NOTE : cet article est en cours de correction / finition. SVP de ne le référencez pas avant LUNDI 22 AVRIL. Mais vous pouvez déjà le lire et réagir si vous le souhaitez.

Dépôt de plainte au Procureur du Tribunal de Grande Instance de Chaumont – avril 2013

Monsieur,

Je viens porter plainte contre un médecin, un chirurgien, l’hôpital de Chaumont, et la police de Chaumont.

Je viens également vous livrer un témoignage complet sur le caractère criminel de tout le système de gestion de la vie des gens par l’Etat français.

Préambule : le passé, le passif, les crimes et délits réels mais tous prescrits au sujet desquels aucune justice ne sera jamais rendue

Ma vie est un calvaire depuis même avant qu’elle n’ait commencé, et l’Etat français et ses institutions – Justice, police, médecine, éducation – n’y sont pas pour rien : ces institutions lamentables ont accumulé une série d’erreurs, certaines légères, d’autres énormes.

Je ne viens pas pour une broutille, on ne m’a pas juste bousculé dans la rue. Je viens avec dans mon histoire et à ma connaissance directe ou très proche une série de, allez, soyons généreux avec cet environnement criminel, 10, 20, 30, 40 délits graves et crimes. Pas seulement des trucs ponctuels : certains crimes et délits ont duré pendant des années, à la connaissance de certaines autorités notamment médicales qui n’ont pas bougé le petit doigt.

Je suis né à Chaumont le 17 mai 1977. Haute-Marne, Champagne-Ardennes, République française. J’ai vécu enfant près de la Maladière et ensuite après le divorce dans un HLM au Cavalier, au 31/31 rue Robespierre, 52000 Chaumont.

J’ai fait ma scolarité dans une maternelle nommée Louise Michel je crois, puis à l’école Primaire Jacques Prévert, juste à côté de son clone Jean Rostand, on jouait au foot au milieu, ça y est toujours. Collège La Rochotte, Seconde ES à De Gaulle, 1ère et Terminale L à Bouchardon Nord où j’ai fini premier des littéraires.

Pendant tout cela, voici ce que nous avons vécu, ma famille et moi :

–          1961-1964 : un oncle par alliance, âgé de 65 ans, vient presque tous les jours se livrer à des attouchements sexuels sur la personne de ma mère Chantal Bablon née Falot, née en 1951, et sur sa petit sœur Martine Falot, née en 1952.

–          1970 : mon père Michel Bablon viole ma mère dans une voiture sur la place du village à Liffol Le Petit.

–          1971 : mon père fait 4 mois de prison pour cambriolage. C’est la seule fois où la justice est intervenue.

–          1971 : ma mère accouche de son premier enfant, mon grand frère Vincent, pendant que mon père est en prison.

–          1971 : mes parents se marient. C’est le 2è mariage de mon père qui avait abandonné une première femme avec leurs deux enfants.

–          1972 : ma tante Martine Falot accouche de sa fille Muriel Falot à l’hôpital de Chaumont. Le père, Joël Kinik, trouve la fillette laide et refuse de la reconnaitre. La mère ne se défend pas (souvent les femmes violées ont perdu toute capacité de résistance aux agressions). Abandon de famille.

–          1977 : ma naissance. De là au divorce, mon père me bat bébé.

–          Date inconnue : ma mère devient secrétaire sténo-dactylo et standardiste aux Abattoirs de Chaumont.

–          1980 : naissance de ma petite sœur Vanessa Bablon.

–          1982 : mes parents divorcent. Mon père n’a cessé de tromper ma mère et vole à notre famille plus de 80 000 francs. Condamné à payer une pension alimentaire, il la paye quelques mois puis disparait à jamais, sans plus donner de nouvelles. C’est le premier abandon de famille dont nous les 3 enfants sommes victimes, et aucun service de l’Etat ne vient nous aider. Mineurs, nous ne pouvons évidemment pas faire valoir nos droits, et nous sommes à la merci d’une mère masochiste. Ma mère fait une grosse dépression, tombe dans l’anorexie.

–          1982 : on m’opère de l’appendicite à l’hôpital public de Chaumont. L’opération est manifestement bâclée. 6 mois plus tard un énorme abcès s’est développé à l’endroit de l’appendice, il faut m’opérer en urgence, j’échappe de peu à la mort, par leur faute. Je reste plusieurs semaines avec la plaie ouverte, et une infirmière vient me nettoyer l’intérieur du ventre. Dans un pays civilisé, une appendicite est censée être relativement simple. Mais pas à Chaumont. 30 ans plus tard, la cicatrice est restée laide et énorme.

–          Vers 1985-1986 : ma mère se met en couple avec un homme, Francis Crevisy, qui va devenir notre tyran, mon violeur, et son conjoint frappeur. Cet homme est alcoolique, ma mère le devient aussi. Cet homme est aussi un criminel de la route qui s’est souvent vanté d’avoir cassé plusieurs voitures, de s’être battu contre des flics ou des gendarmes qu’il connait bien et avec qui il se bourre la gueule dans les bars, etc. Enfants, au départ, nous ne comprenons pas bien qui il est et, sans père, nous l’appelons papa… Ma mère me confie à ce pervers qui, maquignon véreux, m’emmène dans ses tournées chez les paysans. Il pose sa main dégueulasse sur mes cuisses, ce porc. J’ai fait des centaines de kilomètres en sa compagnie : excès de vitesse, prises de risque, conduite en état d’ébriété très avancée. Nous ne rencontrons aucun contrôle. Il dit qu’il connait des flics qui lui font sauter ses contraventions en échange de viande rouge ou de Champagne. Il se livre à un trafic de Champagne dans lequel il nous implique : il nous paye, surtout mon grand frère Vincent et un peu moi et avec la complicité ou au moins le silence de toute ma famille, pour enlever les étiquettes de cartons de 24 bouteilles de mousseux qu’il revend à des paysans stupides au prix du Champagne. Le trafic a lieu dans la maison de ma grand-mère, Germaine Falot née Thouvenin, qui en profite pour voler à Crevisy quelques cartons, qu’elle nous ressert à Noël. Sur les étiquettes, les marques sont Charles de Fère et Lanson. Impunité totale pour tous les responsables.

–          L’alcoolisme de ma mère va durer du milieu des années 80 à aujourd’hui 2013, soit quasiment 30 ans. Pendant tout ce temps, elle ne rencontrera jamais les services de l’Etat. Irresponsabilité et défaillance totale de tous les services de l’Etat : police, justice, protection de la jeunesse, droits des femmes, droit de la famille, assistance sociale. Elle paye son loyer de HLM, nous nous faisons massacrer dans des murs fournis par le beau Pays des Droits de l’Homme, suite à 666 milliards de négligences par les services de la République démocratique française.

–          Vers 1987 : un inconnu me chope sur la route de retour de l’école et m’emmène dans une cave de la tour HLM où vit ma tante, juste à côté de chez nous, en prétextant faire un jeu. Il se couche sur moi et essaye de m’enculer. J’en parle à ma mère, qui ne fait rien. Tentative de viol. Aucune recherche : ce violeur ne sera probablement jamais inquiété.

–          Vers 1989, un cousin me met la main dans le slip et cherche à aller plus loin, je m’enfuis à nouveau. J’en parle à ma famille, qui ne fait rien. Tentative de viol.

–          Vers 1989, mon beau-père Francis Crevisy, un dimanche après-midi, devant ma mère et ma petite sœur, me fait « passer les vitesses » sur sa bite devant un Grand Prix sur TF1. Viol.

–          Vers 1990, les Abattoirs de Chaumont périclitent et ferment, ma mère est licenciée. Sans diplômes, alcoolique, dépressive, battue, elle est incapable de chercher ou trouver du travail. Le médecin la maintient sous antidépresseurs et le soin s’arrête là : déni de soin, négligence, mise en danger de la vie d’autrui – car Crevisy était capable de la tuer et de nous tuer.

–          Vers 1990 : ma mère, dans un moment de lucidité, va porter plainte contre mon père dans l’intention de récupérer au moins la pension alimentaire. Les flics, absolument incompétents comme d’habitude, finissent par dire qu’ils n’ont pas retrouvé mon père, pourtant citoyen français possédant un numéro INSEE. J’ai appris ensuite, par Crevisy qui était un de ses amis (« copains comme cochons », ces deux porcs), que mon père vivait pourtant en France, dans le Tarn et Garronne je crois, et faisait régulièrement des visites en Haute-Marne. Je me demande si ce résultat pitoyable ne serait pas dû à des contacts entre mon père et des flics corrompus. De toute façon je ne suis qu’un citoyen, pas la police des polices – qui était aux champignons, elle. En tout cas, on n’a jamais touché la pension, la négligence de l’Etat nous a donc coûté, sur 10-15 ans, des centaines de milliers de francs (le montant de la pension était de 1340 francs par mois. Donc 16 080 francs par an, donc disons environ 200 000 francs sur 10-15 ans.)

–          Vers 1990-1993, mon beau-père Francis Crevisy s’est mis à cogner ma mère quasiment tous les jours. Il rentre le soir, bourré, lui hurle dessus, la tabasse sous nos yeux. Nous enfants sommes terrorisés. Le médecin de famille, monsieur Lorrain, dont les soins et prestations et prescriptions sont remboursés par la Sécurité Sociale et cadrés par le code de déontologie des médecins intégré au Code de la Santé, a forcément constaté les bleus qui couvraient son visage, et n’a jamais rien fait de concret pour la sortir de là et nous sortir de là, il a donc éhontément trahi sa déontologie et nos lois. Il est mort impuni lui aussi, d’un cancer dans la cinquantaine, compétent à mort.

–          Vers 1992, ma petite sœur échappe à une tentative de viol.

–          Vers 1992, Francis Crevisy, sachant que je souhaite m’acheter un vélo, me propose 500 francs à condition que je me mette nu devant lui. Il fait cette proposition sous les yeux de ma mère, qui ne bronche pas. Corruption de mineur et complicité. Inceste.

–          Ces années-là, adolescent, j’assiste ou suis mis au courant d’une série de crimes et délits : camarades de classe qui viennent armés d’étoiles de ninja au collège, un ami qui me tire dessus à la carabine à plomb puis qui un autre jour prend un violent coup de boule administré par un voyou, des « amis » de Liffol Le Petit qui violent une fille du village sous mes yeux, les filles de là-bas qui sont violées à 8-10 ans par leur frère, leur cousin ou leur père, la moitié des garçons sont battus par leur père ou leur mère ou les deux, etc etc. Impunité totale pour tout ça, les services de l’Etat sont aux fraises.

–          En 1995, je sors 1er des classes littéraires du Lycée Bouchardon Nord, 2 mois après que le proviseur monsieur Peigney ait menacé de me virer pour indiscipline : encore un gars qui s’y connaissait en pédagogie. Ma scolarité a été brillante, de mon côté, et assez exécrable, du côté de la qualité de l’enseignement : profs incompétents, voir frauduleux (ex : ma prof de géographie en fac, avec qui je couche, m’offre les questions du partiel du lendemain sans même que je les aie demandées… Un autre prof fait faire du travail au noir à ses élèves et vole leur copyright ; une autre, chargée de cours, n’a aucun diplôme pertinent et accumule les erreurs factuelles, brillant étudiant je l’ai remise à sa place plusieurs fois, elle qui nous parlait des « évêques protestants », cette débile.) Tout au long de ma scolarité, mon mal-être de méga-victime qui s’exprime par une tendance au « bordélisme » me vaut uniquement de la répression et jamais de soin. Plusieurs profs me prédisent un mauvais avenir, une prof de français me dit qu’en français je n’arriverai jamais à rien : depuis cette connasse, j’ai publié 6 livres, en ai écrit 40, ai reçu 2 bourses nationales, été invité à de nombreux événements culturels, suis passé 40 minutes à France Culture à 25 ans pour mon 3è livre écrit à 23 ans, ai fait des lectures à l’Agence Régionale du Livre d’Aix-en-Provence ou à l’Institut Français de Berlin, ai travaillé pour le Rectorat de l’Académie de Nice comme intervieweur d’artiste ou encore comme documentaliste pour une énorme exposition d‘archéologie égyptienne passée à Paris Berlin et Madrid (Fondation Frank Goddio) et vue par plus de 10 millions de personnes : bien joué, les profs, grosse intuition !

–          En 1995, devenu à moitié fou après tout ça, je suis suicidaire et asocial, je ne veux plus voir personne car tout le monde me vole, me viole, me menace, m’abandonne, me trahit. Un jour où j’ai mélangé alcool, médicaments d’un ami, et cannabis, je fais une crise de tétanie – qui est probablement un revécu de mon agression par le pervers pédophile à 10 ans. A l’hôpital public où le SAMU m’amène en urgence, les infirmières se moquent de moi : énième trahison du Code de déontologie des médecins, dont décidément la santé et le bien-être des gens n’est pas la priorité.

Bref, j’ai été séquestré dans cet enfer, aux frais de l’Etat français et de ma mère célibataire secrétaire à l’abattoir, de ma naissance à mes 18 ans, en 1995.

Je rajoute juste quelques points pour montrer que la nullité caractérise tout le système et pas seulement la Haute-Marne :

–          Vers 2007, un généraliste que je vois pour la première fois et auprès de qui je prétends être atteinte de psychose maniaco-dépressive, me prescrit donc du lithium, sans autre forme d’examen. Mon psychanalyste m’ordonne quasiment d’arrêter et je lui obéis. Il se trouve que je ne suis pas maniaco-dépressif, juste victime. Donc, prescription erronée et dangereuse suite à un faux diagnostic.

–          Lors de ma psychanalyse entre 2006 et 2008, mon psy doit tricher avec l’Etat pour me permettre d’être remboursé de nos 2 séances par semaine : eh oui, vous me laissez me faire massacrer et quand je veux me soigner, vous ne remboursez que les anti-dépresseurs et autres camisoles chimiques, sans rembourser cette thérapie par la simple parole qui m’a sauvé la vie. Encore une énorme connerie d’Etat : refus de soins appropriés par la Sécurité Sociale en personne !

Ceci n’était que le préambule – j’aurais pu raconter les faits sur 200 pages, mais tout est prescrit et les services de l’Etat n’ont rien fait – et voici donc ce qui m’amène.

Dépôts de plaintes

Je viens porter plainte là maintenant contre les docteurs et l’hôpital suivants :

Le généraliste David Brouard

–          Le docteur David Brouard est le médecin-traitant de ma mère, Chantal Bablon, née le 20 mars 1951, domiciliée 13/21 Cité De Bourgogne, 52000 Chaumont.

1.     Absence de soin + diagnostic erroné sans examen sérieux

En décembre 2010, Chantal Bablon (peut-être en état d’ébriété) fait une chute et en ressent une forte douleur au bassin, douleur qui persiste. Elle appelle son médecin-traitant, David Brouard, qui lui rend visite à domicile, ne lui fait AUCUN EXAMEN, et sur cette base défectueuse, diagnostique un « problème au coccyx », et lui conseille « un alitement pendant un mois », ce qui ne peut certes pas passer pour un conseil avisé. Ma mère reste au lit un mois et la douleur très importante persiste. Elle est hospitalisée en urgence le 5 janvier 2011 au CH de Chaumont. Diagnostic sans conteste : fracture du col du fémur. Conclusion : David Brouard s’est largement trompé de zone, confondant coccyx et col du fémur et, en s’abstenant de prescrire des examens ou de rechercher la cause de la douleur intense – une simple radio aurait pourtant suffit – il a mis l’avenir thérapeutique de sa patiente en danger.

Je signale également que le docteur Brouard a tacitement reconnu sa responsabilité et son erreur, en offrant à Chantal Bablon, lors d’une visite à domicile au cours du 1er semestre 2012 (en mars ??), des soins à titre gratuit – ce qui n’est pas coutume et nous semble fort suspect. J’ignore si cette visite gracieuse peut être retrouvée et prouvée, puisque par définition, aucune feuille de soin n’a été remplie ce jour-là.

De plus, le kinésithérapeute Michel Montdésert, qui visitait ma mère, lui a conseillé suite aux deux opérations ratées par le docteur Ramborum, de porter plainte contre ce chirurgien probablement peu compétent : et c’est encore le docteur David Brouard qui, lui, a dissuadé Chantal Bablon de porter plainte – probablement pour se protéger lui-même. Là encore, il faudrait entendre monsieur Brouard, et lui demander des comptes pour sa conduite.

2.     Prescriptions chimiques contre-indiquées et dangereuses / surmédication + totale absence de bilan thérapeutique sincère

En partie sur demande de Chantal Bablon qui n’est certes pas médecin, David Brouard prescrit depuis des semaines, des mois et des années, divers médicaments puissants : des anxiolytiques, des bêtabloquants, des somnifères. Il ne tient manifestement aucun compte des faits suivants : sa patiente, du fait de sa personnalité et aussi bien du fait des effets secondaires des médicaments prescrits, mélange les médicaments, confond les doses, ne sait pas exactement ce qu’elle prend ni pourquoi ni quand ni comment et ne maîtrise pas intellectuellement les conséquences possibles en termes d’effets secondaires des médications prises. Sa désinformation tient en partie à sa personnalité, et en partie à l’absence quasi-complète de pédagogie en provenance du docteur Brouard. Chantal Bablon a également tendance à utiliser les médications dans un but sourdement suicidaire, ce dont le docteur Brouard ne tient pas compte.

Elle est par ailleurs consommatrice intensive de tabac (environ un paquet de 30 cigarettes Winfield rouge par jour) et de café (5 à 10 tasses de 10cl par jour). L’addition de toutes ces substances, nicotine + caféine + bêtabloquants + anxiolytiques + somnifères, a, vous vous en douterez, des effets dévastateurs sur la santé de ma mère au quotidien comme à long-terme dans les fonctions les plus basiques (digestion, sommeil…)

Malgré l’absence remarquable de résultats probants – en effet le bombardement chimique pendant des dizaines d’années n’a eu aucun autre effet que de transformer la patiente en somnambule qui n’a plus goût à rien, dort mal, mange mal, souffre de confusion mentale, montre des signes d’agressivité, mais ne va pas mieuxle docteur David Brouard n’a apparemment pas pris la peine d’évaluer les effets de ses prescriptions, et a sans cesse répété les mêmes, en dépit de leur échec manifeste.

Le passé médical de Chantal Bablon avait pourtant clairement démontré qu’une thérapie de type PSYCHOLOGIE avait pu avoir sur elle des effets très positifs, puisqu’elle a pu mettre un terme à son très lourd alcoolisme, rien qu’en faisant quelques séances de simple parole avec une psy et un alcoologue, avec une médication de soutien (Aotal, etc).

Le docteur Brouard fait par ailleurs courir un grand danger à sa patiente en lui fournissant des doses largement suffisantes pour lui permettre de se suicider ou de se faire du mal. Il s’est abstenu de vérifier si elle avait des stocks  avant de prescrire de nouvelles doses – et en l’occurrence, elle accumule (entre autres) les boites de Seresta inutilisées, une dizaine, à 3 mètres de là où il s’assoit pour renouveler la prescription. Il ne vérifie tout simplement pas s’il lui en reste…

3.     Cynisme économique

Chantal Bablon décrit ainsi les visites du docteur David Brouard à son domicile, je la cite texto : « Il arrive, il prend le chèque que j’ai posé sur la table, il s’assoit, me fait ma prescription. Ensuite, on discute de tout et de rien. Il n’arrête pas de se plaindre qu’il n’a pas assez d’argent. Puis il s’en va. ».

Ici, nous faisons remarquer qu’un médecin digne de ce nom, face à une patiente dépressive et malheureuse, devrait d’abord engager le dialogue avant de traiter la question de son propre paiement et de son propre bien-être, et devrait s’abstenir d’évoquer ses difficultés financières personnelles, devant une femme qui vit avec une petite pré-retraite.

Conclusion

Serait-il possible de prendre des mesures d’inspection/vérification de la qualité des soins et prescriptions délivrés par ce docteur ? Nous demandons cette inspection, pas seulement pour Chantal Bablon, mais dans ce souci : combien d’autres patient(e)s le docteur Brouard traite-il avec la même légèreté, se comportant comme un simple intermédiaire de revente de détergents cérébraux, négligeant de faire réaliser des analyses et des examens, prodiguant des conseils qui ne servent que ses propres intérêts ?? Combien d’erreurs grossières de diagnostic commet-il ? Combien d’argent coûte-t-il à la société, tout cela pour maintenir des gens qui vont mal dans la même misère, voire en aggravant leur cas et leur ressenti ? Il importerait de chercher à le savoir.

Pour finir : pendant quelques mois, fin 2011 début 2012 je me suis occupé de ma mère, Chantal Bablon. J’ai eu avec elle des conversations. Son appartement étant dans un état délabré et sale, j’ai mis 130€ et deux semaines de travail pour le rénover. Au cours de ce processus de discussion et de travaux pratiques, et depuis ce processus, ma mère sourit, fait spontanément des blagues, ose refaire des choses qu’elle ne faisait plus, bref, elle reprend confiance et goût à la vie. De la simple gentillesse associée à un tout petit peu d’esprit pratique, a suffi à la remettre dans une dynamique positive, là où des dizaines de consultations sans empathie et des dizaines de prescriptions chimiques lourdes depuis des années n’avaient rien donné de bon. Quand cessera le massacre ?

Au fond, le grand problème de ma mère, c’est qu’elle a été victime d’abus sexuel dans son enfance, ce contre quoi aucun médicament n’a d’effet. La voilà maintenant victime d’abus thérapeutiques répétés : prière de faire ce qu’il faut pour redonner du sens et du poids à la médecine généraliste.

Il est à noter enfin que, suite à ces déboires, Chantal Bablon cherche à changer de médecin-traitant. Seulement, c’est la ville de Chaumont elle-même qui est en situation de pénurie de médecins. Mon propre médecin traitant, le docteur Bélatèche (cabinet comptant 3 médecins, 1 bis rue Brûlé, à Chaumont), ainsi que ses deux secrétaires, à qui je demandais soit qu’on prenne ma mère en charge, soit qu’on nous donne le nom d’un médecin de qualité capable de visiter Chantal Bablon à domicile (puisque, handicapée suite aux opérations ratées de 2011, elle est aujourd’hui dans l’impossibilité de se déplacer), nous ont tout simplement répondu qu’ils ne pouvaient ni la visiter, ni fournir aucun contact, étant donnée la pénurie. Nous avons essuyé, par téléphone, plusieurs autres refus de soin. Elle est sous traitement chimique lourd, ses opérations ratées de 2011 suite à sa chute ont laissé de graves séquelles qui nécessitent un suivi sérieux, et nous sommes dans l’incapacité de faire assurer ce suivi, en dépit des lois qui protègent les droits du patient. Tout cela est scandaleux.

 

Infractions présumées du docteur David Brouard au Code de déontologie du médecin et au Code de la santé publique :

  • Article 9 (article R.4127-9 du Code de la Santé Publique)
    Tout médecin qui se trouve en présence d’un malade ou d’un blessé en péril ou, informé qu’un malade ou un blessé est en péril, doit lui porter assistance ou s’assurer qu’il reçoit les soins nécessaires.

è Cf aucune mesure de soin sérieux n’a été prise par le docteur Brouard suite à la chute et à la douleur persistante en décembre 2010-janvier 2011.

  • Article 32 (article R.4127-32 du Code de la Santé Publique)
    Dès lors qu’il accepte de répondre à une demande, le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science, en faisant appel, s’il y a lieu, à l’aide de tiers compétents.

è Cf abstention de prescrire des examens suite à la chute et à la douleur persistante en décembre 2010-janvier 2011. Diagnostic erroné (il pressent une fracture du coccyx alors qu’il s’agit du col du fémur) et prescription erronée (« restez au lit un mois, ça passera »). Aucun suivi pendant le mois de décembre 2011. Aucune prise en compte des données issues d’un siècle de psychanalyse ou de psychologie cognitive et comportementale, ni de la prévalence, en France, des cas d’abus sexuels entraînant troubles de la personnalité.

  • Article 33 (article R.4127-33 du Code de la Santé Publique)
    Le médecin doit toujours élaborer son diagnostic avec le plus grand soin, en y consacrant le temps nécessaire, en s’aidant dans toute la mesure du possible des méthodes scientifiques les mieux adaptées et, s’il y a lieu, de concours appropriés.

è Cf le diagnostic faux, sans examen, suite à la chute, et le traitement anti-dépresseur lourd qui s’abstient de toute prise en compte des causes profondes de la dépression de Chantal Bablon, en dépit du succès constaté de son traitement par le duo psychologue+alcoologue aux résultats positifs. Visites à domicile expéditives, et absence de renvoi aux professionnels de la psychologie ou de la psychiatrie.

  • Article 40 (article R.4127-40 du Code de la Santé Publique)
    Le médecin doit s’interdire, dans les investigations et interventions qu’il pratique comme dans les thérapeutiques qu’il prescrit, de faire courir au patient un risque injustifié.

è Cf le risque suicidaire présent chez Chantal Bablon, ignoré par le docteur Brouard qui prescrit des médicaments potentiellement mortels s’ils étaient pris en masse à l’occasion d’un passage à l’acte suicidaire.

Article 35 (article R.4127-35 du Code de la Santé Publique)
Le médecin doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu’il lui propose. Tout au long de la maladie, il tient compte de la personnalité du patient dans ses explications et veille à leur compréhension.

è De fait, Chantal Bablon prend actuellement au moins 3 médicaments aux effets secondaires lourds, sans être consciente des effets, des effets secondaires, des risques, des mélanges, des contre-indications. Le docteur Brouard n’explique quasiment rien. Il ne tient pas compte de la personnalité de sa patiente.

  • Article 3 (article R.4127-3 du Code de la Santé Publique)
    Le médecin doit, en toutes circonstances, respecter les principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine.

è Au lieu de perdre une patiente en l’envoyant vers un professionnel de la psychologie ou de la psychiatrie, le Dr Brouard a semble-t-il préféré s’abonner une patiente, ce qui lui fait des revenus réguliers, lui qui se plaint de ne pas avoir assez d’argent.

  • Article 31 (article R.4127-31 du Code de la Santé Publique)
    Tout médecin doit s’abstenir, même en dehors de l’exercice de sa profession, de tout acte de nature à déconsidérer celle-ci. Il ne doit pas porter atteinte à l’honneur et à la probité de la médecine.

L’attitude du Dr Brouard vis-à-vis de l’argent du paiement, et ses plaintes concernant sa propre situation financière, font peine à voir. Il inverse les rôles et cherche à se faire plaindre

Le chirurgien Deep Ramborum de l’hôpital public de Chaumont

–          Il a opéré ma mère deux fois en 2011 et c’est un massacre, elle est sortie d’une opération du col du fémur qu’elle s’était fêlée, la jambe amputée de 5 centimètres et son pied droit orienté à 90° à droite. Apparemment ceci a semblé assez satisfaisant pour que ce chirurgien et tout le reste du personnel soignant, ces grands experts, la laissent repartir comme si de rien n’était dans son HLM rue de Bourgogne, Cité de Bourgogne, où on l’a déplacée suite à la destruction de notre HLM vétuste, et où elle n’a rien. Elle fume comme un pompier, elle mange très mal mais un peu quand même, elle n’a plus aucun ami après 30 ans d’alcoolisme et de désespoir, abasourdie par les médicaments elle dort très mal, regarde la télé sans rien faire, depuis des années : un cadavre vivant, citoyenne libre à Chaumont.

–          Le chirurgien Deep Ramborum a posé à ma mère une prothèse qu’un second chirurgien, le docteur Chabernaud de la clinique de Chaumont, a décrit comme surdimensionnée – effectivement, elle a rapidement cassé, fracturé le fémur de ma mère jusqu’au genou, fémur et genou que le docteur Chabernaud a donc du réparer au cours de deux nouvelles opérations ; il est qualifié lui, et réputé pour ses compétences comme réparateur après des accidents graves, j’ai croisé d’autres gens qui disaient du bien de lui, et il a été le premier à opérer ma tante, qui n’a aucune séquelle – bon, elle est en train de mourir d’un cancer du poumon, à 60 ans, dans un HLM de la Cité Saint-Exupéry.

–          (J’en profite pour évoquer la situation de ma tante. Martine Falot Elle travaillait comme secrétaire, appréciée et consciencieuse, à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, dirigée par un chef alcoolique qui vient de se mettre en pause. Elle me parlait du chaos de ce service, je vous le signale au passage : la secrétaire qui fait tout pour bien faire, elle n’est pas ingénieure mais Martine Falot est quelqu’un de vraiment maniaque, chez elle l’évier et la gazinière sont nettoyés tous les jours, rien ne traîne jamais, pour mettre de l’ordre dans un bureau, Martine c’est le robot multi-fonctions idéal, la fonctionnaire dont l’Etat français a besoin, elle range, classe, tient disponible, apprend et renseigne, toujours serviable : chez elle, sa mère, ma grand-mère, l’a toujours traitée comme une bonniche de ferme, comme Anne-Marie, de Liffol, qui elle dans les années 50 était carrément esclave, servante placée chez des paysans juste un peu plus riches – c’est rude, la campagne. Ma tante a vécu environ 5 ans d’alcoolisme grave, dans les années 2000 – en arrêt-travail.)

–          Je porte également plainte contre l’Hôpital de Chaumont, contre son Président Luc Châtel pour négligence et contre son administration pour tricherie caractérisée et refus d’informer une patiente du contenu de son dossier médical, et pour complicité avec un chirurgien non seulement incompétent mais dangereux. J’ai demandé avec ma mère un accès à toutes les pièces de son dossier médical que la loi m’autorise à voir – loi Kouchner 2004, j’ai fait une recherche sur Internet, j’ai trouvé la liste exhaustive des pièces légalement exigibles par le citoyen Lambda (Cf COPIE de ma LRAR en annexe). Avec un sens très approfondi du cynisme, l’hôpital m’a renvoyé 10 pages pour deux opérations totalement ratées. Je vous réexplique : le docteur Ramborum a été formé à l’île Maurice d’abord. Il a été viré de l’hôpital de Verdun pour faute. A Chaumont, je lui connais au moins 2 autres victimes, exactement le même genre de faits. L’administration couvre un criminel, un négligent systématique de la chirurgie, un docteur Mengele de cirque qui opère à l’hôpital public de Chaumont, sur fonds public, un peu à la manière dont DSK faisait de la politique dans l’intérêt général, ce n’est pas Anne Sinclair ni les autres journalistes qui nous contredirons n’est-ce pas ?

La police municipale de Chaumont et le SAMU de Chaumont

Ici, je vous vous copier-coller les notes détaillées de cette histoire , notes que j’ai prises quasiment au moment des faits.

« Mardi 28 février 2012

Cela a été une journée extrêmement pénible, et pourtant, je suis rentré à Liffol, et j’ai gardé mon calme tout du long, tout en gérant une situation très compliquée tout du long.

Hier lundi 27 février donc, je me suis rendu à Saint-Blin en vélo, en essayant d’éviter la nationale chaque fois que je pouvais, ce qui a bien marché : y’a plein de petits chemins sur les côtés J

Je suis arrivé chez mon médecin, JJ Bourreau (bon, comme son nom ne l’indique pas). J’ai attendu mon tour, après 3 mères de famille qui amenaient leurs enfants en bas âge – une épidémie de grippe apparemment.

Bourreau m’a accueilli, je l’ai déclaré médecin-traitant, puis il a imprimé ma lettre à Bélatèche en m’assurant qu’il la lirait plus tard, lettre dans laquelle je décris précisément mes symptômes et mes besoins médicaux. On s’est attaqués tout de suite à mes maux de ventre. Il a pris ma tension – 12 – puis m’a pesé – 69 tout habillé – puis fait une palpation abdominale – il posait deux doigts au niveau de mes intestins, et tapait ensuite d’un doigt dessus. Il a prescrit un médicament léger, anti-symptômes, contre les douleurs au ventre. Ensuite on s’est rassis. Il a regardé ma langue, a constaté les crevasses, et m’a prescrit du Daktarin en m’expliquant ce qu’il fallait faire. J’ai abrégé ses explications car je connaissais déjà le mode d’emploi et on avait peu de temps (d’autres clients attendaient, encore de jeunes mères avec des enfants).  Le téléphone a sonné, c’était ma mère : j’ai senti qu’elle avait bu car elle a commencé à m’engueuler comme un chien mais j’ai écourté en expliquant que j’étais chez le docteur. J’ai parlé de mes problèmes d’insomnie et demandé un traitement léger et occasionnel contre l’anxiété, il a prescrit du Lysanxia. Il m’a enfin donné un rendez-vous pour vendredi prochain, en disant : on a besoin de temps, il y a beaucoup de choses, on prendra une demi-heure : c’est parfaitement ce que j’avais besoin d’entendre. Il m’a redit ce que j’avais à faire, mais là aussi j’ai abrégé en disant « ma grand-mère aussi répète tout 15 fois, mais moi, ça va, j’ai bonne mémoire, ça ira. »

Je me suis ensuite rendu à la pharmacie de Saint-Blin, « Chez Henri ». On m’a accueilli très gentiment. Elle a reconnu que j’étais de la famille de Germaine, en voyant mon adresse sur la carte vitale. Elle m’a aussi parlé de Martine. Elle m’a ensuite donné les médicaments en m’expliquant… mais j’ai écourté en disant que j’avais bien compris. J’allais repartir en vélo quand ma mère a rappelé, toujours furax, pour m’engueuler parce que la banque l’avait appelée. Au lieu de leur expliquer que j’avais déposé de l’argent sur son compte samedi dernier avant de faire des achats, 2 ordis pour 330 euros, 1 pour elle et un pour moi, + mon billet de train vers Marseille, elle hurlait des âneries. J’ai trouvé cela exécrable mais surtout j’ai compris qu’ayant bu, elle était en danger : d’abord, cela montrait qu’elle m’avait menti en m’assurant qu’elle ne buvait plus depuis l’alcoologue ; et ensuite, l’alcool lui est interdit parce que 1/ rechute après traitement lourd, et 2/ il est très dangereux de mélanger nicotine + caféine + antidépresseurs + bêtabloquants + somnifères + alcool. L’alcool, j’ai senti qu’elle en avait déjà bu pas mal, parce qu’elle était très agressive, très confuse, très incohérente, très incapable de dialoguer. J’ai demandé à Chantal : Tu as bu ? Elle a fait cette blague sinistre : Oui, j’ai bu de l’essence de térébenthine. J’ai demandé si c’était vrai, affolé… elle a heureusement répondu que non. Alors, j’ai trouvé bon de réagir sans délai : je suis rentré dans la pharmacie et j’ai expliqué la situation. J’ai demandé un téléphone pour passer un coup de fil (batterie morte). J’ai appelé Martine, il était 17h45, donc d’ordinaire elle est chez elle, mais ça a sonné en vain jusqu’à la messagerie. J’ai laissé un long message pour expliquer la situation et lui demander d’intervenir. J’ai rendu le téléphone en remerciant la pharmacie et en prenant conseil. On m’a conseillé d’appeler le SAMU.

Je suis rentré à Liffol affolé, j’avais froid, j’étais fatigué, cela faisait 4 nuits que j’avais dormi moins de 6h…

A Liffol, j’ai rappelé Martine, qui m’a dit n’avoir rien reçu, et j’ai tout réexpliqué : le danger où se trouvait ma mère. Elle m’a répondu très à la légère, comme quoi on le savait bien, et que c’était normal, que ça n’allait pas changer. J’ai été indigné par cette réponse immorale et criminelle (non-assistance à personne en danger, quelle que soit cette personne). J’ai insisté en essayant de garder mon calme mais elle n’a pas bougé. Alors j’ai changé de ton et je lui ai hurlé dessus, Germaine était là qui écoutait, paniquée elle aussi ; j’ai hurlé à Martine : TU VEUX LA LAISSER MOURIR ? ELLE A AVOUE DES FAITS DE VIOL TRES GRAVES, ELLE A PASSE 12H A VOMIR LA SEMAINE DERNIERE, LA ELLE EVOQUE DES IDEES SUICIDAIRES !!! TU VEUX TE RENDRE COMPLICE DE SUICIDE ET D’UN TRAUMATISME QU’ELLE NOUS INFLIGERA A TOUS, Y COMPRIS AUX QUATRE ENFANTS ? Alors, elle a fini par dire : d’accord, je vais y aller.

J’ai ensuite tenté en vain de joindre le docteur alcoologue de Chantal, Eric Thomas. J’ai laissé un long message. (Je n’ai toujours pas eu de réponse). J’ai ensuite appelé le SAMU pour prendre conseil. Un gars m’a répondu, désagréable, j’ai eu l’impression de le déranger. J’ai fourni un exposé clair des faits. Il m’a transféré vers un autre gars à qui j’ai tout redit, puis encore un autre. Ils m’ont informé, plutôt mal, que pour faire hospitaliser Chantal en urgence et contre son gré, il fallait qu’un membre de sa famille soit présent. J’ai dit que j’allais trouver une solution.

J’ai rappelé Martine. Elle a confirmé que Chantal avait bu – je lui avais demandé de renifler son haleine pour être sûr que ce soit ça, et pas un abus de médocs. Je lui ai répété ce que le SAMU m’avait dit et je lui ai demandé de signer l’hospitalisation sous contrainte, pour éviter la crise suicidaire. Elle m’a répondu : « en mon âme et conscience, non, je ne signerai pas ça ». Alors, j’ai compris que j’étais le seul à pouvoir intervenir. J’ai demandé à Martine de rester sur place jusqu’à mon arrivée. Je lui ai passé Germaine, qui m’a soutenu, une fois n’est pas coutume.

J’ai appelé Muriel, sans réponse. J’ai appelé Olivier, idem. Germaine voulait que j’y aille avec le taxi de Liffol qui l’emmène quand elle a besoin.

J’ai pris 15 minutes pour me calmer, manger un morceau. J’ai pris quelques objets nécessaires, carte d’identité, argent, téléphone. Germaine a donné rendez-vous à Thivet.

Thivet m’a emmené. Dès le départ on a eu un bon contact et une longue discussion sur les malades. Son fils est épileptique, le SAMU avait mis 2h à réagir lors d’une crise, depuis il a décidé de ne plus l’appeler, mais d’y aller lui directement. Dans la conversation j’ai appris qu’il avait aussi emmené Yann aux urgences après son accident dévastateur. On a parlé et parlé encore, jusqu’à Chaumont. Je l’ai guidé jusqu’à l’immeuble de ma mère. J’ai rappelé le SAMU pour leur demander de faire partir la voiture censée emmener ma mère aux urgences. J’ai payé le taxi 100€, remercié, il est parti.

Je suis monté. Chantal râlait. Martine est partie moins de 5 minutes plus tard, totalement lâche, nous laissant dans la détresse. Francis Crevisy était enfermé dans sa chambre, il dormait a-t-elle dit, j’ai essayé de le faire venir mais pas de réponse, j’ai laissé tomber. J’ai rappelé le SAMU en leur demandant d’interrompre l’envoi de la voiture, toujours pas partie, et en leur disant : « la manière désagréable dont vous m’avez répondu et dont vous avez même coupé court à mes demandes d’information concernant la procédure d’hospitalisation sous contrainte, m’amène à annuler ma demande et à me débrouiller autrement ; je ne vous remercie pas. Au revoir. »

J’ai commencé à parler avec Chantal. Elle était très agitée et très agressive au départ, me traitant de petit con, m’accusant de vouloir foutre la merde, etc. Je n’ai pas réussi à trouver ce qu’elle avait bu, je me suis abstenu de retourner tout l’appart. On a parlé et rapidement, c’est devenu intéressant, j’ai décidé de prendre des notes sur ses propos suicidaires, puis de l’enregistrer dans cet état. J’ai sorti mon téléphone et fait mine de faire une manip sans importance. Elle a capté tout de suite que je l’enregistrais et, très curieusement, ne s’y est pas opposée. Elle n’a pas du tout essayé, à ma grande surprise, d’attaquer le téléphone ou d’interrompre l’enregistrement. Au contraire, elle s’en est même rapprochée à un moment en souriant, en demandant où il fallait parler dans le micro. Elle a témoigné pendant presque 2h. Mon téléphone a commencé à manquer de batterie et s’est éteint quelques minutes après que j’aie décidé d’arrêter d’enregistrer. Ensuite, on a commencé à se disputer, je lui ai dit : alors, et toi, qui a été violée, comment tu as pu laisser faire ça à ton propre fils ? comment as-tu pu continuer à vivre avec cet homme, Michel, qui avait déjà abandonné une femme et deux enfants, qui venait de faire de la prison pour cambriolage, qui avait une mitraillette dans le coffre au moment de son arrestation, et qui t’a forcée lors de votre premier rapport ? pourquoi n’as-tu jamais porter plainte ? Elle a tout nié en bloc, m’insultant. Ça m’a rendu très énervé !! la dispute a duré assez longtemps. On a parlé de Martine à qui je venais d’envoyer un SMS via le téléphone de Chantal, je lui ai dit : « tu as eu une attitude exécrable. Je te hais, ce soir. Je ne veux plus te voir. » Vers 1h30, Chantal est allée se coucher. Je suis resté 20 minutes dans son salon, fumer une cigarette, me calmer, et prendre des notes sur ce que j’aurais à faire le lendemain. J’ai mangé une banane, je crevais de faim et j’étais épuisé. Je suis allé dormir.

Je me suis réveillé à 10h30. Personne dans le salon, porte fermée. Je me suis fait un café sans caféine, j’ai fumé clope sur clope en commençant à appeler l’alcoologue Thomas, en vain encore, puis en appelant le centre d’alcoologie de Chaumont qui m’a conseillé de joindre les pompiers pour faire transporter ma mère mais avant cela, de joindre la psychologue Edwige Vergeot dont elle m’a donné le numéro que Chantal avait refusé de me laisser chercher dans ses ordonnances. J’ai tenté de joindre Vergeot, ça sonnait sans cesse occupé. Puis la batterie du fixe de Chantal a lâché. Je voulais aller à la banque, régler le problème de carte bancaire, et passer chercher mes analyses de sang et autres, + les dossiers médicaux de Chantal, + le reste de mon argent liquide car je n’avais presque plus d’argent. J’hésitais : je me disais, si je sors, elle est susceptible de faire ce qu’elle disait hier, boire du desktop, se jeter par la fenêtre. Il faut qqn pour la garder pendant que je m’absente une heure. Alors je suis allé voir sa voisine, une autre Chantal, dame de 50-60 ans qui lui rend parfois service. Mais cette dame n’avait pas le temps de surveiller Chantal. Il était midi 30, j’ai décidé, à contre-cœur, de demander à Martine de passer chez elle m’amener les choses laissées chez elle, et décidé de remettre le passage à l’agence Caisse d’Epargne à plus tard (ça risque de faire annuler mes achats …) J’ai dû prendre, contre son gré, le portable de Chantal. Elle racontait n’importe quoi, disait que « alcoolique un jour, alcoolique toujours », m’accusait de vouloir voler son argent, son portable, de vouloir la détruire, de foutre la merde, d’être un connard. J’ai fait ce que j’ai pu pour la calmer ou l’empêcher de m’agresser. J’ai appelé Germaine pour la tenir au courant et l’empêcher de s’inquiéter si elle restait sans nouvelles.

J’ai appelé les pompiers. J’ai été très déçu à nouveau : mes explications détaillées et complètes n’ont mené qu’à faire transférer l’appel vers le SAMU, qui a transféré vers encore un autre gars (du même service ? je m’y perdais…), qui a enfin décidé d’envoyer… les pompiers. Les pompiers sont arrivés 5-10 minutes plus tard, je leur ai  ouvert. 5 gars, puis 7. J’ai tout réexpliqué, montré les scalpels, mentionné les détergents qu’elle avait menacé de boire, parlé des montagnes de médicaments dangereux qu’elle conserve dans sa salle de bains sans en avoir l’usage et qu’ils n’ont même pas daigné regarder. J’ai eu l’impression d’être suspect à leurs yeux car ils contredisaient mes propos en constatant des faits stupides : ce domicile, c’est chez elle ? Oui ! Alors qu’est-ce que j’y fais, moi ? ben je suis son fils et je suis venu hier en taxi en urgence pour l’empêcher de boire et de se suicider ! Mais elle n’a pas fait de tentative ? C’est vrai, mais elle en a parlé clairement en mentionnant plusieurs moyens atroces avec un humour noir, elle a bu et c’est contre-indiqué et dangereux pour elle, vous voyez bien aussi qu’elle est confuse et agressive (avec tous ces pompiers dans son salon, elle avait baissé d’un ton, quand même, et faisait maintenant la gentille femme qui n’est au courant de rien…) Sur ce, les pompiers ont appelé les flics, dont ils avaient besoin. Un des pompiers m’a fait sortir et gardé dehors, sur le pas de la porte, 5 minutes, pendant que j’entendais qu’elle me dénonçait. J’ai bien précisé aussi qu’il ne fallait pas contacter Brouard qui faisait l’objet d’une dénonciation au Conseil de l’ordre, pour fautes lourdes et infractions au code de la santé publique. Ils ont alors fait descendre Chantal, en prenant son ordonnance de Brouard et sa clé et son sac. J’ai voulu encore montrer à un des flics sa salle de bains remplie de médocs toxiques – 4 cartons et boites en plastique pleines d’anxiolytiques. Mais il n’a rien regardé. Il m’a fait sortir. En bas, je me suis aperçu que j’avais oublié mon sac et j’ai demandé à remonter le chercher. L’un a commencé à me répondre non, un autre a dit ok, on y a été. En bas, les pompiers sont partis avec Chantal. Enfin, un flic m’a notifié : « vous devez quitter les lieux. La prochaine fois, vous avez droit aux menottes pour violation de domicile ». J’ai rétorqué que j’avais simplement fait mon devoir en portant assistance à ma mère en danger. Il a répété sa connerie. Je regrette de ne pas avoir pris son matricule, car cet enculé a commis un abus d’autorité, il a fait confiance à une femme en état de confusion mentale prononcée, tout en me culpabilisant moi, sans même qu’un procès verbal ait été dressé, ni une déposition et une plainte signée. Ma bravoure altruiste s’est récompensée d’une énième injustice et des menaces par un policier irrespectueux de nos lois (présomption d’innocence !!!). Je suis reparti dégoûté, mais calme.

Je me suis rendu à la gare, où on m’a répondu qu’ils ne géraient plus les bus. Ils m’ont orienté vers l’office du tourisme. Qui n’ouvrait qu’à 14h30, et il était 14h.

J’ai été dans un café à proximité. J’ai bu un grand café au lait, et mangé un croque-monsieur avec de la salade, au soleil. J’ai pris des notes sur ce qui venait de se passer.

A 14h30, office du tourisme. J’ai demandé à la dame comment je pouvais rentrer sur Liffol, n’ayant plus de téléphone pour prévenir quiconque. J’ai expliqué la situation, que j’étais venu en urgence pour aider ma mère. Elle m’a très généreusement aidé : elle a appelé un taxi, mais c’était trop cher : 70€. J’ai refusé. Elle a appelé le Conseil général pour savoir s’il y avait un service de bus, et où c’était. On l’a baladée de service en service, elle a fini par s’énerver, apprendre que le CG n’assurait plus aucune liaison entre Chaumont et les villages, et obtenir des infos sur une compagnie qui tournait toujours, quoique peu. On lui a donné un numéro à appeler. Elle les a appelés, et a trouvé une navette de 9 place qui partait de Gambetta à 18h23, après avoir refusé que je le prenne à la gare, car la compagnie qu’elle appelait n’était pas foutue de lui décrire précisément où se trouvait la station, la gare étant en travaux. Touché par la pugnacité qu’elle avait mis à m’aider, m’expliquant qu’elle ne supportait pas l’incompétence de tous ces cons, je lui ai donné mes contacts en disant : vous m’avez aidé, si vous avez besoin d’aide, je sais faire beaucoup de choses, n’hésitez pas, et je ne vous demande rien en échange. Ça l’a touchée aussi. Je lui ai demandé un téléphone en expliquant que je devais appeler ma grand-mère, fragile du cœur et souvent anxieuse, pour la prévenir de quand je reviendrais. J’ai ensuite voulu me connecter à Internet, mais elle ne savait pas faire fonctionner les ordis. J’ai su immédiatement faire marcher une tablette numérique, mais il manquait un mot de passe qu’elle n’a pas su me donner. Elle m’a alors orienté vers les Silos. J’ai été aux silos, demandé l’internet à l’accueil. J’ai été consulter mes mails à l’étage. Leur ordi de merde bugguait un peu, mais j’avais reçu de belles choses, Pin le DJ espagnol qui a accepté de m’envoyer un de ses sets géniaux que je lui avais demandé une semaine plus tôt, et Joshuah qui a super bien travaillé sur son histoire de père séropo suicidé et de secret de famille, et que j’ai félicité et encouragé en lui donnant des consignes précises pour continuer son scénario. Je suis repassé à l’office du tourisme pour corriger un truc qu’elle m’avait dit – que l’internet, c’était sur rendez-vous, alors que non, il suffisait d’avoir une carte ou de payer un prix modique – j’ai dit que c’était important pour les gens paumés. Je l’ai encore remerciée et suis parti vers l’arrêt Gambetta. J’ai eu de plus en plus froid, pendant une heure, en demandant l’heure régulièrement. Vers 18h13, la navette que je voulais prendre est effectivement passée : à 40 à l’heure, SANS S’ARRÊTER, et le conducteur n’a même pas tourné la tête vers moi alors que je scrutais la route à la recherche du bon véhicule pendant tant de temps. J’étais dégoûté, car à l’office du tourisme, j’avais blagué en disant : « le comble, ça serait qu’ils passent à l’arrêt, mais sans s’y arrêter » : eh bien, j’avais vu juste… Je me suis demandé : maintenant, que faire ? J’ai froid, j’ai faim, je suis épuisé, comment rentrer à Liffol ? Je n’ai pas hésité longtemps, je me suis dit : j’ai ma radio des poumons sur moi, c’est rigide, une face est toute blanche : je trouve un marqueur, et je fais du stop. Je n’en avais jamais fait avant. Je me suis rendu dans un restaurant, j’ai pris un café à 2€40 et demandé un téléphone pour appeler Germaine pour qu’elle ne s’inquiète pas. Je lui ai dit que j’allais rentrer en stop, elle a voulu me faire ramener par le taxi Thivet mais j’ai dit que j’étais prêt à rentrer à pieds s’il le fallait, que j’avais déjà marché 40 kilomètres, comme elle le sait, en 2005. Je suis rentré dans une pharmacie où j’ai demandé un marqueur. J’ai écrit SAINT-BLIN / LIFFOL en gros sur ma radio, remercié, et me suis placé, bien visible, juste à la sortie de Chaumont avant la dernière station-service, avant la Maladière. 4 voitures sont passées, la 5è s’est arrêtée, une grosse voiture, je n’avais pas attendu plus de 5 minutes ! J’ai remercié le gars et commencé à sympathiser avec lui. Il est chef des ventes chez un concessionnaire automobile de Chaumont J On a parlé de tout et de rien. L’homme, 50 ans environ, cheveux gris, moustache, un peu bourru mais sympa, a conduit très vite – 130 – avait un GPS super précis, et m’a laissé à la sortie d’Andelot, où il habite. Il m’a dit qu’il faisait lui-même beaucoup de stop quand il était jeune étudiant.  A la sortie d’Andelot, même jeu : posté devant un lampadaire devant une pharmacie, une quinzaine de voiture sont passées, et une s’est arrêtée, encore une grosse voiture très confortable. Je suis monté, me suis présenté, lui aussi, et là encore on a commencé à sympathisé. Il allait vers Illoud mais a généreusement décidé de m’amener jusqu’à Liffol, sur la nationale. Lui, A., est organisateur d’événements sur Chaumont et au Togo. Je l’ai trouvé super sympa et je lui ai dit que s’il avait besoin, j’ai un gros réseau d’amis dans tous les arts, littérature, musique, arts plastique, informatique, et que s’il avait besoin de quelque chose, qu’il n’hésite pas : j’ai laissé tous mes contacts. Lui-même m’a laissé la brochure d’un projet qu’il est en train de monter, et fait écouter un morceau de techno fait par un de ses potes J Lui aussi a conduit super vite, à 130, il a même fait une erreur de dépassement hasardeux qu’il a corrigée illico.  Je suis enfin rentré chez Germaine, heureux de ma toute première, et si géniale, expérience de stop, que je n’avais jamais osé avant. J’ai couru jusqu’à la maison pour me réchauffer, Germaine a été surprise de me voir si vite. J’ai mangé du chili en lui racontant ma journée en bref, puis pris une douche en écoutant de la musique, puis je suis venu ici raconter tout ça.

La vie est pleine de démons, mais tous ces monstres ne pourront jamais vaincre l’armée des anges, des gens solidaires, généreux, tendres, gentils, chaleureux, sympas, qu’on rencontre tous les jours, toutes les heures, pour peu qu’on soit ouverts à eux. »

 

Je vous rappelle que je suis écrivain aujourd’hui, j’ai commencé à écrire dans le HLM rue Robespierre en 1994, j’ai volé beaucoup de livres à la bibliothèque municipale où j’ai aussi fait un stage plus tard sans rien prendre cette fois ( 😉 eh oui dans ce monde horrible j’avais besoin de beauté et rien ni personne ne m’en offrait donc j’ai pris mes responsabilités d’adolescent et j’ai fait ce que je pouvais : m’emparer de la beauté, faire mienne la culture du monde, les sciences, les arts, développer mon humanité dans ce monde ultra-violent 52000 Chaumont France), depuis j’ai publié 6 livres à compte d’éditeur, j’en ai écrit le triple, je publie énormément de choses sur un site personnel, j’ai été primé 3 fois par l’Etat français : le CNL, Culture France/Institut français, et eu d’excellentes relations avec des responsables très qualifiés de l’Agence Régionale du Livre PACA et du Rectorat de Nice. Eh oui je croyais en la culture française au départ, quand on est jeune on est toujours trop naïf, aujourd’hui à 35 ans la France m’a fait perdre toutes mes illusions donc je me suis résigné à la haïr.

Dans ces conditions, n’ayant aucune confiance en la justice ni la justesse du système, ne sachant pas du tout à qui et à quoi je m’adresse et m’expose vraiment, vous comprendrez que je me protège en publiant, en rendant publique cette lettre que je vous adresse comme au représentant local des affaires de justice publique, de vie collective, en France. Je la publie donc sur mon site, en section Lettres publiques, dans Chroniques. Vous pourrez trouver sur mon site des écrits qui provoquent la loi de manière agressive et humoristique, assumée et voulue, dans la mesure où ce sont des lois liberticides, contraires à la lettre comme à l’esprit des droits de l’homme – par exemple les lois sur l’insulte, l’outrage et la diffamation, tout droit sorties de la République bourgeoise-colonialiste du 19è siècle, ou la loi Gayssot anti-liberté d’expression, ou encore les lois anti-drogues qui bafouent sans scrupules le droit de chaque citoyen et de chaque être humain à disposer librement de son corps, y compris pour lui faire du bien, ou du mal. Je ne renie rien : je vous demande de contribuer à abolir ces lois fascistes. Si je veux, j’écris bien, et si je veux, j’écris mal et je raconte n’importe quoi. Je suis un citoyen libre, un écrivain français largement primé par l’Etat et intégré à mort au système. On est d’accord qu’il y a écrit Liberté Egalité Fraternité sur ma carte d’identité dans les préfectures, et non pas Autorité Hiérarchie Cynisme ? On est d’accord, monsieur le commis de l’Etat ?

Monsieur, je vous confie tellement de choses, les faits sont tellement énormes, les infractions craquent tellement de toutes part du système, la famille, la médecine, la justice sociale, la solidarité, tout n’est tellement pas conforme à l’esprit des lois selon Saint Montesquieu, que vous comprendrez que je me sens totalement démuni, moi simple citoyen, devant autant d’horreur.

Si Chaumont c’est Bagdad, je me mets à penser comme Ségolène Royal : j’envoie l’Armée. Revenez du Mali, on a déjà pas mal de barbares en France, notamment dans les logements de fonction de la République, pute de luxe. Moi, j’ai fait l’effort de rédiger toute cette lettre en français, je suis écrivain, mais je ne bosse pas non plus gratuitement pour faire un boulot de nettoyage de la porcherie française. Les travaux d’Hercule, il faut demander ça à monsieur Luc Châtel, Maire de Chaumont, ancien Ministre de l’Education du gouvernement Fillon sous la présidence Sarkozy, et dont la femme s’est suicidée en décembre 2012, personne n’a su pourquoi. Il s’y connait en éducation mais aussi en santé car il est président d’honneur de l’Hôpital public de Chaumont.

Bon travail donc. Au cas où vous n’ayez vraiment pas le temps cette année de vous pencher sur les barbaries évoquées, j’espère que les inspecteurs Columbo et Pif-Gadget auront du temps libre pour venir à ma rescousse en vitesse : Speedy Gonzalez les encouragera tout du long avec des formulations olé olé, et de toute façon Droopy leur ouvrira la porte du Palais de Justice, même de justesse, mais in fine. Vous voyez, je suis un éternel gamin, naïf, inconscient, j’espère toujours voir le bout du tunnel à la fin du film, y’en a qui ont de l’imagination quand même, dans ce monde réel.

Je vous signale pour finir que ce message vous est aussi envoyé de la part du peuple français, tel qu’il est : les alcooliques, enfants battus, femmes battues, femmes violées, enfants violés, violeurs, pères frappeurs, mères frappeuses, employés négligents ou incompétents des administrations, médecins généralistes vénaux, dentistes à fric, infirmières moqueuses, chirurgiens de cirque, avocats corrompus, juges sous influence, responsables administratifs absents, secrétaires au commissariat, enquêteur de police, bref, les bourreaux et les victimes collatérales de la paix en Europe depuis 1945 et de « l’Etat de droit » depuis une éternité en France, où règnent et s’appliquent – en théorie – des lois justes et des institutions qui fonctionnent. Au revoir, passez une bonne journée ?

Vous pouvez m’écrire à

Ludovic Bablon

14 rue de l’Eglise

52700 Liffol Le Petit

Où vit surtout ma grand-mère mourante. Vous la trouverez scotchée devant la télé elle aussi, sa sœur Paulette vient de mourir de cette façon en février, c’est elle-même qui l’a trouvée morte dans son fauteuil.

Si possible, si vous n’êtes pas trop retardataires dans vos services en matière de technologies de communication, préférez tout simplement m’écrire par e-mail, au lieu d’assassiner des arbres et de gaspiller de l’énergie nucléaire : [email protected]

Je retourne légaliser le cannabis dans les préfectures françaises et au Bundestag en Allemagne et écouter de la musique douce (c’est la musique ma vraie drogue, elle je n’arrête jamais !), à plus !

Ludovic Bablon

 

Bablon Chantal

Née le 20 mars 1951

13/21 Cité de Bourgogne, 52000 Chaumont

N° de Sécurité sociale : 251035228900379

N° carte nationale d’identité : 92/3592  et SG11771

Objet: Demande de transmission de mon dossier médical

Note préliminaire : la présente lettre recommandée avec avis de réception contient deux pages, notées 1/2 et 2/2 en bas à droite de chaque page.

Monsieur François CHAPUIS, Directeur du Centre hospitalier de Chaumont, 2, rue Jeanne d’Arc, 52014 Chaumont.

 

J’ai été hospitalisée dans votre établissement

–          une première fois à la date du 5 janvier 2011 et jusqu’au 21 janvier 2011

–          une deuxième fois à la date du                            2011 et jusqu’au 28 mars 2011

J’ai été opérée

–          le 6 janvier 2011 (date sous réserve d’exactitude, car j’étais en souffrance avec des facultés mentales diminuées) par le Dr DEEP RAMBORUM du service de CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE de votre établissement, qui a pratiqué deux opérations du col du fémur avec pose d’une prothèse fémorale

–          et                                         2011 (même remarque que précédemment) par le Dr DEEP RAMBORUM, qui a pratiqué une nouvelle opération pour modifier la position de ladite prothèse fémorale.

 

Je vous serai reconnaissante de bien vouloir me faire parvenir, sous huit jours (8 jours), l’intégralité des documents qui constituent mon dossier médical tel que défini par le décret du 30 avril 2002 de la loi du 4 mars 2002 relative au Droit des malades et à la qualité du système de santé. Ce dossier médical devra comprendre au minimum toutes les informations formalisées recueillies lors des consultations internes et/ou externes dispensées dans l’établissement, lors de l’accueil au service des urgences ou au moment de l’admission et au cours ainsi qu’à la fin de mes séjours hospitaliers. Notamment, l’ensemble des documents suivants pour chacun de mes deux séjours :

– les bulletins d’entrée dans votre établissement,- les lettres du médecin qui est à l’origine de la consultation ou de l’admission; ainsi que toute la correspondance qui a été échangée avec mon médecin traitant ou d’autres spécialistes et professionnels de santé,- les motifs d’hospitalisation;
– les recherches d’antécédents et de facteurs de risques;
– les conclusions de l’évaluation clinique initiale;
– les types de prise en charge prévus et les prescriptions effectuées à l’entrée;
– la nature des soins dispensés et les prescriptions établies lors des consultations externes ou des passages aux urgences;
– l’intégralité des prescriptions qui m’ont été conseillées,

– les doubles des cahiers de transmission des consignes thérapeutiques,

– les dossiers de soins et/ou les feuilles de température et de soins infirmiers journaliers,

– l’ensemble des examens de laboratoire,

– les compte-rendus opératoires établis par le chirurgien qui m’a opérée,

– les documents attestant de mon consentement écrit pour le type d’intervention et d’anesthésie pratiquées (ou pour la mise en oeuvre du protocole de traitement),

– les documents de suivi postopératoire (dossier d’anesthésie et de réanimation, examens biologiques post-opératoires).

– l’ensemble des radiographies et des examens spécialisés (échographies, scanner, L.R.M., scintigraphies…) qui ont été pratiquées,

– les informations relatives à la prise en charge en cours d’hospitalisation: état clinique, soins reçus, examens para-cliniques (imagerie…);
– les informations sur la démarche médicale adoptée d’un commun accord entre le praticien et le patient;
– tout document ayant requis mon consentement écrit pour les situations où ce consentement était requis sous cette forme par voie légale ou réglementaire;
– la mention des actes transfusionnels pratiqués sur ma personne et, le cas échéant, copie de la fiche d’incident transfusionnel;
– les éléments relatifs à la prescription médicale, à son exécution et aux examens complémentaires;
– les informations relatives aux soins dispensés par les autres professionnels de santé;

– les compte-rendu d’hospitalisation et les lettres rédigées à l’occasion de mes sorties;
– les prescriptions de sortie et les doubles des ordonnances de sortie;
– les modalités de sortie (domicile, transfert dans une autre structure, prise en charge par l’hospitalisation à domicile)

Au sujet des clichés d’imagerie médicale, notamment les radiographies pré-opératoires et post-opératoires dont le Dr Deep Ramborum ne m’a jamais transmis aucune copie, je vous prie, dans le cas où vous refuseriez de les transmettre à titre gratuit, de fournir en réponse à la présente demande (ou, à défaut d’obligation légale, dans les délais les plus brefs qu’il vous sera possible) un devis concernant les frais de copie ou de reproductions et les délais d’obtention desdites copies ou reproductions.

 

Je vous rappelle que ma demande est formulée en accord avec la législation en vigueur (décret du 30 avril 2002) qui vous fait obligation de communiquer les pièces sur simple demande et sous huit jours.

 

Dans l’espoir que vous accueillerez ma demande avec bienveillance et en vous remerciant d’avance de votre coopération, et tout en me permettant de vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes salutations respectueuses.

 

A Chaumont,

le vendredi 23 décembre 2011

 

Chantal Bablon