Salut à toi, ô ma sœur humaine,

salut à toi, ô mon frère humain.

Si tu es de la même école philosophique et politique que moi, à savoir libertaire,

si tu commets l’erreur d’appeler cette école « anarchiste », un terme très mal choisi qu’on doit toutes et tous abandonner,

j’ai quelque chose de très important à te dire, et toi qui, libre, n’a aucun ordre à recevoir de quiconque, je viens te donner cet ordre impératif auquel tu dois te soumettre par un acte libre émanant de ta propre volonté.

Si jamais tu l’as déjà fait,

si jamais tu l’as déjà vu,

si jamais tu l’as toléré,

n’utilises plus jamais un cocktail Molotov ou toute arme similaire consistant à blesser ou tuer par le feu.

La brûlure de la peau représente une des pires souffrances qu’un être vivant puisse endurer.

Rien, absolument rien, ne justifie qu’on fasse souffrir autrui par la peau.

Même la pire ordure nazie, le plus salaud des magistrats ou des flics, ne mérite en rien cette douleur insoutenable.

Et c’est précisément un acte de magistrat à l’ancienne – comme quand on brûlait les hérétiques chrétiens ou Jeanne d’Arc – ou de nazi – comme quand ces hyènes ont brûlé tout un village innocent dans leur propre église à Oradour – que de cramer notre ami autrui, comme quand ces activistes immondes ont brûlé dans leurs fours des millions d’humains qui ne leur avaient rien fait (mais pas 6 millions, car l’essentiel de la Shoah s’est faite par balles, au revolver ou au fusil, dans les campagnes en Europe de l’est, ils allaient jusqu’à aligner la tête d’une femme et de son bébé pour économiser les balles).

Abandonne donc définitivement, condamne et interdis absolument l’usage du feu contre les corps dont tu réprouves, souvent à juste titre, les opinions de merde et les actes odieux.

Sois intégralement fidèle à nos idées : nous défendons le droit de tout être vivant à la vie, à la liberté et à l’amour.

Blesser et tuer par le feu, c’est être un magistrat injuste ou un nazi, si tu ne peux pas t’empêcher d’être magistrat injuste ou nazi, alors s’il te plaît, débarrasse-nous définitivement de ta présence infecte sur notre jolie planète, et cela, si tu veux, tu peux le faire par le feu.

Jette l’essence de ton immoralité fasciste, provoque l’étincelle de ton retour à la morale libertaire, adieu ma sœur, adieu mon frère.