LIBERTÉ   
        

Bon j’en ai rien à foutre, rien à perdre, je vais improviser un poème.

Comme un enfant à l’école, je vais écrire sur la liberté. Na !

C’est parti. Attention je le dis d’avance je vais faire en sorte que ça soit pas terrible, je vais pas chercher la beauté, je vais d’abord et avant tout me concentrer sur ma passion essentielle : faire chier le monde.

Allez zou !

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Liberté,
je n’écris pas ton nom,
connasse,
tu m’as trahi.

Liberté, en geôle, je penserai à toi mais je n’aurai rien pour t’écrire.

Liberté, j’écrirai donc ton nom à la morve dans un premier temps, et ensuite, je te ferai des poèmes à la merde, comme tu les aimes. Pour l’instant, je trace délicatement celui-ci à la pisse, ouvre grand.

Liberté,
grosse chienne lubrique,
tu couches avec la justice.

Liberté, youhou
liberté, yéhé.

Liberté,
ah non attends j’ai un flic qui tambourine à ma porte, il cherche du shit. Tiens gros, vlà ta dose, gratos.

Liberté,
was ??? was hast du gesagt ??? Tut mir Leid, ich spreche kein Franzacke. Jetzt raus, Arschloch !

Liberté,
si tu avais des limites légales, tu ne serais plus qu’un vague souvenir dans la tête de la grand-mère de notre bon Roi Clovis, quand elle avait 6 ans et qu’elle croyait encore en l’avenir du macronisme.

Liberté, tiens, t’as oublié de sortir les poubelles ?
Ah, non, c’est ton nouveau visage, relooké par les députés français !!!

Liberté,
heureusement, tu n’en as rien à foutre des limites légales, tu es une vraie punkette, tu bois mes conneries au goulot 

Liberté,
prostituée.

Liberté,
tiens viens, c’est l’heure de ta soupe.
Nan, je rigole.

Freedom, if really you would know where it is located on earth, still, you’d never go and live in France.

Liberté, tu sautes dans un cerceau en flammes et tes seins sautent en rythme, c’est mignon, ça m’excite.

Liberté, toutes les prisons sautent en flammes, ça m’excite encore plus !!!

Liberté,
assise, debout, couchée ! Allez, va chercher le bâton pour te faire battre ! Nan, lâche ça, c’est un tibia de zadiste, inutilisable.

Liberté,
tu sors en pleurs du commissariat, ta culotte tachée à la main. Les deux agents jurent sur Himmler et Goebbels qu’ils n’y sont pour rien ; leur ADN dans ton colon, ça s’explique rationnellement par des systèmes de cause à effet très bien huilés.

Liberté,
tu es la plus belle allégorie que la France ait violé 6000 milliards de fois.
Certes, elle a violé l’égalité 8000 milliards de fois, mais elle était moins belle que toi.

Liberté,
au lieu de mettre ton nom au côté d’Egalité et de Fraternité,
on devrait plutôt dire « Pute pute pute ».
Je l’admets, ça sonnerait certes moins noble, mais serait moins hypocrite. Bah, tu t’en fous, oublie.

Liberta,
si vuoi vivere, non va mai in Francia !!!

Liberté,
les juges, les procureurs, les ministres, les maires, les préfets : au fond, tout le monde aime te voir croupir nue dans une cage avec ces aguicheuses menottes dans le dos. Remue un peu tes hanches ? Voilà c’est bien.

Liberté, tu es à l’Etat français ce que les fillettes sont aux pédophiles belges.
A savoir, un éternel support d’expression à ses pulsions de massacre, à ce sale enfoiré.

!Libertad!
!joder!
!!es la mierda en Francià!!

Ô liberté, roule-moi encore un spliff et ….-moi bien profond.

Liberté, adieu, je te quitte pour une autre, j’épouse une prison à vie et c’est ton putain de juge qui nous marie.

Morale :

Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. (Evangile de Jean, 3.8)