11 janvier 2013

Je viens d’envoyer ce message au Défenseur des Droits :

« Bonjour, content que vous soyez là, je ne sais pas à qui m’adresser.
Ma mère a été victime de plusieurs erreurs médicales colossales en 2010.
Alcoolique, elle a fait une chute chez elle un jour en 2010. Elle a ressenti une forte douleur dans le bassin. Elle a appelé son médecin traitant David Brouard, qui sans aucun examen sérieux, lui a conseillé je cite de « rester alitée un moins, ça va passer ». Un mois plus tard la douleur la faisait hurler. Hospitalisée d’urgence elle s’était cassé le col du fémur.
Elle a été opérée une première fois par un chirurgien de l’hôpital public de Chaumont, Deep Ramborum : en enquêtant sur lui j’ai appris qu’il avait été viré de l’hopital de Verdun pour faute professionnelle. Ma mère est sortie de cette opération avec une jambe écourtée de 5 centimètres et un pied droit qui faisait un angle de 90° à droite. Elle a été réopérée par le même homme – la prothèse s’est déchaussée – et massacrée encore plus. Elle a souffert quelques mois de plus, puis été ré-opérée deux fois par un bon chirurgien qui a fait de son mieux, monsieur Chabernaud de la Clinique de Chaumont. Ce chirurgien a constaté que la prothèse surdimensionnée posée par le docteur Ramborum avait éclaté l’os de la hanche au genou.
Quand j’ai appris tout ça, j’ai encouragé ma mère à faire une démarche d’indemnisation auprès de l’ONIAM, ou au niveau régional. J’ai commencé une démarche en ce sens, obtenu le dossier médical. Celui de la Clinique donne tous les documents demandés, tous très complets, très pros (ce chirurgien a bonne réputation, d’autres victimes d’accidents m’ont dit du bien de lui). Celui de l’hôpital triche éhontément: il tient en 10 pages alors que j’avais demandé toutes les pièces demandables.
Ma mère est alcoolique depuis 30 ans. Elle a été violée dans son enfance, puis par mon père une fois adulte. Elle a aussi été une femme battue pendant des années par mon beau-père, qui m’a violé – les faits sont tous prescrits, mais je veux dire par là : il ne faut pas compter sur ma mère pour défendre ses droits.
Ma mère est suicidaire au dernier degré. Elle est psychiquement et physiquement détruite, elle a tout perdu. Je veux sauver au moins son honneur et un peu de sa mémoire, pas tellement par amour envers elle qui a été une très mauvaise mère, mais question de principe et par respect envers la personne saine qu’elle aurait dû être et rester.
Lors de ce même séjour où j’ai essayé de la faire indemniser, j’ai beaucoup parlé avec elle et je l’ai amené à me révéler dans les détails des faits de viols répétés entre 1960 et 1963 – elle avait de 10 à 13 ans. Ces aveux l’ont amenée à faire une crise de vomissements pendant 12 heures d’affilée. La semaine d’après, elle a recommencé à boire malgré son traitement anti-dépresseur lourd – alcool+antidépresseurs = danger de mort.
J’ai donc appelé le SAMU de Chaumont, car elle venait de me parler de « boire du Desktop, sauter par la fenêtre, se pendre au milieu de son salon », et autres joyeusetés. Ce SAMU a mis beaucoup de temps à réagir, j’ai dû insister, je n’ai ressenti aucune écoute, plutôt de l’hostilité envers mon appel de détresse.
Je me suis rendu en taxi chez elle, pour l’empêcher de passer à l’acte. J’ai essayé le lendemain d’appeler ses médecins, sans réponse – elle était très hostile, et ivre. J’ai donc rappelé le SAMU qui a fini par venir… accompagné de la police, 5 hommes, que je n’avais pas demandés, dont la présence n’avait rien de nécessaire. Ils ont envahi l’appartement. Refusé de vérifier qu’elle avait bu – un simple alcootest aurait suffi à montrer le danger de mort ou d’intoxication dangereuse. Refusé de constater qu’elle conserve des boites entières d’anti-dépresseurs, bêta-bloquants, elle les conserve en vue de se suicider, elle me l’a dit. C’est son médecin traitant David Brouart, déjà nommé, qui les lui prescrit sans se soucier de savoir si elle va mieux – ça dure depuis des années déjà, ce traitement, sans effet. La police, au contraire, alors que je faisais tout simplement mon devoir de fils et de citoyen (assistance à personne en danger), m’a fait sortir de l’appartement, m’a traité comme un délinquant, et l’affaire s’est conclue sur un petit policer brun (eh oui, on n’a pas accès à son matricule!) qui m’a notifié une interdiction de m’approcher du domicile de ma mère. Je venais de payer 100€ et de perdre une journée de plus pour lui venir en aide, elle qui m’a laissé me faire violer sous ses yeux quand j’avais 12 ans… Mais moi je suis humain.
Je ne sais pas quoi faire. Je suis pauvre et je n’ai pas les moyens d’entrer dans de multiples batailles juridiques. ça va trop loin pour moi. Si la justice existe, alors :
– David Brouart doit rendre des comptes
– Deep Ramborum doit rendre des comptes
– L’hôpital de Chaumont, et son Président Luc Châtel, doivent rendre des comptes.
– Le SAMU de Chaumont doit rendre des comptes
– Et enfin la police municipale de Chaumont, ces 5 policiers, et surtout ce petit policier brun, doivent rendre des comptes.
Je les accuse de non-assistance à personne en danger, erreur médicale grave, refus de soin, mise en danger de la vie d’autrui, abus d’autorité. J’en oublie peut-être.
Je souhaite que vous entendiez ma demande. Je voudrais savoir notamment si j’ai le droit de porter plainte au nom de ma mère en qualité de témoin et partie prenante de certains de ces drames. Je veux que justice lui soit rendue, j’aimerais qu’elle puisse voir un jour de ses yeux que dans ce pays, le droit signifie quelque chose et pas rien. Elle, elle a juste constaté la barbarie au coeur de notre modernité.
Je publie ce texte sur mon site personnel, à titre de témoignage. Je sais que je cours un risque juridique et que j’enfreins une loi, mais tant pis, je n’en peux plus, je craque, c’est trop pour moi, je dois témoigner et prévenir mes concitoyens de ce que j’ai vu.
Pour me joindre, l’e-mail que je vous ai donné est le moyen le plus adapté, merci d’avance.
Ludovic Bablon »

Je mettrai à jour cette page en fonction de ce que ma démarche donne.

31 janvier 2013

J’ai reçu la réponse, c’est NIET :

« Monsieur,

Vous avez attiré l’attention du Défenseur des droits sur votre situation et vous sollicitez son intervention.

Bien que sensibles à vos préoccupations, nous ne sommes pas en mesure d’examiner votre réclamation à partir du seul courrier que vous nous avez adressé.

Nous vous informons qu’en application de l’article 6 de la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits, toute réclamation doit être précédée de démarches préalables écrites auprès des administrations en cause.

Aussi, sans préjuger de la suite qui pourra être donnée à votre réclamation, nous vous remercions de bien vouloir nous faire parvenir un dossier complet attestant de vos démarches préalables restées infructueuses et comportant les correspondances échangées avec l’administration en cause, et notamment ses réponses, ainsi que toutes les pièces justificatives de votre situation par le biais d’un formulaire en ligne (http://www.defenseurdesdroits.fr/saisir-le-defenseur-des-droits/qui-peut-saisir-le-defenseur-et-pourquoi) ou par envoi postal adressé au 7 rue Saint-Florentin – 75409 Paris Cedex 08.

Nous vous informons qu’en l’absence de transmission de ces éléments dans un délai de deux mois à partir de la date de réception de notre courrier, nous procéderons à la clôture administrative de votre réclamation.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

La Directrice du département recevabilité-orientation-accès aux droits.

Christine JEANNIN »

Remarques

Eh bien voilà, je vous ai fait témoins, vous avez pu constater l’échec complet de ma démarche. Je contacte une institution française de justice, pour demander justice contre au moins 2 médecins et 3 institutions. J’évoque une femme en grande souffrance, on sent que ça ne doit pas m’être agréable non plus.

Et eux n’en ont strictement rien à foutre.

En échange de ma description d’un état de détresse consternant, l’administration de ce porc d’État m’envoie de la merde bureaucratique.

Et au lieu de saisir d’un cas et d’essayer d’en vérifier la vérité et le cas échéant de faire ce qui doit être fait – aider la femme en danger, punir les médecins qui accumulent les fautes professionnelles – on m’invite simplement à envoyer de la paperasse. C’est tout le cœur, toute l’humanité qu’ils ont.

Alors du coup, je réponds à la personne qui m’a répondu :

« Bonjour, c’est sans plaisir aucun que je reçois votre froide réponse.

Je vous ai signalé une personne en grande souffrance. Je vous ai également signalé des médecins dont j’affirme qu’ils bafouent les règles élémentaires de la déontologie – si je dis vrai, ils sont dangereux pour d’autres patients.

Et vous ce que vous voulez, employés de l’État dépositaire d’une mission de service public, c’est de la paperasse ? Vous ne passerez pas un coup de fil à ma mère pour confirmez des faits, vous n’enverrez personne, vous ne demanderez pas à comparer les dossiers médicaux, celui vide et lamentable de l’hôpital public et celui pro et sérieux de la Clinique ? N’importe quel médecin mandaté pourrait voir en 30 minutes qu’il y a des irrégularités évidentes. Mais vous ne ferez pas le boulot, dites-vous, c’est à moi d’enquêter, de rassembler des dossiers… comme si j’avais signalé un problème d’imprimante… J’ai signalé un gros problème humain chez une citoyenne française, vous y répondez comme si j’avais parlé d’une machine à café chinoise.

Je n’ai ni le temps ni l’argent, moi, du fond de ma propre détresse et des séquelles de ce qui se passe quand vous refusez 30 fois de suite d’intervenir (cela fait 20 ans que j’essaie de trouver une justice quelque part, sans succès), d’engager 10 combats juridiques contre des institutions et des gens socialement plus forts que moi.

 Est-ce qu’au moins vous pourriez me fournir du conseil juridique gratuit sur toute cette affaire, me laisser causer avec un juriste qui me dirait ce qui peut se passer, en combien de temps, avec quel espoir, si ça vaut la peine que je gâche encore ma vie à m’occuper de faire le travail que vous ne faites pas ?

 Ma question centrale, ce serait : puisque ma mère ne veut pas porter plainte contre l’hôpital , mais puisque moi j’ai déjà fait demander le dossier de l’hôpital et que je suis convaincu qu’un commission d’indemnisation condamnerait l’hôpital ou le chirurgien a lui verser une forte réparation, ai-je le droit oui ou non de rassembler les pièces et de porter plainte à sa place ? Vous êtes des experts juridiques, pourriez-vous au moins me dire ça ?

 Ludovic Bablon »

Conclusion

Ce défenseur des droits ne fait absolument aucun effort pour nous aider. Il ne défend pas mes droits !!! Il me tient la porte fermée,avec une invitation à revenir quand il aura fini de boire le café devant du porno !!! Si ce défenseur des droits portait une cape et une épée, personne n’aurait jamais aimé Zorro.