Le cannabis rend dĂ©bile : c’est ce que prouvent les tests d’intelligence :-) DĂ©fi aux chercheurs et Appel aux fumeurs

Cela fait plusieurs fois que sur divers sujets de sociĂ©tĂ©, parmi lesquels le cannabis, je vois les autoritĂ©s politiques et mĂ©diatiques s’appuyer sur des autoritĂ©s scientifiques pour justifier des discriminations et des criminalisations de pensĂ©es, de goĂ»ts, de besoins, de prĂ©fĂ©rences personnelles. La sodomie, le triolisme, la fumette, le transvestisme, tout ce qu’ils n’aiment pas, ce qui les rĂ©vulse, ils le passent Ă  la moulinette de leurs grilles inflexibles et nous font passer, eux professeurs, dĂ©putĂ©s, chercheurs, journalistes, pour des simplets et des idiots, des malades et des dĂ©ficients.

Loin d’ĂȘtre objectifs et dĂ©sintĂ©ressĂ©s, ces gens poursuivent des buts politiques et Ă©thiques Ă©vidents : ils instrumentalisent entre autres les tests d’intelligence pour imposer leurs vues sur la totalitĂ© du corps politique, quel que soit le sujet concernĂ©. Tout Ă  fait comme au temps des mĂ©decines totalitaires, sans vouloir toucher tout de suite le fameux point G(odwin) du dĂ©bat public.

Eh bien on va voir si je suis idiot. Je vais vous dĂ©montrer que vos tests d’intelligence ne mesurent de façon fiable qu’une seule chose : votre bĂȘtise.

Plus vous y croyez, plus vous ĂȘtes bĂȘtes : voilĂ  le premier rĂ©sultat de vos propres tests de QI messieurs les chercheurs đŸ™‚

D’office, que ce soit clair : je ne suis ni docte docteur, ni chercheur sachant chercher sans son chien, ni professeur professionnel (Ă  la solde de l’Etat, Ă  l’abri des balles, du bon cĂŽtĂ© du manche), ni diplĂŽmĂ©-certifiĂ©-tricher-n’est-pas-jouĂ©. Eh pourtant, mon intelligence va bousiller la vĂŽtre. Tu m’entends, diplĂŽmĂ© de psycho, Ă©tudiant en bĂ©haviourisme d’influence, prof de marketing, assistante parlementaire, tu me piges bien, je vais faire du petit bois avec le grand chĂȘne de ta superbe autoritĂ© scientifico-politique, en un temps record. T’es prĂȘt, joueur, tu as le sens des dĂ©fis intellectuels ?

Alors, toujours en prĂ©ambule je vais aussi honnĂȘtement dĂ©clarer que je ne vais faire aucune recherche documentaire pour renouveler mes connaissances trĂšs floues au sujet du test de Binet et de tout ce qui lui ressemble depuis qu’on a mis de l’argent pour dĂ©velopper ce joli concept de psychomĂ©trie. Oui, c’est une vraie provocation intellectuelle, que je vais justifier illico : philosophiquement, testeur, ton projet est absurde. Du coup, examiner l’erreur en dĂ©tails, j’ai autre chose Ă  foutre. Quand j’ai dit ça, j’ai tout dit : tu te mets Ă  faire des recherches sur la quantitĂ© de kĂ©ratine dans la corne des licornes de tes rĂȘves de grand enfant fascisant, mais dĂšs l’annonce que tu fais de son concept, ton autoritĂ© de tutelle si elle faisait le boulot te menacerait de renvoi immĂ©diat si tu ne montres pas un peu plus de sĂ©rieux dans tes dĂ©marches scientifiques. Seul l’État et les entreprises sont disposĂ©s Ă  payer ta came… Aucun citoyen, aucun malade n’en demande.

Tu crois que tu vas nous projeter l’intelligence par une batterie de tests de ci de ça (logique, psychomoteur, affectif, blabla) sur des Ă©chelles numĂ©riques ? SĂ©rieusement, c’est bien ça ton idĂ©e ? Non, ton idĂ©e ne peut pas ĂȘtre ce dĂ©lire, car une telle activitĂ© de mesure n’a en soi aucun intĂ©rĂȘt. Non, ton idĂ©e initiale doit ĂȘtre quelque chose comme un projet de contrĂŽle d’autrui.

A quoi te servirait d’aller faire des mesures des pieds d’autrui ? Pour dĂ©sirer savoir les mensurations exactes des pieds de la population, il faut ĂȘtre soit l’ArmĂ©e nationale – qui doit Ă©quiper ses millions de soldats  – soit un marchand de chaussures – qui doit coller Ă  la semelle aux besoins de la population rĂ©elle. Aucun individu ou groupe sain d’esprit ne peut vouloir mesurer l’intelligence d’autrui, Ă  part si c’est pour l’instrumentaliser, le traiter, le gĂ©rer, le juger (« ce tueur est-il fou ou sain d’esprit? »)…

L’envie de mesurer ne saurait ĂȘtre spontanĂ©e, on mesure pour construire ou fabriquer, on mesure pour agir. En l’occurrence, j’observe que de facto, les tests de type QI servent Ă  discriminer (ah, ceux-lĂ  sont surdouĂ©s et ceux-lĂ  sont dĂ©ficients mentaux, vous dites – quand vous dites ça, c’est vous les dĂ©ficients mentaux).

Ces tests ne savent pas – quand j’ai Ă©normĂ©ment lu en psychologie thĂ©orique et clinique, jusqu’Ă  2005-6-7, du moins, je crois bien qu’ils ne le savaient pas – mesurer tout un tas de choses, comme :

L’aptitude Ă  l’apprentissage sur tous les canaux disponibles

(De facto, les « ressources humaines » rĂ©elles de la population sont carrĂ©ment sous-exploitĂ©es par la sociĂ©tĂ© rĂ©pressive et aliĂ©nante… je ne vois donc personne chercher Ă  tester le potentiel de dĂ©veloppement universel de chaque individu : c’est beaucoup trop humaniste comme idĂ©e, ni l’Etat ni des mĂ©decins ou chercheurs payĂ©s par l’Etat ou le marchĂ© capitaliste ne se lanceraient dans une telle entreprise… une ONG puissante, Ă  la limite !)

L’aptitude Ă  communiquer avec autrui Ă  divers niveaux

J’ai vu des tests qui mesurent l’intelligence individuelle, or l’intelligence m’apparaĂźt phĂ©nomĂ©nologiquement comme, par dĂ©finition, un phĂ©nomĂšne transactionnel, social ET objectal par principe. L’intelligence, c’est l’aptitude Ă  comprendre ce que veut autrui et ce dont il a besoin, c’est donc en grande partie un phĂ©nomĂšne d’empathie. Je ne me souviens pas avoir vu des Ă©tudes sur les effets du cannabis, prenant le parti d’Ă©tudier ses effets sur la sociabilitĂ©, les Ă©motions, l’expression, et l’empathie. J’ai vu exclusivement des Ă©tudes scientifico-Ă©tatiques malhonnĂȘtes mĂȘme si prestigieuses (un clochard intelligent est lĂ©gitime Ă  critiquer un prĂ©sident idiot, pas vrai ? Le QI du clochard serait potentiellement plus haut que celui du prĂ©sident dans ce cas lĂ , non ? Est-ce que cela arrive, vous avez des chiffres lĂ -dessus ? Quelqu’un vous a payĂ© pour passer des annĂ©es Ă  savoir cela ? Oui, non, ta gueule ?)

Les habiletĂ©s et les facilitĂ©s d’expression Ă  divers niveaux

J’ai vu qu’on dĂ©crivait dans la littĂ©rature des pathologies – c’est une obsession de la mĂ©decine hygiĂ©niste, lutter contre le Mal diabolique, les forces obscures qui font peser une menace sur la civilisation, l’ordre moral, l’ordre public, la lĂ©galitĂ©, et ta mĂšre.

On dĂ©crit entre autres – et on discrimine, donc, parfois – des dyslexiques, atteints de « dyslexie » donc. Une de mes exs Ă©tait orthophoniste, on discutait des outils qu’elle avait pour diagnostiquer et tester et rĂ©Ă©duquer… J’ai plusieurs amis gĂ©niaux classĂ©s dyslexiques – ils n’ont d’ailleurs pas du tout le mĂȘme problĂšme Ă  mon avis, et les 3 viennent tout simplement de systĂšmes d’Ă©criture non-français (arabe, hĂ©breu, espagnol). Cette dyslexie me fait bien rire.

J’ai lu un livre passionnant, mais rebelle et minoritaire : Pour une clinique du rapport au savoir. Il Ă©tudiait les cas d’Ă©lĂšves ayant de mauvais rĂ©sultats, et recherchait les causes. TestĂ©s nĂ©gatifs au cursus scolaire, on les aurait sans doute testĂ©s faibles au QI et aux autres attrape-nigauds de labo. Eh bien je n’y crois pas une seule seconde, et ce livre dĂ©crivait les causes des blocages des Ă©lĂšves : l’un dĂ©testait son pĂšre comptable, donc refus des maths, inconscient. Ce n’est pas qu’il n’en avait pas l’aptitude, l’intelligence, c’est qu’il refusait de la manifester ou de la dĂ©velopper. Pour tester son intelligence, il aurait fallu pouvoir mesurer son refus d’apprendre et mettre la gravitĂ© et le sĂ©rieux de ses motivations sur une Ă©chelle de 1 Ă  10. Un autre Ă©tait forcĂ© Ă  la performance, et faisait donc Ă  la fois prosĂ©lytisme et refus. LĂ  aussi le QI serait une notion totalement Ă  cĂŽtĂ© de la plaque.

Traumatiser un gĂ©nie potentiel revient Ă  en faire un dĂ©ficient. Votre systĂšme de discrimination Ă  la con qui multiplie les erreurs de classement va donc mettre des intelligences faibles avec des fortes et inversement, et leur appliquer des traitements de force : l’hyper-apprentissage pour les khĂągneux, et la rĂ©crĂ© permanente pour les trisomiques.

Le cas des trisomiques est vraiment intĂ©ressant, il montre bien que le QI sert Ă  classer, bien sĂ»r leur apparence physique les classe d’office face Ă  la majoritĂ© non-trisomique, mais devant cette Ă©trangetĂ© on voit bien que les hommes et les femmes scientifiques, politiques, mĂ©diatiques, ont ressenti le besoin de mesurer le monstre pour mieux en calmer l’angoisse. Depuis que j’affirme mon intelligence et que je suis sorti de la bĂȘtise de mon milieu social, oĂč j’ai Ă©tĂ© plongĂ© jusqu’Ă  mes 18 ans, je n’ai plus peur des « dĂ©biles » ni des trisomiques, ni des fous qui parlent dans la rue, ni des clochards Ă  l’esprit et au corps flinguĂ©s, ni des victimes qui souffrent en s’exprimant. Je n’ai plus peur et suis capable de communiquer avec eux/elles. Et je ne ressens pas le besoin de les classer, ni de les Ă©loigner de moi, j’accepte intĂ©gralement d’ĂȘtre Ă  leur contact que je trouve aussi enrichissant que celui des enfants.

Or j’ai vu rĂ©cemment, les annĂ©es passĂ©es, comment les autoritĂ©s et la presse ont traitĂ© des schizophrĂšnes criminels, avec une grande intolĂ©rance, un grand mĂ©pris. Cette fois la profession mĂ©dicale a rĂ©agi avec le beau collectif La Nuit sĂ©curitaire qui s’opposait Ă  la psychiatrie sarkozyste. Les schizos, « fous », autistes, trisomiques, intelligences anormales, dangers publics, ostracisĂ©s, enfermĂ©s, sĂ©questrĂ©s par l’État et la mĂ©decine, sur critĂšres de grilles, de descriptifs, de rĂ©fĂ©rentiels, bref, d’outils intellectuels destinĂ©s Ă  rendre rĂ©elles des discriminations thĂ©oriques qui n’existaient pas avant leur mise en exploitation politico-scientifique. Je vous ai bien niquĂ©s lĂ  nan ? 🙂 Pure intelligence de trickster – sortez vos rusomĂštres de compĂšt’ et vos microscopes Ă  blagues fines x10 000 !

 

1. Défi aux scientifiques expérimentaux (et notamment aux propagandistes anti-cannabis)

AprĂšs toutes les saloperies Ă©manant d’autoritĂ©s dites lĂ©gitimes et que j’ai lues Ă  propos de la dĂ©ficience intellectuelle provoquĂ©e par le cannabis, je vous lance ce dĂ©fi : prenez-moi comme cobaye, et on fait une Ă©tude, non pas en double-aveugle, mais en double-vue :

L’Ă©tude vous sert Ă  Ă©laborer des donnĂ©es sur l’intelligence d’un fumeur, et l’Ă©tude me sert Ă  mesurer votre stupiditĂ© et celle de votre Ă©tude et celle des thĂ©ories et des intentions qui sont derriĂšre votre Ă©tude. 🙂

Deal ? Vous vous chargez de mon Quotient Intellectuel, et je m’occupe de votre Quorum d’Idiotie. C’est une win-win strategy colombe au sens de Neumann et Morgenstern ça mon gaillard, tu trouves pas ça d’occasion sur eBay !!!

Le protocole pourrait ĂȘtre :

  • AprĂšs 1 mois oĂč je m’abstiens de toute drogue, vous me faites passer vos tests. Cela aboutit Ă  chiffrer mon « intelligence » (si c’est bien ce que mesure votre test…) Il apparaĂźtra peut-ĂȘtre que j’ai 60 de QI, ce n’est pas impossible, inch’Allah.
  • Ensuite, une autre fois, lĂ  je fume, et je repasse vos tests.

PAR AILLEURS, car c’est la deuxiĂšme partie de mon contrat de cobaye volontaire, j’impose d’ĂȘtre testĂ© aussi sur d’autres critĂšres, comme ma crĂ©ativitĂ©, ma sociabilitĂ©, mon empathie, pour ne pas que l’Ă©tude aboutisse Ă  des conclusions totalement partielles et partiales, oĂč les donnĂ©es auraient Ă©tĂ© d’office choisies pour donner un rĂ©sultat dĂ©favorable Ă  certains enjeux de sociĂ©tĂ© profonds…

Je signale au passage que j’ai Ă©crit tout cet article 1h aprĂšs avoir commencĂ© Ă  fumer, aprĂšs avoir passĂ© une semaine sans fumer. Essayez de chiffrer mon niveau linguistique, logique, intellectuel, et ma culture gĂ©nĂ©rale, ma mĂ©moire, mon attention, d’aprĂšs cet article que je viens d’Ă©crire ? Vous pouvez ptet dĂ©jĂ  mettre des trucs en graphiques lĂ , si vous avez du temps Ă  perdre ?

A propos de ma sociabilitĂ©, je voudrais bien me livrer Ă  cette expĂ©rience : j’ai 2h pour rencontrer une personne. Une fois je rencontre quelqu’un sans avoir fumĂ©, une autre fois en ayant fumĂ©. Vous Ă©valuerez deux choses : la qualitĂ© de ce que je peux vous dire de cette personne – vous pouvez faire estimer ça par la personne concernĂ©e, par exemple j’essaierai de deviner certains Ă©lĂ©ments de la vie de cette personne sans qu’ils m’aient Ă©tĂ© clairement dits – vous aurez la vidĂ©o avec le son donc vous pourrez mesurer la quantitĂ© d’infos que j’ai cru deviner et qui sont validĂ©es comme justes, exactes, pertinentes ou franchement intĂ©ressantes ou proches de la rĂ©alitĂ© par les intĂ©ressĂ©(e)s. On fait ça une fois avec cannabis (pour moi hein !) et une fois sans.

Pour ĂȘtre juste Ă  propos de cette intelligence sociale, on doit aussi me tester avec 2 groupes et dans 2 Ă©tats, ce qui fera 4 expĂ©riences, avec les deux paramĂštres : A1 j’ai fumĂ©, A2 j’ai pas fumĂ©, B1 le groupe a fumĂ©, B2 le groupe n’a pas fumĂ©. Parce qu’Ă©videmment, le fait de ne pas ĂȘtre exactement dans le mĂȘme Ă©tat chimique et mental induit des diffĂ©rences de perception suivant chaque configuration micro-sociale, qui apparaĂźt donc comme un paramĂštre important de la performance cognitive, si vous me suivez ? (paramĂštre de communication sociale que le QI ignore superbement, un peu comme s’il testait des machines… quelle erreur terrible… Il se trouve que les trisomiques et plusieurs autres types de dĂ©ficients sont des hyper-sociaux !! Les hyperactifs aussi ! Niveau crĂ©ativitĂ©, certains ont la capacitĂ© monumentale de fatiguer psychologiquement et affectivement plusieurs personnes chaque jour đŸ˜‰ … Alors, les appeler « dĂ©ficients » en fonction du QI, c’est quoi d’autre qu’une mĂ©prisante insulte bien-pensante ?)

Je pense qu’il est possible en effet que vos Ă©tudes soient justes dans le chiffrage : il est possible que je perde, suivant les doses ou la fatigue mentale (je travaille beaucoup vous savez, tout idiot que je suis, j’ai une longue, longue habitude du travail conceptuel…), une partie de mes facultĂ©s. Je ne serais donc pas surpris que mon QI officiel sous beuh (carrĂ©ment effondrĂ©) soit plus faible que mon QI officiel sans beuh (dĂ©jĂ  pas top, vu comme je suis dĂ©bile…) Mais je n’y verrais aucune preuve du fait que mon intelligence s’est affaiblie, j’y verrais simplement un ridicule biais de la mĂ©thode, qui n’a testĂ© qu’un seul paramĂštre, s’interdit tout holisme, et arrive de toute façon avec une grille fortement normative, imprĂ©gnĂ©e de social, de politique, d’Ă©conomique – une grille destinĂ©e Ă  mesurer les aptitudes linguistico-logico-mathĂ©matiques des gens, en gĂ©nĂ©ral en vue de dĂ©terminer leur valeur et leur place dans la hiĂ©rarchie sociale pyramidale et le systĂšme de production. Les gens n’aiment pas spontanĂ©ment rĂ©soudre des batteries de tests absurdes. L’intelligence sociale n’a jamais menĂ© lĂ  – la bĂȘtise fasciste, si !

Je ferais volontiers, s’il s’agissait de tests linguistiques, des tests impliquant une mesure de la quantitĂ© et de la qualitĂ© de crĂ©ativitĂ© dont je suis capable, avec herbe et sans herbe. Je veux bien passer vos tests logiques et mathĂ©matiques, mais en Ă©change, on fait aussi une Ă©preuve dissertation libre, d’accord ? Ou sketch comique, ou dĂ©monstration philosophique, ou paroles de chanson, comme vous voudrez. On pourrait avoir pour rĂšgle par exemple de tester ma grammaire et ma syntaxe et mon vocabulaire – ou ce qu’il en reste ! 😉 – quand j’ai et n’ai pas fumĂ©, je serais intĂ©ressĂ© de voir les diffĂ©rences… Un challenge pourrait ĂȘtre pour moi d’Ă©crire les phrases les plus longues et les plus compliquĂ©es possible. Un de mes textes, Apaisante et consolatrice (ça dĂ©signe la mort…) est Ă©crit d’un seul trait, en une seule phrase de 10-20 pages. Je peux le refaire. Si je peux montrer que, avec comme sans beuh, j’ai Ă©tĂ© capable d’une longue, Ă©norme phrase riche, plaisante, littĂ©raire (elle aura le droit d’ĂȘtre transgressive, les anacoluthes seront permises, OK ?), dans ce cas est-ce que l’État et les experts-psychologues voudront bien me dispenser d’aller faire le dĂ©bile en prison pendant 1 an pour avoir fumĂ© pendant que j’Ă©crivais certaines pages de mes livres, de mes articles, de mes analyses narratologiques ?

J’aimerais aussi que vous me testiez sur une Ă©preuve de musique pure. Je sais que l’idĂ©e ne vous enchante pas car la musique, c’est souvent un truc de gaucho, mais bon… Donc lĂ  encore on fait ça comparativement, vous me donnez 4h d’Ableton Live sans beuh et 4h avec beuh, et on voit si mon sens de l’harmonie, du rythme, des effets, ont faibli ou forci ou autre.

Faudrait aussi mesurer sur une durĂ©e moyenne genre une semaine avec et une semaine sans, tout ce que ça change. A mon avis y’a du bon et du mauvais, c’est bien pourquoi j’alterne, pas folle la bĂȘte…

Il faut aussi mesurer mon intelligence Ă©motionnelle et mes paramĂštres physiques, et voir ce que j’en fais et si c’est profitable.

Par exemple, vous pouvez peut-ĂȘtre mesurer avec assurance et prouver qu’en moyenne un sujet sous cannabis sera plus Ă©motif qu’un sujet sans. Dans ce cas, le rĂ©sultat ne veut rien dire en soi. Si c’est pour conduire une machine avec prĂ©cision, mieux vaut ne pas fumer. Mais si c’est pour Ă©crire des paroles bouleversantes, alors un joint pourrait contribuer Ă  relaxer l’esprit et Ă  laisser venir des intuitions et des Ă©motions troubles que la conscience normale aurait nĂ©gligĂ©es. Mesurer un facteur « en soi » et sans considĂ©rer la dimension, le contexte oĂč la facultĂ© mesurĂ©e sera censĂ©e s’appliquer, ça ne sert strictement Ă  rien vu que suivant les dimensions et les contextes la facultĂ© en question sera un atout, ou un handicap ou rien.

Il faut aussi mesurer ce que le plaisir (en partie placebo !) de l’herbe apporte Ă  mon Ă©quilibre affectif en gĂ©nĂ©ral. Si pour une raison ou pour une autre la beuh me fait me sentir mieux, dans ce cas je suis plus disponible, en moyenne, Ă  mon travail cognitif, non ? Il y a un mĂ©canisme de renforcement positif, non ? La beuh pourrait ralentir ma logique, mais amĂ©liorer mon bien-ĂȘtre d’ensemble, donc ma productivitĂ©, s’il en Ă©tait question, possible ou pas possible ? On teste ?

S’il s’agit de mesurer mes erreurs : j’ai admis que j’Ă©tais plus susceptible de faire des erreurs sous cannabis que sans. Par contre, pour ĂȘtre intĂšgre, je demande un examen de la qualitĂ©, de l’efficacitĂ©, du sens et de la valeur de ces erreurs, d’une maniĂšre globale, comparĂ©e au processus d’apprentissage. Car, regardez… S’il s’avĂ©rait que je fais 10 fois plus d’erreurs, mais que je tente 100 fois plus de solutions, j’aurais finalement un meilleur taux de rĂ©solution de problĂšmes, non ? HĂ©, niquĂ©, lĂ  encore… Et je veux un examen de ces erreurs Ă  la lumiĂšre du concept dĂ©sormais bien connu de sĂ©rendipitĂ©, c’est Ă  dire les trouvailles de hasard, ou mĂȘme les bĂ©nĂ©fices de l’erreur. En se trompant, on trouve parfois des choses meilleures que tout ce qu’on aurait pu trouver sans se tromper. NiquĂ©, et reniquĂ© !!

De facto de toute façon je sais que vos tests et vos descriptions ont tort, carrĂ©ment tort, car ils prĂ©disent sans le vivre le contraire de ce que j’observe en le vivant. Vous ĂȘtes anti, je suis dedans depuis 10 ans, et cela n’a en rien stoppĂ© ma production intellectuelle et artistique. Les limites que j’Ă©prouve sont celles de mon intelligence et de ma crĂ©ativitĂ©. Je ne ressens pas l’herbe comme un empĂȘchement, bien au contraire. Elle a un double effet, stimulant et relaxant, apaisant et fatigant. Elle me fait bloquer parfois, et parfois sauter d’une planĂšte Ă  l’autre facilement… Ce fait Ă©norme et Ă©vident me conduit Ă  penser que vous n’ĂȘtes rien d’autre que des menteurs professionnels, payĂ©s Ă  prouver des donnĂ©es aussi partielles que partiales, sans faire la chose la plus simple du monde pour des gens qui se rĂ©clament de la science expĂ©rimentale par dĂ©finition : en faire l’expĂ©rience sur vous-mĂȘmes et voir si cela casse votre intelligence. C’est l’État qui finance vos recherches qui visent Ă  confirmer ses lois prohibitionnistes de merde dont il est convaincu : on paye rarement quelqu’un pour qu’il nous contredise. Vous avez donc tort au niveau scientifique et vous ĂȘtes nĂ©gligents ou collabos au niveau Ă©thique et corrompus au niveau politique, et ça commence Ă  faire beaucoup, aprĂšs ça on se demande du haut de quelle putain d’autoritĂ© vous prĂ©tendez parler ou savoir la vĂ©ritĂ© mieux que ceux qui la vivent.

Et puis je vais remettre ça sur le tapis. Les services nationaux de l’État français m’ont donnĂ© 13000€ en 2006 et 5000€ en 2008, pour encourager mon travail littĂ©raire, sur la base de ce que j’avais publiĂ© Ă  ces moments. Ce sont des intellectuels et des Ă©diteurs reconnus et dĂ©lĂ©guĂ©s, choisis, sĂ©lectionnĂ©s, payĂ©s par l’État, qui ont reconnu une valeur Ă  mes productions artistiques. Or cette Ɠuvre est Ă©crite en partie sous l’effet du cannabis, depuis environ 2002, vous voyez le paradoxe Ă©norme ? A partir de lĂ , l’Etat ne fait rien que se contredire. Il dit que ma production intellectuelle vaut rĂ©compense, et qu’elle me vaut aussi punition pĂ©nale et blĂąme psychomĂ©trique !! Les deux en mĂȘme temps, comme le chat de Schrödinger qui, dans la boĂźte, n’est pas dans la boĂźte !! Je suis pas psy, mais ça m’a l’air schizo et ça me fait un peu peur, police !!! Au secours !!! L’Etat schizo refait sa crise de chasse aux camĂ©s !

Pour finir : dans cette Ă©tude, je veux aussi que vous passiez vos propres tests  de QI et que l’Ă©tude publie vos rĂ©sultats Ă  vous en tant que sujets, cobayes, rats, vous scientifiques, journalistes, dĂ©cideurs et lĂ©gislateurs.

On veut pouvoir accĂ©der Ă  chacune de vos erreurs de logique, d’attention, d’interprĂ©tation, pour mieux pouvoir pondĂ©rer ce que vous dites avec ce que vous faites et avec ce que vous ĂȘtes rĂ©ellement.

Eh oui, s’il s’avĂšre que la brillante Ă©tude est signĂ©e par un QI d’huĂźtre aux phrases lourdingues, Ă  la logique floue mĂȘme sans fumer, Ă  la pertinence approximative – bref, un chercheur en sciences cognitives qui soit en mĂȘme temps un militant anti-cannabique idiot, ça doit pouvoir se trouver – eh bien dans ce cas peut-ĂȘtre que nous autres les pauvres en esprit de la communautĂ© non-scientifique verrons d’un autre Ɠil la pertinence de vos rapports cliniques frauduleux.

2/ Appel aux intellectuels, artistes et scientifiques amis du cannabis

ChĂšres amies, chers amis, on nous calomnie dans les grandes largeurs, je lis beaucoup la presse et je constate que la communautĂ© scientifique aime publier des rapports sur nous pour conclure que nous sommes des gros dĂ©biles, dangers publics de la rationalitĂ© et dĂ©linquants notoires de l’Ă©quilibre mental.

Nous produisons une partie de l’art et des sciences de cette sociĂ©tĂ©, sa musique, son cinĂ©ma, son journalisme, sa littĂ©rature, ses spectacles, ses sciences, ses techniques, ses logiciels. Nous fumons de l’herbe occasionnellement ou rĂ©guliĂšrement, certains tous les jours, certains beaucoup. Nous sommes en moyenne plus de gauche, plus pauvres, et plus gĂ©nĂ©reux que nos concitoyens, et sans doute que les scientifiques et les journalistes qui nous traitent comme des Ăąnes malades, et nous laissent nous faire rĂ©primer en tant que dĂ©linquants toxicomanes par divers États occidentaux qui militent activement contre l’usage des drogues et sont prĂȘts Ă  nous envoyer en taule du fait qu’on ait fumĂ©, achetĂ©, vendu, donnĂ© du cannabis.

Je vous demande donc, bande de gros dĂ©biles, de m’envoyer vos tĂ©moignages clairs, nets et prĂ©cis par commentaires ci-dessous, sur :

1/ Votre métier, vos compétences intellectuelles, vos habiletés techniques, vos plus grands succÚs, vos diplÎmes

2/ Vos habitudes de consommation du cannabis : quelles doses, quelles frĂ©quences.

Anonyme, pseudo, complet, pas complet, peu importe, mais parlons, rĂ©agissons Ă  l’info comme quoi nous devenons cons. Vrai ou faux ? Tu es con, fumeur qui me lit ? Tu deviens con quand tu fumes ? Tu deviens con quand tu travailles pour l’État ? Tu te sens intelligent ? Vas-y, parle.

Montons une petite base de donnĂ©es cliniques de notre cĂŽtĂ© : les fumeurs et fumeuses parlent, s’auto-observent, dĂ©crivent le bon et le mauvais, les vrais effets – au moins les effets perçus et vĂ©cus – mais c’est la seule chose qui importe non ?

Le but est l’honnĂȘtetĂ© intellectuelle, ni l’apologie ni le pamphlet. On veut des faits ! Êtes-vous encore capables de penser, de crĂ©er, de rĂ©flĂ©chir, lire, voir, entendre, produire, performer, jouer, quand vous avez fumĂ© ?

VoilĂ , je laisse tout le monde le loisir de rĂ©flĂ©chir Ă  toutes mes petites propositions ici et lĂ , je retourne me griller le cerveau Ă  mort sur un autre sujet, pendant des heures d’apathie intellectuelle. C’est malheureux Ă  dire, mais d’avoir Ă©crit une encyclopĂ©die sur tous les sujets, finira vraiment par rendre mon cerveau limace.

Que faire ?

PS : Je viens de passer sur le blog littĂ©raire de mon amie et estimĂ©e collĂšgue Eva Knauth. Le 29 septembre 2012, Eva a recopiĂ© une phrase de Simone Weil (la philosophe morte en 43, et pas Simone Veil sortie de RavensbrĂŒck et auteure de la loi lĂ©galisant l’avortement) :

« AprĂšs des mois de tĂ©nĂšbres intĂ©rieures j’ai eu soudain et pour toujours la certitude que n’importe quel ĂȘtre humain, mĂȘme si ses facultĂ©s naturelles sont presque nulles, pĂ©nĂštre dans ce royaume de la vĂ©ritĂ© rĂ©servĂ© au gĂ©nie, si et seulement si il dĂ©sire la vĂ©ritĂ© et fait perpĂ©tuellement un effort d’attention pour l’atteindre. »

A propos de Simon Weil – ouais, quand on se dĂ©fonce la tronche, ça n’en finit plus les questions et les rĂ©ponses… – sa notice wikipĂ©dia m’apprend ceci :

« Décidée à vivre avec cinq francs par jour, comme les chÎmeurs du Puy, elle sacrifiait tout le reste de ses émoluments de professeur à la Caisse de Solidarité des mineurs. »

LOL et re-LOL, parce que c’est vraiment pas ce que je vois faire tous nos connards d’experts en costumes chĂ©ros, hein les Billy Boys ?

1 commentaire

  1. Bonjour a toi l’ami,

    1/ Votre mĂ©tier, vos compĂ©tences intellectuelles, vos habiletĂ©s techniques, vos plus grands succĂšs, vos diplĂŽmes :

    Alors pour cette premiere question je suis actuellement Teleconseiller/vendeur Marketing, je suis relativement intelligent pour Ă©crire a peut de choses prĂȘt un texte cohĂ©rent et prĂ©cis sur un sujet, Techniquement parlant j’ai fait un bac pro Menuiserie et Agencement donc je sais me dĂ©brouiller en solo pour mes rĂ©parations divers. Enfin et pour conclure cette premiĂšre partie, j’ai un entourage trĂšs bien construit de fumeurs et non-fumeurs qui ne me jugent en aucun cas et respecte mon choix.

    2/ Vos habitudes de consommation du cannabis : quelles doses, quelles frĂ©quences.

    Je suis un trés grand consommateur de cannabis 15g/3jours, je fume un joint le matin, un avant de manger, celui de la digestion aussi ^^ ! Et je me fait aussi quelques BANG de beuh pure pour me détendre mais cela reste assez rare (disons 3 a 4 BANG/jour)

    En dehors de tout cela je trouve tes articles trĂ©s interessants pour la communeautĂ© de fumeurs de cannabis, car en effet tu relates de nombreux faits rĂ©els, tes experiences et prend le soin de faire des recherches sur le net sur le cannabis pour nous montrer les CONNERIES (excusez l’expressions ^^) de ces journa….. a non ces menteurs a propos Hyperboliques ^^ et je voulais te remercier pour ton travail qui est actuellement le meilleur sur le web .

    @BientĂŽt

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