Un peu de musique faite avec l’aide de ma chère amie Marie-Jeanne 😉

Répression féroce de la répression féroce !

La mascarade a assez duré ! Cet article est illégal à 100% et j’en suis bien content. Je suis fumeur de beuh, je ne m’en suis jamais caché, j’ai toujours fumé dans les endroits publics, dans la rue, chez moi, dans les clubs et bars où c’est permis (à Berlin, aucun problème, ils sont devenus anti-fascistes eux, contrairement aux français qui ne se sont jamais dénazifiés). Cet article fait donc quelque chose que notre putain de loi française réprouve et punit avec une injustice qui crève le cœur : cet article fait l’apologie du cannabis et prend sa défense. Oui, et j’emmerde royalement quiconque ira me dénoncer, porter plainte contre moi ou signaler cet article aux autorités tyranniques.

Toi qui fait partie de ces 70% de français « opposés à la dépénalisation du cannabis », je vais te dire clairement, droit dans les yeux, ce que je pense de toi, espèce de traître à nos valeurs fondamentales. Tu vas devoir te regarder en face et assumer tes crimes. Voici ce dont je t’accuse :

1/ Indigne citoyen, tu viens légiférer, faire la loi comme un cow-boy, dans un domaine qui ne relève tout simplement pas de ta compétence. Tu ferais mieux de la fermer !

La consommation de cannabis par ceux qui le souhaitent, à condition qu’ils soient adultes et consentants, leur appartient intégralement, et pas à toi. Un principe fondamental du droit est que tout ce qui ne fait aucun mal à autrui est autorisé. Ainsi, même si cela a été interdit et sévèrement réprimé pendant des siècles d’ignorance et de bêtise crasse, j’ai le droit de me suicider si ça me chante. J’ai le droit de me brûler les yeux à l’acide. J’ai le droit de me jeter du haut d’une tour. Je peux me faire enculer par un dinosaure si ça m’excite et si j’en trouve un qui soit consentant. Alors, a fortiori, j’ai le droit – ce n’est pas un caprice, c’est mon droit le plus fondamental – de me rouler 250 énormes joints de pure herbe à 25% de THC chaque jour et de me griller le cerveau avec. Personne n’a le droit de m’en empêcher. Nous, les millions de fumeurs, ne forçons personne, absolument personne, à fumer avec nous. Même dans le cas où il s’avérerait que le cannabis, cette jolie plante, n’a que des effets hyper-négatifs et aucun effet positif, rien pourtant ne peut nous empêcher d’en consommer, d’en produire, d’en acheter, d’en vendre. Tu es d’avis contraire ? Eh bien c’est juste ton putain d’avis dont j’ai strictement rien à foutre et qui ne deviendra jamais une loi ayant autorité sur mes choix de vie. Tu gères ta vie comme tu veux, pisse-froid répressif, et moi je gère la mienne comme je veux. Tu viens pas me marcher sur les pieds et me dicter ce qui est bon ou pas bon pour moi. Va t’allonger dans ta niche, tocard de facho. « Tu », ici, signifie aussi VOUS, toutes les autorités politiques qui maintiennent et justifient l’interdiction, la répression, la pénalisation de l’exercice de nos droits fondamentaux. François Hollande,  c’est à toi que je m’adresse. Jean-Marc Ayrault, je te cause. Majorités de gauche et de droite, je vous adresse ma vindicte. Opinion française, allemande, états-unienne, mondiale, cet article est destiné à te cracher à la face comme tu le mérites. Tu fermes ta gueule : si tu m’agresses, je me défends – cette légitime-défense est également un principe fondamental de notre droit.

Je suis un fumeur, pas un criminel. Tu m’accuses à tort, tu m’empêches, me condamnes pénalement et moralement, tu me considères « malade », « toxicomane » (littéralement : fou de la toxicité… alors que le THC, substance active du cannabis, est scientifiquement connu comme étant la seule drogue qui n’a AUCUN effet toxique sur AUCUNE cellule du corps humain, au contraire de l’alcool dont la moindre goutte ingérée détruit des neurones du cerveau et des cellules du foie) ? Je te fais sauter la caboche de trois cent coups de chevrotine et je te chie dans la bouche, connard. Je ne mâche pas mes mots vis-à-vis de toi, tu me fais violence ? tu te la reprends au centuple. Tu viens cambrioler ma conscience et violer ma liberté ? tu peux t’attendre à ce que je te pointe mon flingue dessus.

Tes lois répressives ne tiennent pas la route devant une loi qui prime juridiquement sur toute autre : les DROITS DE L’HOMME. Tout être humain a droit au respect de sa liberté et de son intégrité physique et mentale, aucun État n’est légitime à forcer quiconque à faire ou ne pas faire quelque chose qui ne concerne que cette personne, pour peu qu’elle soit reconnue responsable. Venez me faire chier pour cette prise de position présente, j’irai porter plainte à Bruxelles !

Face aux Droits de l’Homme que nous autres français politiques avons promulgué les premiers, vous autres les français fascisants, réacs, conservateurs ou simplement cons, vous n’avez rien à dire. Fermez-la.

2/ Tes idées nous font du mal !!

Ta répression de nos droits, même les responsables de la maudite « guerre contre la drogue » des Robocops de droite américains ont conclu à son échec. Le cannabis a été réprimé partout en Occident pendant tout le 20è siècle. Résultat, la consommation n’a jamais été aussi généralisée. Si t’es pas capable d’assumer ton fiasco, mon grand, je vais te le faire clignoter une énième fois en vert fluo devant tes yeux d’aveugle. Tu nous cherches une paille dans les yeux, sans voir qu’une poutre en métal traverse le néant qui te sert de tête.
Par ta politique de répression légale, policière et judiciaire, par ton usage de la force légale mais illégitime contre notre droit fondamental, tu institues et pérennises le crime que tu prétends réprimer. Ton coup de force fait des millions de victimes. Nous, millions de fumeurs dans des dizaines de pays – et plus nous sommes riches, semble-t-il, plus nous fumons, peut-être en partie pour oublier ce monde abject et les gens dans ton genre – sommes autant de millions d’innocents traités comme des délinquants et des criminels. Tu oses fouiller, arrêter, interroger, juger, emprisonner et coller de fortes amendes à mon dealer, à mon jardinier, à mon vendeur de graines, à mon pote fumeur, ou à moi.

Une petite anecdote en passant ? ouais, en 2005, je suis gare Saint-Charles à Marseille en train de fumer un petit joint à l’extérieur, deux flics m’allument avec leurs torches, je jette le joint à temps pour éviter de me les coltiner et qu’ils m’empêchent de partir en voyage à Paris où j’avais rendez-vous pour affaires littéraires et amicales, ils commencent à fouiller mon sac… et ne trouvent rien, ces nigauds – j’avais mes 2 grammes dans une paire de chaussettes mais même pour des boulots aussi bêtes, ils étaient pas compétents.

A Berlin, les flics sont venus 11 fois dans le bar que je tenais, la moitié du temps j’avais un joint à la main, j’ai négocié la baisse de la musique avec eux sans que le joint pose aucunement problème, je leur ai même serré la main après avoir tiré une bouffée, vive Berlin 😉 (75% de gauche aux dernières élections municipales ! fumeurs français, vous savez où emménager !

C’est toi qu’on devrait foutre en taule, espèce de truand bien-pensant merdique. C’est toi le criminel qui nous criminalise !

C’est toi qui fabrique le concept illégitime de « trafic de drogue », un peu comme si Carrefour devenait coupable de trafic de Nutella parce que vous n’aimez pas le chocolat ou que vous êtes allergiques aux noisettes – ou de Jack Daniel’s ou de Ricard comme au bon vieux temps de la Prohibition, dont on a bien vu que son principal effet était de générer de la pègre et des morts par balle, et pas du tout de réduire la consommation d’alcool. La violence en Amérique du Nord et du Sud, dans le monde arabe, en Asie, et dans les ghettos de l’Occident, c’est en partie toi qui la génère. La prostitution, le crime organisé, les cambriolages, les attaques de banque, et tous les autres crimes financés par le « trafic de drogue », c’est toi qui les fait financer. Sans ta déplorable stupidité, rien de tout cela n’aurait lieu. Les mafias ne vivraient que de leurs larcins et de leur violence, mais pas d’une exorbitante taxe sur nos Paradis artificiels. C’est toi, espèce de traître lâche hypocrite, qui laisse distribuer des milliards de dollars ou d’euros chaque année à d’authentiques criminels sous prétexte que ma fumée privée et mes yeux rougis te déplaisent.

Mais d’ailleurs, parle-t-on seulement de criminels et de mafias, dans cette répression ? Eh, non ! Ceux qui dealent, ceux qui font leur blé sur notre dos, c’est aussi, tu sais, nos amis les flics – la BAC de Marseille et le Commissaire Neyret se sont fait choper, mais pour 20 qu’on arrête, combien d’autres font et ont fait la même chose ou pire ces 100 dernières années ? Hein, Pasqua et la French Connexion, par exemple, au moment où Marseille/Aubagne et la Corse étaient une zone de transformation du pavot en héroïne à destination du marché américain ? Bon et ceux qui dealent, encore, ce sont aussi nos amis les politicards de droite, notamment les organisateurs du 11 Septembre (parce que les fariboles, l’effondrement « spontané » de la tour 7 du World Trade Center, la présence inexpliquée de thermite, matériau de démolition, dans les 2 tours principales du WTC, le pseudo-avion sur le Pentagone qui était en fait un missile, on nous fera pas gober ça, ni que 11 arabes armés de cutters peuvent attaquer la première puissance mondiale sans que les radars réagissent après 50 ans de Guerre froide avec l’URSS, mon cul !), les Etats-Unis ont attaqué deux cibles : l’Irak, pour le pétrole, et l’Afghanistan, d’où provient 90% du pavot/héroïne mondial – un bon coup pour financer les opérations secrètes de la CIA, payer des mercenaires, s’assurer des moyens technologiques d’espionnage sans que ça se voie dans le budget officiel voté par les gentils représentants des bons citoyens. Tout cela, c’est encore toi, le répressif naïf qui comprend rien à rien, c’est toi qui cautionne et laisse faire tout ça, nigaud.

En conséquence de quoi, tu es condamné à 240 milliards d’années de torture, à te faire pisser dessus par des renards enragés, à te faire fienter dessus par les plus diarrhéiques pigeons, à te faire étrangler par tes propres boyaux, jusqu’à ce que tu cesses de nous pourchasser.

Grève générale et mobilisation permanente des fumeurs de cannabis

Il faut que les fumeurs du monde entier n’aient aucun scrupule à fumer ouvertement, partout, tout le temps, aux yeux et au nez de tous nos contradicteurs, et à braver sans peur aucune les autorités ou les attitudes répressives de tout poil. Nous sommes des millions – on dit ici qu’il y a 22,5 millions de fumeurs réguliers dans le monde. 1,2 millions de fumeurs réguliers en France, et 23,4% des 11-75 ans ont fumé l’année dernière ce qui fait environ 15 millions de français que la loi condamne virtuellement. L’État qui nous criminalise injustement ne pourra jamais assumer de poursuivre en justice des millions de personnes, de mettre en prison la moitié de la jeunesse ou un quart des citoyens. L’État ne peut absolument rien contre nous si nous résistons collectivement à sa tyrannie débile et si nous ignorons superbement ses lois et ses idées archaïques. Donc fumons librement, parlons-en ouvertement, affirmons notre légitimité absolue à faire ce que nous voulons de notre corps et de notre esprit.

Responsabilités morales et sociales des consommateurs de cannabis

Il est évident que notre liberté s’arrête précisément où commence celle d’autrui.

Donc si vous êtes chez quelqu’un qui n’aime pas qu’on fume, vous n’avez aucun droit de fumer là précisément. Allez dehors ou partez.

Si vous êtes parents, pas de fumée pour les enfants – ou bien vous méritez d’être punis. Les enfants n’ont certainement pas envie de fumer passivement ni activement, c’est évident. Le cannabis comme toute autre drogue, est strictement réservé aux adultes consentants. STRICTEMENT.

Si vous conduisez un véhicule ou une machine, pas de cannabis dans les 24h qui précèdent. Les conducteurs sous cannabis ou les travailleurs dans les métiers dangereux, ceux qui commandent des machines, ceux qui ont des responsabilités, sont interdits de cannabis. S’ils enfreignent cette règle, la société doit les punir pour s’en protéger. La liberté, en soi, est une lourde responsabilité. Notre droit absolu de fumer s’accompagne d’un devoir non moins absolu de respecter scrupuleusement la volonté et la sécurité de tous ceux qui ne fument pas.

Si vous avez des problèmes psychologiques, affectifs, familiaux, financiers, sexuels, professionnels, et autres, les drogues ne sont pas recommandées et risquent d’aggraver votre état. Je vous conseille amicalement de vous aimer vous-même, de vous faire aimer, de vous faire comprendre, de vous faire soigner. La fumette, notamment, ne règle en rien les souffrances qu’on ressent d’avoir été violé, battu, abandonné, trahi, méprisé, insulté, et autres. La drogue comme fuite psychique dans l’oubli est contre-productive et devient un problème supplémentaire. Aidez-vous, faites-vous aider.

Dans le débat sur le rapport du cannabis à l’espace public, j’ai vu quelque part qu’on proposait que le cannabis soit autorisé chez soi mais pas dans l’espace public : désolé mais c’est NON, hors de question, en raison du même principe : dans un parc ou dans la rue, je ne force personne à respirer ma fumée. Le problème est inexistant, rien ne justifie qu’on s’abstienne. Je ne vais pas porter en public ma petite étoile jaune de « toxicomane cannabique », comme dit la médecine occidentale. De nombreux médecins – une clique souvent de droite et parfois fascisante, moralisante façon réac’, hygiéniste – confondent totalement leur petite opinion négligeable et la science. Ce n’est que tout récemment qu’on a dépénalisé et dé-psychiatrisé l’homosexualité. Au 20è siècle barbare, le plus génocidaire de tous les siècles, on criminalisait les gays§lesbiennes et on les considérait comme « malades », « perturbés », victimes d’un « trouble de l’identité », et autres bouffonneries qui relevaient du jugement de valeur répressif et de l’opinion malveillante et pas du tout de la science : c’était exactement la même chose, une majorité de connards faisait la loi et bafouait le droit d’autrui à disposer de soi-même, notamment de son propre corps. Cela, les amis, ce n’est plus DU TOUT tolérable. Si vous voulez être des barbares, c’est votre droit, tant que vous respectez les règles de base de la vie sociale. Vous ne forcerez personne à descendre à votre niveau d’idiotie.

En résumé, voici la nouvelle loi fondamentale et universelle concernant l’usage du cannabis :

Le cannabis est légal de droit pour tous les adultes qui le souhaitent partout et tout le temps, dans la mesure où ils n’enfreignent pas les droits d’autrui.

Tout État, toute collectivité, toute institution (police, douane…), tout individu qui viendrait contredire cette loi, devient de facto notre ennemi personnel et se condamne à répondre de ses actes devant notre juridiction défoncée.

Et maintenant, un amendement à cette loi :

Cette loi s’étend également à toute autre « drogue » passée, présente ou à venir. L’héroïne est légale. La cocaïne est légale. Le LSD, les champis, la MDMA, la kétamine, et tout le reste, sont 10000% légaux.

Les seules limites sont le consentement du consommateur et le respect du droit d’autrui.

Le cannabis est-il facteur de déficience intellectuelle ? Et mon cul c’est du poulet ?

Récemment, j’ai lu avec intérêt des articles de presse – « le QI en fumée » !!!! sur lemonde.fr – qui parlaient d’une étude scientifique qui semble avoir démontré que des fumeurs qui ont commencé à consommer du cannabis à l’adolescence ont en moyenne perdu 10 points de QI sur plusieurs décennies. Cette perte de QI serait également à l’œuvre chez les adultes. Alors ? Nous devenons cons parce que nous fumons ? On va bien voir qui est le plus con.

Voici un témoignage personnel. J’étais toujours dans les premiers en primaire. J’ai eu mon Bac avec mention Bien et 15/20 de moyenne, j’ai fini avec les meilleures notes des classes littéraires de mon lycée (dont le niveau était faible). J’ai été admis en prépa littéraire au lycée Champollion de Grenoble. En DEUG d’Histoire à Montpellier III, j’avais 17/20 de moyenne générale et j’étais dans les 5 premiers sur environ 500. J’ai fait 7 fautes à une dictée de Bernard Pivot. Je réponds avant tout le monde, en général, à Question pour un champion ou au Trivial Poursuit. J’ai publié mon premier livre à l’âge de 23 ans, il avait été écrit à l’âge de 21 ans, 4 ans après que j’aie commencé à écrire de la littérature. Alain Veinstein, intervieweur sur France Culture pendant des décennies, m’a invité 40 minutes à parler de mon troisième livre publié, Histoire du jeune homme…, publié à 26 ans et écrit à 23, et a rediffusé l’émission pendant l’été. J’ai reçu deux bourses nationales en France, une bourse de Création du Centre National du Livre (le président de la commission qui m’a attribué cette bourse était Bernard Comment, directeur littéraire aux éditions du Seuil, une des plus grosses collections littéraires de France), et une « Mission Stendhal » de la part de Cultures France, délégation des ministères de la Culture et des Affaires étrangères. Un prof d’esthétique de la Sorbonne, Jean-Claude Moineau, a qualifié le chapitre qu’il a lu de mon roman K.I.N.S.K.I. de « génial ». A 30 ans, j’avais publié 6 livres et j’avais écrit plus d’un million de mots en fiction, sans compter des dizaines de milliers d’emails de correspondances avec toutes sortes de gens. J’ai lu à plein temps pendant 10 ans, plus de 2000 livres entre 1994 et 2005  (je les ai comptés, je les recensais dans des carnets). Je me suis entendu dire des centaines de fois que j’étais plus intelligent que la moyenne. J’aurais du mal à ne pas en être conscient. Je pense que j’étais un gamin surdoué. Cas typique, j’ai détesté cette école que j’ai trouvée médiocre tout du long. Je trouvais mes profs plus bêtes que moi même à 12 ans. A 10 ans, on m’appelait « Le Prof » dans ma famille. Une connasse de prof de français en collège m’a mis zéro à une dissert’ parce qu’elle pensait que je m’étais fait aider car ma dissert’ était trop bien écrite – un bâtard de prolo de HLM comme moi n’était pas censé maîtriser le français à 10 ans aussi bien que sa prof de merde.

J’ai commencé à fumer régulièrement en 2002, à l’âge de 25 ans. J’ai écrit des articles critiques, des livres publiés dont certains positivement critiqués, j’ai écrit un feuilleton (Kidnapping d’un Junkie, totalement imprégné d’herbe) dans le magazine littéraire Le Matricule des Anges, conçu et rédigé mon giga-roman épique K.I.N.S.K.I., j’ai fait ma musique, dirigé mon lieu à Berlin, élaboré et conçu et rédigé et formaté et géré tous les aspects secondaires de ce site et du site et de la collection d’art narratif Story&Drama – tout cela représente des milliers de pages et des milliers d’heures de travail – j’ai fait TOUT CELA en partie ou totalement sous l’effet du cannabis. Je précise d’ailleurs que je suis un fumeur modéré. Je n’ai aucune envie de m’abrutir. J’utilise le cannabis en conscience, en sachant ce que je fais et en respectant mes limites. Si j’ai trop fumé, – je suis fragile, avec l’alcool aussi, et avec les autres drogues que je prends très très occasionnellement – je fais des bad trips et je vomis. Je n’ai aucune vie d’en arriver là et donc je fume petit, mais je fume – je ne me roule pas de trois-feuilles et je ne tire pas de gros bangs, même si je respecte ceux qui ont besoin de ça pour s’éclater (ce que je trouve triste et dommage).

Alors, si je vois un blaireau qui vient dévoyer la science pour m’expliquer qu’en fumant, je perds mon intelligence, je vais faire sa fête à ce blaireau. Ce n’est aucunement une question d’opinion personnelle. Intellectuellement, je me développe continûment, je ne perds pas mes facultés, mes savoirs, mes compétences. Je n’ai observé – et je suis assez bien informé des sciences sociales, dont la psychologie cognitive – aucune altération significative de mon intelligence. Défoncé, je fonctionne autrement, mon monde mental et physique est modifié, mais je n’en deviens pas idiot pour autant. (Cet article n’est PAS rédigé sous l’effet du cannabis ou d’aucun autre modificateur du système nerveux.) Certaines aptitudes diminuent, mais d’autres augmentent, comme la sensibilité sensorielle et la spontanéité créative. La cognition elle-même s’effectue autrement. Des aptitudes comme le calcul mental ou conceptuel et la mémoire immédiate sont souvent sujettes à dysfonctionnements. Mais simultanément, la pensée donc se fait plus large, elle va chercher ses idées plus loin, elle imagine et voit maintenant des liens, qui existent vraiment une fois qu’on a su les voir, entre des choses qu’auparavant elle ne voyait pas, elle les pense d’une façon nouvelle. Il est bien possible que cet effet cognitif ait à voir avec les 2 hémisphères cérébraux et leurs liens avec les parties plus primitives du cerveau. Je le ressens quand j’ai fumé, les fonctions végétatives marchent différemment, ce cerveau-là a moins de besoins impérieux, et le cortex, la réflexion conceptuelle, se fait aussi plus aérienne, plus subtile, c’est difficile à décrire.

En tout cas, c’est une évidence d’expérience pour quiconque a fumé avec plaisir, et nous sommes donc nombreux, c’est que nous ne perdons pas notre intelligence, on ne peut pas dire que l’intelligence est UNE chose dont on aurait une certaine QUANTITE (genre, « 120 de QI ») qui DIMINUERAIT si on a pris du cannabis ou n’importe quoi d’autre. Le QI est vraiment une notion très très spécialisée, elle ne mesure guère que la fonction logique, ce n’est pas DU TOUT un test de créativité générale ou de bien-être mental ou quoi. Le questionnaire en lui-même est assez stupide. Personne de sérieux ne s’aviserait de détourner un outil spécialisé de la psychologie pour en faire un argument justifiant l’interdiction du cannabis.

La liberté de pensée est garantie, la liberté de modifier sa pensée avec des drogues est garantie aussi.

Loin de m’abrutir, le cannabis m’aide. Je suis, comme 10 à 20% de la population occidentale, atteint de maux de ventre fréquents. Les incapables de la médecine occidentale – médecins généralistes, gastro-entérologues – , me l’ont répété dix fois : ils ne peuvent absolument rien pour moi, n’offrent aucun remède, ne peuvent me prescrire aucun médicament, me recommandent juste une « bonne hygiène de vie » (qu’ils aillent se faire mettre avec leurs sous-entendus réacs hygiénistes). Je peux donner les noms de ces médecins qui m’ont examiné sans aucun résultat (enfin… pas de résultat pour moi, parce que eux, même leur aveu d’incompétence totale leur a fait gagner de l’argent). C’est en partie pour atténuer les douleurs au quotidien que j’ai commencé à fumer, puis continué. Si j’exagère, le cannabis devient nocif pour moi. Si je reste modéré, il m’aide à souffrir moins. Je suis également hyperactif, psychiquement, agité du bocal, on l’aura bien compris. Le cannabis m’aide à me calmer. Personne, aucune loi, aucun État, ne m’empêchera de me soigner par cette plante (aussi utilisée avec profit par les cancéreux, les malades d’arthrite rhumatoïde, etc ; d’ailleurs, quand j’en faisais pousser chez moi avec un pote, on en vendait par correspondance à une cancéreuse américaine !!!) M’interdire la légère anesthésie due à l’ivresse cannabique, c’est bafouer mon droit au bonheur. Quand j’ai moins mal, je suis mentalement plus disponible pour créer et communiquer.

Le cannabis m’a aussi largement servi d’anti-dépresseur pendant les années d’avant ma psychanalyse. J’ai fait une psychanalyse de 2006 à 2008. Elle m’a beaucoup aidé, je remercie mon psy de Marseille. Avant ma psychanalyse, le cannabis m’a aidé à retrouver les souvenirs pénibles que j’avais préféré occulter. Cela été douloureux, mais cela m’a permis de me réapproprier mon passé et d’en devenir responsable plutôt que de le subir inconsciemment. Le cannabis m’a permis d’explorer mon inconscient. Il a libéré certaines forces sauvages de mes profondeurs psychiques, que mon intellect et ma rationalité ont ensuite transformé en création, tout à fait dans la logique nietzschéenne de révision par Apollon des influx sauvages envoyés par Dionysos. Personne ne m’enlèvera ces effets bénéfiques, auto-gérés, de ma relation au cannabis. Alors bien sûr le cannabis a aussi des effets négatifs, amnésie, perte de vigilance, nausées, et bien sûr l’herbe cramée est toxique pour les poumons et c’est encore pire en association avec le tabac. Oui, mais les traitements anti-SIDA et anti-cancer comme de nombreux autres ont aussi des effets secondaires et indésirables, avec lesquels il faut bien vivre sauf à se priver des effets thérapeutiques souhaités. On peut anéantir la toxicité de l’herbe consumée, en utilisant un vaporisateur. Je suis et resterai fumeur de bonne herbe, sans doute jusqu’à ma mort, à moins que je ne trouve mieux pour m’aider. Cela ne vous regarde pas, c’est mon corps, pas le vôtre.

J’affirme enfin, et revendique, avoir été cultivateur de cannabis. En 2004-2005, j’ai transformé la moitié de mon salon en plantation. J’avais deux lampes de 400 watts et 12 pieds d’herbe de deux espèces différentes, bien chargées en THC – autour de 18-20% d’après les notices des graines hollandaises, les variétés Sativa qui élèvent et pas les Indica qui endorment (on va pas cultiver pour rien, hein… 🙂 ). Cela m’a assuré mon auto-consommation sans dépendre des criminels de la drogue, pendant plusieurs années. J’ai ensuite arrêté de cultiver et suis malheureusement redevenu dépendant des dealers qui, à mon avis, se comportent comme des requins capitalistes (à Berlin, la beuh est vendue 10€ le gramme, alors qu’elle coûte quelques euros à produire. Ils se font une marge énorme sur notre dos, à cause de votre répression.) Je suis fondamentalement contre le deal tel qu’il existe actuellement. Je dois avoir le droit de faire pousser ou d’acheter ma beuh à un prix raisonnable, c’est à dire le coût de revient + une marge correcte mais pas exorbitante, comme pour n’importe quel produit de consommation – la « main invisible » du marché régulera le prix. Je serais d’accord pour que l’État contrôle tout ou partie de la production et de la commercialisation du cannabis, et taxe cette commercialisation pour financer les dégâts véritables du cannabis sur certaines personnes qui, fragiles, irresponsables, en abusent – en effet, les non-fumeurs n’ont pas à assumer les frais des fumeurs, j’en conviens parfaitement. Tant que vous ne m’assurerez pas les conditions de ma liberté, vous aurez en moi un ennemi acharné. J’espère que beaucoup d’autres consommateurs de drogues auront la même attitude et détruiront toute trace de répression d’État, et contribueront ainsi à réaffecter les moyens financiers et humains de la police et des douanes à des choses autrement plus importantes, la répression des violeurs, des frappeurs d’enfants ou des patrons-voyous, par exemple.

Je m’appelle Ludovic Bablon, je suis un artiste et un citoyen libre et responsable pour moi-même et autrui, je défends la liberté de consommation pour TOUTES les drogues que je me réserve de prendre ou pas sans demander la permission de quiconque, je persiste, je signe des deux mains, j’assume, nous sommes des millions et on vous emmerde !!!

AMEN.

Et comme addenda : même des gens aussi répressifs que les yankees sont en train d’accepter leur échec et d’admettre qu’ils bafouaient le droit des gens. Ici, une vidéo où Sting, George Soros et d’autres personnalités soutiennent la légalisation de la « marijuana » !!!

 

Et un documentaire d’Arte, c’est intelligent Arte :