Puisque cet article va entre autres parler de sexualité et d’enfance, sujet fort délicat, je vais d’abord, Lectrice, Lecteur, kangourou savant, bactérie intelligente, couper court à tous les abus interprétatifs qui planent déjà avec leurs sales faces de vautour au cul décharné au-dessus de mon ciel bleu parce que je l’ai rendu bleu : allez vous faire voir par Emile Louis, si vous êtes chasseurs de pédophiles et que vous avez cru voire poindre l’appétissante ombre d’une proie à l’extrême-gauche de votre champ visuel (eh ouais nigauds, chuilà où y faut m’attendre…)

Il n’y a pas de rapport causal direct entre ce texte que je vais écrire et le fait que j’aie été victime et auteur (dans mon enfance) d’agressions sexuelles, ayant vécu dans un milieu toxique fabriqué par vos mœurs et vos idées normatives. Ce que je vais écrire là découle du fait qu’aucune loi morale ne tombe du ciel dans nos consciences, et du fait qu’il n’y a pas de loi du tout hormis celles qu’on fait, qui qu’on soit – une bactérie, l’univers, un fanatique de la morale ou le énième idiot.

Ensuite, je tiens à dire que cet article n’est pas fait pour les gens timorés. Si vous avez peur de tout et surtout de penser, ce n’est même pas la peine, retournez regarder la télé, elle est déjà trop maline pour vous.

Fin de l’avertissement. On peut passer aux choses sérieuses.

 

Le monde actuel a un énorme problème : il traite les enfants comme des gosses, et il leur donne des droits de mineurs.

En les traitant ainsi, notre monde les MAL-traite, et c’est un crime massif contre l’humanité.

Normalement il y a des Cours Pénales Internationales pour identifier ça, mais là c’est dans la loi et les mœurs de quasiment tous les Etats – c’est chaud de mettre 7 milliards de gens en geôle, ce serait la solution, seulement faudrait générer un système de matons automatiques, et on n’en pas encore là malheureusement :'( (mais on sait qu’on y travaille activement ! eh ouais, le progrès que veux-tu ?)

X% de l’humanité actuelle (je vous laisse chercher, j’ai autre chose à foutre) a moins de la limite légale de majorité – limite toujours perçue comme « justifiée et presque absolue », quoique toujours changeante d’époque en époque et de culture en culture, va comprendre, Charles, comment l’absolu des crétins peut s’avérer aussi flexible suivant le sens du suivisme majoritaire…

Comment donc peut-on laisser X% dominer Y% de l’humanité, avec toutes les apparences de la normalité, de la banalité, de la légalité ?

 

Grandir, c’est comme changer de version logicielle

D’abord, qu’est-ce que grandir ? C’est naître, être doté d’un cerveau générant une conscience organisant une personnalité, puis faire grandir cette conscience et cette personnalité pour intégrer de plus en plus le monde environnant.

On upgrade sa personnalité au fur et à mesure. On corrige des bugs, parfois on revoit le core, ou bien d’importants plugins. On passe de la 3.0 à la 3.1, à la 3.12, et ainsi de suite, et un jour y’a trop de nouveautés d’un coup, on saute à la 4.0, mais comme on a déjà repéré de gros problèmes, et corrigé en urgence ce qu’on a pu (dans les grands moments de crise existentielle par exemple, souvent après des événements émotionnellement lourds, marquants, décisifs, déterminants), on sort direct la 4.23… mais des parties de nous sont depuis longtemps en train de bosser sur la version 4.3, et quelques excités cérébraux fument déjà de sacrés petits spliffs en se figurant les fonctionnalités excellentes de la version 5 ; tandis qu’une petite fille en Lettonie, maniaque absolue, planche tranquillou sur la refonte totale n°6, ébauchée par elle en un quart d’heure sur sa tablette mentale de 2010, et sobrement renommée THE ULTIMATE (gros succès populaire en perspective)).

Seul des tarés du management, des petits chefs autoritaires et détestables comme on en connait tant, viendraient limiter en chacun les ingénieurs/ingénieuses identitaires de la division logicielle en leur disant « jusqu’à la version 3.6 (ou 3.9, ou 2.4, suivant le sens du vent dans la caboche vide de chaque législateur étatique ou parental) il va falloir considérer que la version n’est pas finie, impubliable, intouchable, incapable de tourner, tellement remplie de bugs que ça ne sert même pas de lancer le logiciel » – « c’est même dangereux car ça pourrait faire planter tout l’ordi » disent-ils en paniquant comme des… tarés du management… ou, non, plutôt… comme des petits chefs autoritaires et détestables comme on en connait tant.

 

Les données biologiques des « maturités » corporelles, cérébrales, intellectuelles, morales, civiques, sexuelles

Déconstruction des idées reçues en vigueur

Des sujets humains on peut dire une seule chose sûre c’est qu’ils naissent. Le reste est relativement aléatoire.

Des millénaires de philosophie délirante et trompeuse nous ont « enseigné » (parfois à coups de baguette, et toujours sous la menaces de sanctions) qu’il y a un propre de l’homme (ces théoriciens-là ont oublié tout le linge que cet homme-là avait laissé traîner au sale), et cette « nature humaine » c’est le fait…

  • de se tenir debout,
  • ou de ne pas avoir de fourrure,
  • ou de pouvoir rire,
  • ou de pouvoir penser,
  • ou d’avoir une culture,
  • ou de savoir utiliser des outils,
  • ou de raconter des conneries avec son pharynx et ses doigts pas palmés.

Malheureusement pour cette philosophie fautive de A à Z, et heureusement pour nous et la vérité, la réalité est toute différente. Il n’y a pas de nature humaine. De nombreux animaux peuvent se tenir debout. Certains n’ont pas de fourrure. Beaucoup de vertébrés et d’invertébrés dotés d’un cerveau sophistiqué connaissent le plaisir du jeu et le plaisir du sexe et celui de la nourriture et celui des liens ; s’ils ne rient pas, certains sourient et manifestent autrement leur plaisir ou leur connivence, comme dans le rire (en ronronnant, remuant la queue, faisant leur drôle de tête de hamster, etc).

A l’évidence, des milliards d’animaux pensent, ont une conscience, se reconnaissent, savent qui ils sont et quel est leur monde. Le monde mental d’un orque ou d’un bouquetin n’est peut-être pas le nôtre, il n’en reste pas moins un monde mental digne de respect. Des centaines d’espèces peuvent être dites culturelles : elles ont des sous-populations biologiquement semblables à d’autres, mais particulières par leurs mœurs et leurs techniques, transmises par apprentissage : c’est bien ce qu’on appelle une culture. Des centaines d’espèces utilisent également des outils, ne serait-ce que les oiseaux avec leurs nids ou les renards avec leurs tanières grossièrement aménagées (ils se font refouler chez Ikéa, tout s’explique ; sales spécistes !) La parole enfin, c’est à dire une transmission inter-personnelle d’informations importantes pour la vie, est largement connue dans le règne animal et même chez les végétaux : la communication est un phénomène universel, dont l’humain n’est qu’une sous-partie très minoritaire.

Rien ne garantit jamais qu’un être né humain devienne réellement humain. Les cas d’enfants sauvages, abandonnés à leur naissance ou en jeune âge, élevés par des animaux sauvages, puis retrouvés 5 ou 20 ans plus tard par des humains, et étudiés, nous montre que ces êtres :

  • ne parlent pas et ne comprennent pas du tout le langage,
  • ne rient pas,
  • ne dorment pas 8h,
  • ne mangent pas 2 à 3 fois par jour,
  • ne regardent pas dans les yeux,
  • ne se tiennent pas toujours volontiers debout,
  • bref, n’ont pas spontanément les caractéristiques qu’on considère comme humaines.

Partant de là, il n’y a pas d’humains donc il n’y a pas d’enfants ni d’adolescents « par nature » ni de destin obligatoire. Donc tout argument moral reposant sur une présumée « nature de l’enfant« , toute maxime morale incluant un terme du genre « les enfants, par nature, ont besoin de ceci et cela…« , se classe soi-même dans la catégorie des idées périmées, des contre-vérités scientifiquement établies. Il faut arrêter de penser comme au 18è siècle, en 2015 !!! Les enfants « par nature » s’adaptent, comme n’importe quel être vivant, suivant ses capacités, et dépérissent s’ils ne peuvent pas s’adapter. Les enfants ont prouvé qu’ils étaient capables de passer 10 ans avec des loups. D’autres ont prouvé qu’ils pouvaient même passer 16 ans obligatoires avec des mères proffes, ou 18 ans obligatoires avec des parents banquiers, comme quoi tout arrive.

Bien, nous savons donc maintenant qu’aucun destin n’est garanti aux humains et qu’être humain n’a rien de si spécial : on s’adapte au monde, sans suivre une loi gravée dans je-ne-sais-quel marbre éternel (de quelle ville de Carrare fondée dans quel ciel ?)

Maintenant, quand on laisse un humain naître et grandir, il se passe des choses de toute façon, pour l’enfant-loup comme pour tous les gosses du monde « civilisé » à l’école aujourd’hui. Ces choses c’est la biologie qui parle à travers nous quoi qu’il arrive, on n’y peut pas grand-chose, on subit, on EST ce sac d’organes qui naît, grandit et vieillit.

On grandit, on vieillit, en fait on mature – et dégénère à la fin. On réalise un programme qui nous fait passer par des étapes, et les chronologies sont différentes suivant les systèmes biologiques concernés – le cerveau et la pensée, les os et la musculature, les organes sexuels et l’éveil sexuel, etc.

Vu qu’on a fait exploser les catégories « humain », « enfant », « adolescent », on se sent un peu seul face au grand blizzard du vide conceptuel et normatif : on a perdu d’importants outils qui permettaient de nous penser nous-mêmes, on a perdu les limites qui allaient avec ces concepts déchus, renvoyés pour fautes épistémologiques lourdes, et donc on flippe un peu, c’est normal. Les données de la biologie vont-elles nous aider à retrouver des repères incontestables quoique peut-être relatifs ou mobiles ? Voyons voir !

Vie et mort du cerveau et de la pensée

Premier constat, qui ne nous arrange pas pour trouver des limites morales sûres basés sur des savoirs scientifiques incontestables, c’est que la connaissance au sujet de la maturation du cerveau vient de beaucoup changer ces dernières décennies. Ce qui prouve

  • 1/ Qu’on n’est toujours pas bien sûr,
  • 2/ Qu’avant on se trompait,
  • 3/ Que donc 99% des lois concernant les enfants, les mineurs etc, ont été rédigées dans l’ignorance des étapes de la maturation du cerveau, qui contrôle le corps, la pensée, le sexe, la vie sociale.

Notez bien ce fait, je viens de prouver que la loi est basée sur du vent, des idées fausses, ce qui la rend caduque. BOUM !

Deuxième constat : dans l’état actuel des connaissances, le cerveau mature jusque vers 20-25 ans, voire 30 ans. Un site fait tout un topo détaillé sur les étapes depuis le début du développement, nous allons en suivre un autre sur les « 5 âges du cerveau » :

  1. In utéro
    • 3 semaines après conception. Mise en place du bourgeon cérébral.
    •  10e à 20e semaine de gestation. La neurogenèse forme 100 milliards de neurones.
    • 12è-24è semaine. Migration neuronale. Les 100 milliards de neurones s’organisent en 6 couches qui deviendront les parties du cerveau.
  2. Naissance à puberté. Big Bang synaptique – les 100 milliards de neurones se connectent, pour s’adapter à l’environnement, apprendre (les fonctions de base: regarder, entendre, sentir, goûter, manger, excréter et contrôler les besoins, marcher, décider, choisir, parler, lire et compter, sociabiliser…)
  3. Puberté à 20 ans. Élagage synaptique et myélinisation. Le premier processus élimine les connexions neuronales qui ne servent à rien ou trop peu. Le second processus augmente considérablement la vitesse du système nerveux « la vitesse de transmission de l’influx nerveux passe de 0,5 mètre par seconde à 120 m/s » (20-30 ans. Finitions neuronales et synaptiques.)
  4. Après 20-30 ans. Lente érosion de la masse neuronale, compensée par une capacité maintenue jusqu’à la mort à produire de nouvelles connexions synaptiques (on peut donc toujours apprendre à 100 ans même en perdant des neurones, il suffit de relier certains de ceux qui restent pour encoder de nouveaux comportements acquis).
  5. Après 60 ans. Le cerveau s’oxyde de plus en plus, ses gaines se rigidifient et ils s’adapte moins bien au monde et aux informations.

Bilan :

  • Des étapes de développement cérébral relativement claires
  • Bien peu de corrélation avec les lois françaises actuelles : le cerveau ne change pas brutalement du jour au lendemain après la naissance, ni à 15 ans (majorité sexuelle) ni à 18 ans (majorité civique), car même quand il est en pleine métamorphose, les changements s’étalent sur plusieurs années. La maturation cérébrale n’a aucun seuil précis, mais des phases notamment corrélées aux injections hormonales de l’embryogénèse (relativement invariable) et de la puberté (variable de plusieurs années, on va le voir), les deux seuls grands tournants d’une vie humaine.

Sexualisation et vie hormonale

Voyons donc si la puberté va nous fournir des données claires et fiables, sur quoi poser des règles morales.

La puberté peut se définir simplement par ses deux grands résultats :

  • Fertilité. Les organes sexuels et autres caractères sexuels secondaires deviennent matures et on passe donc d’êtres infertiles à des êtres fertiles. Avant, on a déjà des organes sexuels immatures mais réactifs, et des pensées sexuelles, et du plaisir. Après, cette activité sexuelle peut occasionner la reproduction, volontairement ou pas.
  • Croissance. Les corps grandissent, les os et la musculature se développent.

Je cite l’article Puberté de wikipédia :

Filles :

  • Démarrage : généralement entre 9 et 16 ans (plus tôt que l’homme).

  • Durée : habituellement trois ans.

  • Poussée de croissance : environ 8 cm par an, entre les phase II et phase IV.

  • Principaux traits remarquables : développement des seins et de la vulve ; développement de la pilosité corporelle, notamment les poils pubiens et ceux des aisselles ; début des menstruations (règles), qui sont le critère usuel de puberté chez la femme.

  • Mue : la voix de la fille devient plus grave en moyenne d’une tierce.

Garçons :

  • Démarrage : généralement entre 12 et 18 ans. L’âge médian d’entrée dans la puberté, en se fondant sur le critère de l’apparition des premiers poils pubiens, se situe aux alentours de 13 ans. D’après un sondage effectué auprès de plusieurs milliers d’adolescents principalement anglo-saxons sur un site de jeunes, cet âge serait de 11,7 ans au Canada, en Australie, aux États-Unis et en Grande Bretagne.

  • Durée : elle varie beaucoup trop d’un individu à l’autre pour qu’il soit raisonnable de fournir un nombre d’années précis.

  • Poussée de croissance : environ 10 cm par an, au cours de la phase V.

  • Principaux traits remarquables : développement du pénis et des testicules ; développement de la pilosité corporelle, et notamment de la barbe, de la moustache et de la pilosité pubienne.

  • Mue : la voix devient plus grave en moyenne d’une octave.

On voit donc bien :

  • une grande variabilité dans les âges et les rythmes de développement sexuel ;
  • une grande variété des composantes des mécanismes pubertaires, qui peuvent avoir des rythmes différenciés.

Ce qui rend absurde l’idée de limites d’âge qui soient universelles (c’est un déni flagrant de la réalité) ou qui marchent par seuil avant/après, comme notre limite de minorité/majorité sexuelle à 15 ans : il se peut très bien qu’on ne soit pas pubère à 17 ans, dès lors l’autorisation de gérer soi-même sa sexualité ne sert à rien, et il se peut qu’on ait une pilosité à 11 ans, des règles à 9 ans, une éjaculation associée à une vraie excitation sexuelle à 10 ans, des seins érectiles à 12 ans, et dès lors on ne voit pas pourquoi il serait interdit de se servir d’un corps qui marche correctement – la loi n’a pas pour rôle légitime de contre-carrer le développement du corps et de la personne humaine, que je sache (sauf la loi bourgeoise issue du christianisme pudibond, ce vieux pervers, bien sûr).

Donc le bilan de notre investigation, c’est qu’on cherchait des limites sûres : on en a trouvé une, mais elle est mobile donc pas sûre: c’est le basculement infertile/fertile (premier sperme, premières règles) dont l’âge varie (entre autres suivant le sexe: garçon/fille) ; on en a trouvé une autre c’est la croissance, qui connait toujours deux grandes poussées (0-5 ans et 10-15 ans en très gros) à des âges variables de quelques années en moyenne, ce n’est donc pas sûr non plus.

Masturbation universelle

Maintenant il y a la question de l’usage par chacun/chacune de ses organes de manière volontaire et dans l’intention de se donner du plaisir. Oui, la masturbation. Quand est-elle légitime ?

On voit bien ce qui se trame derrière la question de la masturbation : dès lors qu’un être est volontaire pour se donner du plaisir, on ne voit pas pourquoi il lui serait interdit de partager ce plaisir avec d’autres qui en auraient également le désir. L’âge d’auto-sexualité légitime serait donc un bon critère pour définir l’âge de sexualité légitime.

L’article wikipédia Masturbation nous apprend que l’auto-sexualité est un phénomène universel chez presque tous les mammifères et chez tous les primates – elle est donc parfaitement et toujours normale chez l’humain à tout âge – et qu’on a observé « des stimulations génitales dès la 26e semaine » et même à des orgasmes intra-utérins. Après la naissance :

La stimulation des organes génitaux débute dès que les réflexes moteurs sont fonctionnels. En moyenne, les stimulations débutent vers 6 ou 7 mois chez les garçons et 10 ou 11 mois chez les filles.

La masturbation, c’est-à-dire la stimulation des organes génitaux dans l’objectif de provoquer l’orgasme, n’est pas observée avant 2 ou 3 ans. « En général, la masturbation n’est pas observée avant la deuxième ou la troisième année après la naissance. Le plus souvent elle commence entre le 15e et le 19e mois. Les signes de l’excitation incluent des poussées rythmiques du bassin, des sons, des rougeurs au visage et une respiration rapide. Quand les enfants commencent à se stimuler, ils essayent de maintenir un contact corporel avec le parent, mais la plupart des parents découragent cette réaction. »

C’est également ce qu’on observe dans les sociétés traditionnelles qui permettent l’autostimulation, comme chez les Marquisiens : « La masturbation chez les garçons commence environ à l’âge de trois ans, ou parfois avant. Beaucoup de garçons se masturbent avant de savoir parler. »

L’article Masturbation de wikipédia s’étend longuement sur la condamnation et la répression de la masturbation, en citant et mentionnant tout un tas de cinglés démentiels – des « Pères de l’Eglise » aux prétendus « médecins » (ils existent toujours) spécialisés dans les techniques de torture et les théories loufoques présentées comme des vérités intangibles. Zappons ces enflures avec mépris !

Bien, donc faisons le bilan :

  • Comme tous les animaux, les humains se donnent du plaisir avec leurs organes reproductifs, même non encore développés.
  • La sexualité – comme masturbation + orgasme – existe chez l’humain en continu et ce dès la vie intra-utérine.
  • La sexualité – comme pratique sociale – n’a donc pas d’autre limite que celle de la sexualité, qui n’en a pas : on est toutes et tous susceptibles d’avoir une activité sexuelle spontanée de notre conception à notre mort.
  • L’auto-érotisme est une preuve de l’autonomie sexuelle des sujets ; dès lors qu’un sujet est capable de se branler, il ou elle peut aussi donner et recevoir du plaisir, donc accéder à la sexualité de son choix, de plein droit.
  • Donc les lois qui condamnent la sexualité avant tel âge sont des lois barbares (souvent issues du christianisme embourgeoisé) qui organisent une forme de torture physique et mentale – sous le prétexte hyper-hypocrite de « protéger la jeunesse » (comme on voulait la protéger de la masturbation qui rendait sourd, débile, fou, faible, etc) par privation injustifiée d’une fonction corporelle naturelle (on a heureusement évité les interdictions de chier avant tel âge légal, sinon tellement d’enfant auraient explosé comme des merdes). Ces lois qui dénoncent le « vice moral » sont elles-mêmes un énorme vice moral déguisé en juge impeccable – j’éjacule 3 litres de bon foutre à la face de ces législateurs répressifs. Tiens, ton kleenex, salope.

 

Proclamation universelle des droits des gens, y compris les jeunes gens

Je vais donc promulguer, moi législateur du nom de Ludo Educatif 1er du nom, député de mes deux ovaires, aka صانع الكلمات (Sani3ou Alkalimat, le créateur de mots), la nouvelle loi qui régit les enfants et les adolescents dans toutes les pays du monde. Accrochez vous à vos sièges, votre sol va s’écrouler.

DROIT INTÉGRAL AU SAVOIR

Tout le monde, y compris les enfants et les adolescents, a un droit intégral au savoir.

A accéder au savoir, intégrer le savoir, rejeter le savoir, juger le savoir, créer le savoir, copier le savoir, reproduire le savoir, développer le savoir, étendre les limites du savoir.

DROIT INTÉGRAL AU CORPS, AU JEU, AU PLAISIR ET AU SEXE

(Hé hé, les fauves chasseurs de fauves, vous revoilà… je me disais bien que je vous reverrais malgré l’avertissement… ça bouge, ça remue, c’est vivant, c’est sain, alors ça se bouffe peut-être quand même ?)

Tout le monde, y compris les enfants et les adolescents, a droit au corps, au jeu physique, au plaisir et au sexe.

ça veut dire qu’ils ont le droit de se masturber ou de baiser ou de faire des jeux sexuels avec qui ils veulent.

Le fait que les organes du plaisir marchent à tout âge ne saurait être un mal en soi et le fait d’interdire voire de criminaliser des actes qui impliquent seulement un bon fonctionnement de la personne et de ses organes doit cesser car c’est un faux crime qui fait de vraies victimes : les gens, les humains, quel que soit leur âge. Aux gens, de tous les âges, de voir vers qui et quoi va leur désir, et toute interaction sexuelle ne saurait être bonne que si le désir est présent chez toutes les personnes impliquées.

Evidemment il y a la question de la légitimité des désirs. Le désir de plaisir est-il légitime à 6 mois ? 2 ans ? 5 ans ? 9 ans ? 13 ans ? 17 ans ? 22 ans ? 29 ans ? 36 ans ? 49 ans ? 63 ans ? 73 ans ? 86 ans ? 99 ans ? 104 ans ?

Dites-moi d’où vient la loi sur la limite universelle, et surtout citez-moi la source véridique et authentique qui prouve que la solution que vous avancerez sera exactement la bonne et la seule correcte.

Je vous grille d’avance : je retire 1 semaine à toute limite que vous choisirez. Honnêtement, vous ne pouvez pas ne pas me l’accorder : vous avez dit que la limite sexuelle après quoi y’a plus abus de mineur est 15 ans pour l’une des personnes dans l’interaction sexuelle ? 15 ans pile, vous voulez dire ? Ok, je vous dit : là, un des deux a 14 ans et 11 mois et 3 semaines et deux jours : dans une semaine, il a 15 ans. Vous ne pourrez jamais sérieusement soutenir qu’il sera fondamentalement différent une semaine plus tard, en moyenne cette semaine n’aura rien de si révolutionnaire, donc le droit aurait pu s’appliquer une semaine plus tôt que « la loi ».

Bien, eh bien maintenant que vous m’avez accordé une semaine, vous ne pourrez plus jamais m’empêcher d’ôter des centaines de semaines en série, seconde après seconde, et ainsi la liberté sexuelle des jeunes remontera aux origines de la vie sur Terre, car vous ne prouverez toujours pas le côté impérieux d’une limite. Par exemple, la plus jeune mère connue, apparemment, est une péruvienne de 6 ans, violée et fécondée par un membre de sa famille. Voilà, la puberté avant 6 ans, dans son cas.

Par exemple, voilà quelqu’un qui a 13 ans. Elle nous explique ce qu’est le slut-shaming – le fait de chercher à faire culpabiliser une femme de sa sexualité, de la dissuader d’être sexuelle. Cette ado est contre ! et tellement plus mature sur ce sujet que des millions d’entre vous, lectrices, lecteurs adultes.

A l’inverse il y a toutes celles et tous ceux qui restent vierges longtemps après la date d’autorisation légale.

Nous en Europe, on doit notre imbécilité au judéo-christianisme, ainsi qu’à Rome et à ces connards de Grecs. C’est bien dommage mais l’ombre du vampire christico-jésuitique est encore en train de nous deepthroater les organes sexuels tellement bien à fond qu’on s’en retrouve castrés et excisées, tandis que la pine d’ours de la phallocratie antique continue de nous bourrer le fion idéologique bien profond.

Ces fumiers de prêtres, ces greluches de nonnes, nos anciens Maîtres qui ne voulaient pas être nos anciennes maîtresses, disaient que le corps, le corps alimentaire, le corps mortel, le corps excrétoire, et surtout le corps sexuel, c’est Satan, qu’il faut résister à la tentation, que désirer la femme d’un macho possessif et appropriateur te fera griller en enfer, que l’idéal terrestre c’est de ne plus jamais baiser pour mieux se marier à Jésus, qui est bi, comme par hasard, et tant d’autres conneries indignes d’être reproduites. (Ce fils de vierge était marié à une femme de la même profession que sa mère !!! Oedipien et un brin pervers le gars non ?)

Planquez-vous dans vos ruines morales maintenant, cramponnez-vous à vos pires certitudes, enflures blessées (à mort j’espère !), car ça recommence, votre monde tremble à nouveau : la nouvelle loi dit que le corps, le corps alimentaire, le corps mortel, le corps excrétoire, et surtout le corps sexuel, c’est le Bien, c’est la Vertu, intégralement, fondamentalement, pas parce que ces idées viennent d’une sorte de pet moral émanant de Babar Le Créateur De L’Univers ni parce qu’elles tombent du Ciel des Idées en volées éparpillées comme la lueur du soleil oublié dans la geôle du prisonnier politique cambodgien, mais tout simplement parce que le corps est fait pour marcher, parce que nous sommes faits comme ça, conçus pour ça.

Cette loi sur le corps à tout âge – incroyable vous allez dire, lecteurs et lectrices « croyant-e-s » ! car apparemment vous préférez souvent des illusions aux réalités, va savoir pourquoi ça vous arrange tellement, bande de lâches irresponsables (eh oui ne niez pas vous aimez autant croire en ce que vous ne voyez pas, que ne pas croire en ce que vous voyez… je pense perso qu’on peut être mieux humain que ça : en étant parfaitement réaliste, pas en se contentant du bug des « faux positifs épistémologiques », comme dirait un anti-virus devenu philosophe) – cette loi sur le corps à tout âge émane tout simplement du corps en personne, de son propre vouloir, faible ou fort, dans la moyenne en qualité ou en qualité, ou exceptionnel.

Le code génétique programme un développement corporel qui réalise des fonctions du corps, circulations sanguine et lymphatique, respiration, motricité, contrôle nerveux, digestion, reproduction et sexualité, pensée.

Ces fonctions sont là pour fonctionner.

Elles fonctionnent plus ou moins bien, se mettent en route ou upgradent plus ou moins vite, à des rythmes différents ou synchronisés.

Bloquer ces fonctions, les interdire, les réprimer, c’est de la pourriture morale, une invention d’abrutis.

Et ça aura forcément des conséquences dommageables, et pourquoi ?

Tout simplement parce que c’est une forme (ô combien culturelle) de torture.

TORTURE. Privation sadique volontaire de fonctions corporelles nécessaires d’un animal vivant par un autre animal vivant.

En l’occurrence une incroyable série de lois et de normes morales, qui bloquent, interdisent, répriment, les fonctions corporelles :

  • Mutilations des organes sexuels
  • Interdictions d’usage des organes sexuels
  • Interdiction de nudité (désolé les gens, nous sommes tous nus comme des vers, que ça vous plaise ou non, et donc on a le droit de le rester, tant qu’on veut)

[Si un-e juriste subversif/ve veut, sur ces idées, faire un topo international de quelques bouffonneries en vigueur dans diverses cultures législatives, ce serait pas de refus : on y verrait combien le corps est attaqué de toute part par des législations capables de mobiliser la puissance morale et physique d’appareils d’Etat hyper-organisés, super répressifs et lourdement armés de polices, de milices thérapeutiques normativisantes, soutenus par des théoriciens professionnels du contrôle social ! cet appareil / arsenal d’Etat et ses multiples menaces contrôlant jusqu’à nos comportements et nos pensées au quotidien, qui qu’on soit, où qu’on soit !

Exemples, l’Etat légifère sur la qualité de l’air qui entre dans mes poumons, et me met en prison si j’y insère frauduleusement la fumée de mon joint actuel ; l’Etat considère que nos organes sexuels sont si dangereux qu’il faut les dissimuler au regard de notre ami autrui quand on va rencontrer l’océan ou un lac, et nous fera passer un sérieux interrogatoire assorti d’un traitement psychologique obligatoire ou fortement recommandé, voire nous fera payer une forte amende ou, s’il y avait des « enfants » ou des « adolescents » dans le coin, sera mis sous clé dans une cage (de 10m2 à trois, c’est sa version de « appartager.com ») pour assez de temps pour bien apprendre à réciter 3 fois Pi en morse en commençant par la fin ; bref, on est avertis – car nul n’est censé ignorer les suprêmes pouvoirs légitimement intrusifs du Violeur Monopolistique officiel, j’ai nommé la milice anti-corporelle d’Etat, aka cette vieille pute de loi.

Faudrait retrouver pile les lois, texto, de chaque corpus législatif de merde, en Europe, en Amérique, en Asie, faire le tour du monde de la crasse morale… je suis pas trop qualifié pour une expertise documentaire dans ce domaine exécrable alors contactez vos amis fous qui sauraient faire ça SVP 😀 ]

Ce qu’on est, on n’est pas obligés de l’activer.

Je veux juste dire qu’il est interdit de l’interdire.

Again : c’est comme une série de plugins,. On en désactive car certains font double-emploi, sont obsolètes, sont en stand-by pour diverses raisons dont la paresse. Donc promulguer des droits, affirmer des libertés, ça ne signifie pas contraindre à les prendre, à les réaliser. Le droit à ci ou ça n’est en aucun cas une obligation.

<3 WE DON’T NEED NO EDUCATION, TEACHERS LEAVE THE KIDS ALONE <3

Message personnel aux êtres vivants qu’on appelle embryons, bébés, enfants, adolescents : vous allez voir, la vie c’est fantastique, et c’est seulement, j’insiste, uniquement avec le corps et toutes ses fonctions (dont la pensée, dont la communication, dont la défécation, dont la sexualité et la reproduction, dont la circulation sanguine et la respiration et la motricité), qu’on la connait.

Le droit à connaître étant infini, les droits d’usage du matériel nécessaire à toute connaissance – le corps – sont également illimités.

Dans le laboratoire existentiel, tout est possible.

Alors amusez-vous bien les enfants 🙂

 

Persiste et signe,
LudoEducatif
😉

<3