont soumis à ce message. Vous vous prenez pour Orange ou quoi ? (ah, attention, procès, diffamation, j’ai dit du mal d’Orange, c’est sacro-saint comme Apple) .

Je reviens à mon plan de

1/ destruction totale de l’appareil carcéral, et

2/ de reconstruction d’un appareil anti-criminel de type préventif et thérapeutique / rééducatif.

Il faut faire des prisons de type village ou résidence étudiante (il faudrait faire mieux que les résidences étudiantes qui ne me semblent pas très bien pensées ni réalisées…)

On n’enferme que les criminels, pas les délinquants :

  • le crime, c’est les infractions graves aux droits humains de base qui sont du genre : liberté de mouvement, air, eau, nourriture, communication, expression, association. Il y a crime quand quelqu’un porte gravement atteinte par son comportement aux droits de base d’une autre personne humaine, d’un autre citoyen politique, sujet responsable et autonome (c’est le cas dans une tribu, ils votent à main levée d’une manière ou d’une autre) ayant toujours droit au bonheur, à essayer d’améliorer sa vie ;
  • les délits, c’est tout ce qui relève des infractions aux lois que des associations de sujets (États, collectivités…) ont décidé sur un territoire donné, mais bon, ce sont des lois contingentes, elles font état de cultures, de préférences locales, de rites spéciaux, tout cela existe, et ils décident de leur façon de gérer ça, ils peuvent faire chier leurs membres s’ils veulent, dans la limite des droits humains, mais ils prennent alors le risque que leurs membres changent simplement de club, genre d’État, de Nation, ou de ville, bref les délits ce sont des infractions aux règlements particuliers, locaux.

Les prisonniers – ceux donc qui ont perdu leur pleine liberté parce qu’on estime que dans leur état actuel, dans leur style de comportement actuel, ils ont perdu leur droit à fréquenter le monde humain libre, parce qu’ils ont DE FAIT déjà par le passé représenté une menace grave pour autrui – ceux-là doivent avoir toute la place et toutes les opportunités nécessaires à leur rétablissement en tant que personnes.

On doit donc soit leur offrir satisfaction minimum respectueuse de leurs besoins de base, soit la capacité à générer des revenus corrects en travaillant par exemple. La libre entreprise économique des prisonniers devrait être un droit garanti et appliqué dans les faits. Le criminel peut travailler s’il le souhaite. S’il refuse, ok, il n’aura que le minimum garanti, il restera au niveau minimum des citoyens. Il n’est pas du tout interdit de s’élever y compris par la richesse, en France, ce n’est pas du tout notre idée. S’élever par la richesse et rencontrer du succès grâce à son utilité sociale, que rêver de mieux ? Au contraire, ceux qui produisent de la vraie richesse sont la crème de la citoyenneté. Mais ça ne vaut pas déchéance de leurs droits fondamentaux aux autres, tout le monde reste égal en droit en permanence et partout, sauf que certes, ceux qui ont du génie pour inventer des choses que beaucoup de gens aiment, ceux-là évidemment vivent en moyenne mieux que les autres et c’est bien comme ça, ils l’ont mérité, et la nature produit une certaine inégalité de toute façon, ces différences sont vitales donc pas de problème pour le corps politique, on vit avec.

On doit aussi leur offrir, aux criminels, beaucoup d’opportunités thérapeutiques, anormalement beaucoup. Il y a une raison simple, très pragmatique car basée sur l’expérience concrète : beaucoup de gens qui ont commis un crime, un acte violent, sont d’anciens traumatisés, ils ont vécu quelque chose d’un peu semblable à ce qu’ils ont fait. Ils ont agressé parce qu’ils étaient dans un milieu violent, tandis qu’on sait que si on grandit en milieu calme, on reste calme, c’est un fait statistique. Le milieu a clairement une influence et certains sont d’office punis par la violence de leur milieu, c’était mon cas par exemple. Donc ces criminels, ou une partie d’entre eux, sont des gens chez qui il y a des blessures à soigner, ils font du mal parce qu’ils ont mal, basiquement. On en veut moins à un chien enragé, le virus a changé son comportement de chien, un chien enragé n’est pas dans son état normal, il faut condamner moralement la rage mais sans qu’il soit nécessaire d’abattre le chien. Le chien est en vie et doit le rester, on doit protéger la vie du chien en le défendant contre la rage si l’on peut, et on le peut car on a inventé des vaccins. Chez ces criminels chez qui il y a des rages à soigner, on offrira les vaccins. Si c’est de la psychanalyse, du sport, de la thérapie comportementale, des jeux de rôle, des jeux vidéo, des pratiques artistiques, ou je ne sais quelle activité qui apparaisse apte à guérir et rééduquer, resocialiser les gens nuisibles aux autres, quoi que ce soit on l’offrira. Il n’y a pas d’autre solution, l’enjeu est de récupérer un citoyen digne de ce nom le plus vite possible, ces prisons rendues humaines ne sont pas des hôtels de luxe, on ne garantira que le minimum, ce sera un monde où les lois de base restent applicables : si l’on ne fait rien et qu’on n’est pas soi-même rien de spécial et rien de bien, on ne sera jamais heureux, ça c’est déjà une peine en soi chez les détraqués, ils n’accèdent pas au bonheur.

Ces prisons humaines seront donc plutôt des territoires où l’on n’a pas envie de rester toute sa vie. Les prisonniers qui peuvent travailler y ont des droits économiques, limités, mais ils ne peuvent pas sortir de la prison. Ils peuvent placer leur argent par l’intermédiaire d’agents extérieurs honnêtes, mais leurs transactions avec l’extérieur seront systématiquement contrôlées par l’administration publique, c’est une sanction pour eux, ils doivent être bien au courant qu’on se méfie d’eux dès lors qu’ils ont tué, violé, escroqué gravement, laissé mourir, etc. etc,  ils sont donc mis sous tutelle comme de grands enfants à rééduquer, ils ne peuvent pas acheter leur propre espace, donc mettons qu’un criminel qui une fois dans cette prison se soit dit qu’il avait ptet bien besoin d’être écouté et donc il a fait en même temps du tennis parce que ça l’éclate et comme il trouve le temps long et une sorte de jeu-thérapie de groupe, après quelques mois ou années à vivre mieux et moins hargneux c’est bon il a retrouvé une capacité à bosser donc il fait du dessin technique à distance, on lui file des plans et il en fait des plans plus travaillés, voilà, c’est pas payé royal et ça a un côté répétitif mais ça va et il gère son temps de travail pour avoir d’autres trucs à côté. Au bout de quelques années, en fait il a bossé de plus en plus, sa thérapie de groupe du début l’a amené à détester certains côtés de lui et lutter contre activement, il est dans une bonne spirale.

Donc, notre criminel réformé a produit un peu de capital gagné sur son mérite et uniquement sur ça, on le sait parce que cette honnêteté est garantie de l’extérieur, les prisonniers on a contrôlé leur probité, leur respect des règles humaines de base dans toutes leurs actions avec l’extérieur et l’intérieur de la prison. Avec ce capital – en fait c’est de l’argent mais aussi des compétences, de la confiance en soi, des liens sociaux, des références et des modèles cognitifs, des modes d’interactions au téléphone et par Skype etc. – notre personne anciennement blessée et un peu « socialement folle » s’est guérie et a récupéré assez de valeur et de respect de soi et d’autrui, et de nos règles à tous, que c’est bon, il ou elle peut retourner dans le monde libre, où certes, dans le cas où par exemple il/elle a tué volontairement, certes là il faudra continuer à subir une surveillance renforcée, le meurtre ne sera jamais effacé, il laissera toujours des contraintes et une surveillance renforcée, par exemple la mise sous surveillance des communications privées, toutes les communications des gens qui ont déjà tué sont susceptibles théoriquement d’être surveillées, et l’infraction de cette règle sera tenue pour une tentative de revenir à des intentions criminelles et à une méfiance accrue du dispositif de protection des citoyens contre le crime, donc on déconseille bien à tout ancien criminel de faire quoi que ce soit de répréhensible à nouveau, pas dans le monde libre, s’il ne se sent pas prêt à ne plus poignarder ou tuer par balle ou étouffer avec un oreiller son prochain, son voisin, sa femme, son gosse, son patron, son employé, c’est pas possible, dans ce cas il doit rester en prison volontairement, ou sinon on l’y remettra, et il repartira de zéro à nouveau : on lui prendra ses biens et ses ressources immédiates, il retrouvera tous ses droits de prisonnier, consistant à se reconstruire une nouvelle fois.

Par exemple, ceux qui ont tué peuvent avoir à porter une forme discrète de bracelet électronique pour que l’autorité publique puisse toujours savoir où ils sont – en cas de besoin, si y’a une plainte dans le coin on doit pouvoir savoir immédiatement si y’a des anciens tueurs/violeurs criminels recensés par le passé et actuellement présent dans un rayon de X kilomètres du lieu du signalement d’un acte physique nuisible ou d’un comportement-limite. C’est pas de la barbarie et c’est pas de la persécution parce que cette surveillance n’a aucune besoin d’être permanente mais juste AU CAS OU, c’est de la légitime-défense, la récidive qui n’est que la forme post-judiciaire de la répétition des pulsions violentes et antisociales est un phénomène bien réel, je vais dire une connerie mais sur 10 crimes, y’a pas dix personnes-auteurs différentes, non. Ptet 9, 8? 7 criminels pour 10 crimes en moyenne ? Quelqu’un sait ? Y’en a qui font des crimes les uns après les autres jusqu’à temps qu’on les chope vraiment, c’est vrai pour les adultes violeurs d’enfants ou des femmes. Il tabasse sa première femme, terrorise la deuxième, puis étrangle sa copine un soir de bringue. Certains qui sont très en forme font des centaines de victimes. Mon beau-père par exemple se vantait d’avoir cassé 24 voitures dans des accidents de la route, et en effet à voir sa manie de faire des queues de poisson à un peu tout le monde bourré à 150 sur la route nationale, on voulait bien le croire, ouais, regarde la route steuplait j’ai que 8 ans là !!! Les récidivistes c’est clair qu’il leur manque une case. Il faut les garder en prison tant qu’on voit bien qu’ils ne sont pas en état d’être reconnus citoyens libres et aptes à respecter leurs devoirs, c’est pas notre faute, c’est pas notre décision, c’est eux qui s’excluent de la communauté pacifique, il faut qu’ils s’attendent à des représailles.

C’est d’accord pour faire des territoires de contingement, des sortes de « zones de droits civiques minimum et contrôlés« , et pour les faire de types différents, avec des systèmes de droits différents. Car en fait, il faut avec une certaine sagesse protéger les criminels entre eux selon leur degré de violence. Certains ont vraiment du mal avec autrui et doivent donc être plus surveillés, avoir des accès plus limités, des propositions de traitement ou d’opportunités thérapeutiques plus insistants ou plus obligatoires. Certains sont fragiles et vulnérables et doivent être isolés pour les protéger car ils seraient des victimes privilégiées, on peut par exemple organiser un « canton-prison« , vous voyez une prison de plusieurs milliers de personnes mais sur plusieurs villages ou agglomérations différentes, ou des mas isolés, avec des zones d’accès et des droits différenciés. Les gens vraiment en état de dangerosité pour autrui, genre en état psychotique, doivent être isolés et leur contact n’est guère bon pour quiconque sauf quelqu’un d’averti. On peut faire des activités avec ces gens, mais sous contrôle médical et avec protection physique garantie. Il peut y avoir un gymnase où 100 personnes sont admissibles en même temps, et gardé par X combattants spécialisés prêts à intervenir pour neutraliser tout agression très rapidement (les arts martiaux font l’affaire), avec assistance de Y entraîneurs et Z psychologues-éducateurs. Mettons, 5 judokas expérimentés, 5 entraîneurs pour les prisonniers qui veulent faire leur boxe, leur ping-pong, leur endurance, leur vélo-cross, 5 édu-psy pour dialoguer, encourager, comprendre, suggérer, faire participer, faire réfléchir. Les détenus vont pas faire du sport tout le temps donc avec une salle comme ça de 100 personnes, on offre plein de sports à une population carcérale de 5000 personnes, c’est une grosse prison, c’est ouvert et surveillé 24h sur 24, on peut venir boxer un truc en plastique si on est trop énervé même la nuit. Vous voyez, le coût de ce dispositif n’est pas élevé (eh oui, je pense à tout). Ensuite, les prisonniers doivent regagner leurs quartiers, genre on rouvre les accès de ce côté-ci et de ce côté-là seulement. Là, on met les mecs violents entre eux si ça va, s’ils sont compatibles, si on observe pas de problèmes entre eux, s’ils ont donné leur plein accord pour cohabiter parce qu’on leur a, et c’est très important, on leur a donné le choix : criminel, on t’a stoppé, on ne veut pas de ton crime, toi tu veux quoi ? on te met avec autrui que tu ne sembles pas supporter, ou on te laisse face à toi-même, livré à ta violence ?

Si ce sont des femmes qui ont tué, on leur laissera le choix notamment de leur rapport avec les hommes : il y aura un droit d’accès à des espaces de vie, d’hygiène, de repas, de loisir et de travail, réservés à chaque sexe et « compatibilité de genre », pour assurer qu’il n’y ait pas d’agression possible dans ce territoire carcéral où le respect scrupuleux des lois fondamentales n’est plus une question de liberté mais un devoir permanent. Ainsi les femmes qui auraient tué leur compagnon qui les avait violé, car ce genre de crime arrive, et c’est spécial, ces femmes pourraient si elles le veulent manger, dormir, lire, regarder la télé, courir, tout faire sans être confrontées aux hommes qui par définition leur rappellent trop leur tortionnaire. Elle aurait accès en permanence aux espaces mixtes comme aux espaces femmes hétéros. Si elles le veulent, les femmes lesbiennes peuvent avoir leurs propres espaces réservés. Question de choix personnel et de cooptation. En prison, on est protégé contre les crimes, personne ne doit être tué ou violé en prison, un seul crime de ce genre met en cause l’institution carcérale et ses structures.

Dans l’application des peines, on pourrait attribuer et interdire différentes gammes de droits. Tel crime, telle série de privations de droits, et ensuite, telle durée de détention sans problème, telle série de rétablissement des droits après un certain temps.

Les délinquants, tous ceux et toutes celles qui ont enfreint des règles, genre fait des choses illicites mais y’a pas mort d’homme, y’a pas nuisance grave à des fonctions profondes des victimes, y’a des petites rapines, y’a des malhonnêtetés mais ça va, limitées, y’a des mots trop forts mais sans couteau réel,  sont traités autrement, pour eux il n’y a aucune privation de liberté permanente. Il ne peut y avoir que des astreintes qui ne compromettent pas les fonctions de base. Un sujet délinquant peut par exemple être convoqué, mais avec modération dans la régularité ou les horaires à respecter ou la distance à parcourir calculée en fonction des véritables opportunités de transport. Il peut être contrôlé ou surveillé ou forcé de déclarer des revenus ou des activités, mais avec modération, sans aucunement gêner la liberté d’entreprendre, de travailler, sans représenter en soi une entrave au droit du travailleur à travailler. Les gens chopés pour délinquance sont punis en règle générale par des amendes ou des privations temporaires de droits civiques, politiques, économiques et autres. Genre, tu voles ton entreprise, non seulement tu es contraint de rembourser la somme volée et ses conséquences néfastes incluses d’une manière ou d’une autre, mais en plus tu te prends une belle amende équivalente mettons à un an de ton activité moyenne ces 5 dernières années tu vois, donc si t’étais déjà riche en plus faut t’attendre à pas pouvoir te refaire avant un bon moment ça évitera que tu te la joues comme au poker, et si t’étais pauvre et propre à rien ben ça fait que t’es condamné au minimum pendant encore un an, t’empêchant toute activité économique d’importance, ce qui en soi n’est pas enviable, tu nous indifféreras, tu seras un médiocre de l’histoire humaine, ce n’est pas bien grave, c’est déjà arrivé des milliards de fois. Si tu es un politique qui a vendu ton influence, genre choisir une entreprise qui n’était pas la plus apte à faire le boulot de façon correcte et propre et qu’une personne privée de cette entreprise ensuite finance ton parti à toi en détournant les finances de la collectivité, là tu deviens inéligible et interdit de voter et de toute activité politique publique pendant 5 ans. Tu perd aussi tes droits à diriger une entreprise. Tu as le droit de travailler, mais sous la direction d’une autorité honnête seulement, pas à ton compte, pendant un certain temps du moins. Tu pourras écrire un blog si ça te chante, mais pas prendre une carte de membre d’un parti existant ou d’une association politique.  Tu as été malhonnête, alors on se protège, c’est tout ! On t’empêche de tricher et on te donne le temps de te réhabituer au respect des règles de base, avant de pouvoir exercer tous tes droits à nouveau. A quelqu’un qui met systématiquement la musique trop fort, les voisins se plaignent répétitivement mais ce voisin hostile au monde entier n’entend personne et continue d’agresser autrui d’une musique assourdissante au mépris de toute politesse, de cette personne on saisit la sono et tout appareil amplifié. Les autorités saisiront 10 sonos s’il le faut. On stockera le matos confisqué et on le rendra après une période de silence imposé ou de média diffusé à volume modéré. Si le délinquant joue au con, il va pas au tribunal, il va pas en prison, il prend pas une amende en argent, on ne l’insulte en rien, on ne le fait pas bouger. Il met trop fort la sono ? On lui confisque la sono. Il remet 500€ pour en racheter une, et un voisin se plaint, le truc crache à mort, c’est reparti on confisque l’objet de 500€. S’il résiste physiquement, on lui envoie un judoka irrésistible qui l’immobilisera et le mettra en prison pour une semaine car là ça devient grave. S’il bloque la porte et qu’on n’a pas d’autre moyen, on cassera gentiment la porte jusqu’à mettre la main sur le délinquant. Quand il sort de sa détention pour lui faire comprendre que son comportement n’est pas accepté par la société, et qu’il remet une sono à fond, on revient la saisir, ça fait tourner l’industrie. Il n’y a pas besoin d’amende, on proportionne strictement la peine à la faute, de manière très flexible, très adaptée à la nature et aux formes du délit, en vue d’empêcher de futurs délits – les privations de droit son préventives, elles sont des temps de surveillance, de mise à l’épreuve du contrevenant. Le délinquant routier perd ses points, puis son permis s’il insiste. Tu conduis défoncé, en perdant des réflexes tu fais courir un risque aux autres, tu deviens un danger public, donc tu perds ton permis 6 mois un an. Très bon système, très juste, proportionné ! Il faut le généraliser à plein d’autres choses, pour éviter d’emprisonner trop de gens.