Histoire histoire de mes de mes mots par LudovicBablon

Histoire hist hist
Histoire de cette femme histoire de
Histoire de voir histoire de savoir histoire de de de
Histoire de pas vraiment couler
Histoire de mes rangaines
Histoire de savoir pourquoi
Pourquoi j’te plais
Pourquoi j’te plais pas
Histoire de Sabrina
Histoire de toi
Histoire des fragiles et fracassants frissons qu’on enfouit au fond d’soi
Histoire, histoire, putain, l’histoire de ça
Histoire de la soif au début de la fin
Histoire de tes joues collées à mes mains
Histoire de mon œil qui coule jusqu’à mon doigt
Histoire d’A histoire d’O histoire un peu crado
Histoire sucrée salie qu’on ne peut pas taire seulement avec les mots

Les mots dits les mots doux les mots douteux de des mots des mobiles des marmots immobiles
les mots tendres, les mots pour t’attendre qui te piègent sans vraiment, sans vraiment atteindre ton siège
Allô allô les mots d’a les mots d’a les mots d’eau les auxiliaires modaux et les avoirs des êtres
Les mots d’art les mots d’art triste les mots d’air les mots les airs modérés mais les moments d’âme morte et mortifiée de quand l’amour est dans la mire du fait d’en avoir vraiment marre
Les grands mots les petits mots
Les mots magiques
Les mots doux les mots dits les maudits mots dits trop vite qui nous macèrent dans la marmite,
Les mollets les oeufs mollets les yeux mal mis qui miment les malheurs mâle femelle dans le malaise ému des feux follets
Les mots les mots les mi les migraines les mi fa sol la si do les mots sont ma seule famille dors
Les mots les mauvais les mauvais mots les mauvais moments
Les ma les mariés les mariolles les marauds les marronniers ternes qui s’enflamment à l’automne de, de notre histoire

Histoire histoire de notre histoire
Histoire des soirs qu’on a noyés à boire
Histoire de tes seins qui t’ont poussé enfant avec leur forme de poire
Histoire du passé effacé formulé au futur imparfait
Histoire de tes parents que je me bouffe dans les gencives et du rien agressif ou pacifique que j’deviens quand j’me tiens devant tous ces gens si facilement lascifs devant cette femme qui ment
Histoire de tes jeux de sens qui bougent dans mes jouissances
Histoire de quand je flanche, histoire de quand tu fais la planche sur la mer et la merde blème de nos, de nos problèmes
Histoire de l’infini qui continue de te nuire quand pour finir je te dis, j’te dis qu’je suis parti laissant juste quelques mots

Des mots des mo-tards des mots tardivement dits tardivement tartinés, tartinés trop tôt pour se taire au trot au trop-plein des torts tarés de tes grands chevaux torturés par tes longs cheveux
les mots les mi les mats les mats des bateaux les mots de beauté les mots des les mots démodés des des des mots d’aimer
Des moteurs des mots pros plein de problèmes moteurs de mots rituels tirés à bout portant portant tout l’espoir contre eux-mêmes pour avoir voulu voir quand même où la lumière du noir nous mène
Des mots des murs écrits au jus de framboise des mures mûres des murs d’ardoise durs dans la durée des purs mémos d’ordure
Des mots d’ordre désordonnés dans les ors de ta robe
Des mares des marasmes des marées mal démarrées de nos orgasmes si marqués par l’image ravagée d’un mari mérité dans le marc de café
Des mots des mi des misères des mines d’or qui errent et des miracles raclés d’ores et déjà sur les bords de tes bras qui descendent dans des domaines de désir et de haine dont
Des mots dissidents vite dissipés déjà dits et donnés dans les dents disparaissent maintenant dans l’absence de silence des démos des émois de nos moi décadents.